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Militaire
Antidreyfusard
1847-1923
Le vrai coupable
Le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy est le véritable traître de l'Affaire. Endetté par une vie de débauche, cet agent des renseignements français propose ses services d'espion à un membre de l'Ambassade d'Allemagne à Paris. C'est donc lui et non Dreyfus qui fournit à Berlin des renseignements sur l'Armée française.
En juillet 1895, sa culpabilité est découverte par le nouveau chef des renseignement français, Georges Picquart, qui intercepte un télégramme, un "petit bleu" que lui a envoyé l'Ambassade d'Allemagne à Paris. Mais l''Etat-major de l'Armée couvre Esterhazy, acquitté le 11 janvier 1898, et limoge Picquart.
Esterhazy s'exile un temps en Angleterre et travaille comme correspondant pour "La Libre Parole", journal nationaliste et antisémite. Il se dénoncera seulement à la veille du second procès de Dreyfus.
Photo © Buizard Coll. Archives Larousse
Courtesy Editions Larousse
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