Une régente
autoritaire Mariée sans amour à Henri
IV, elle devient régente au nom de Louis
XIII, après la mort de son mari, assassiné par Ravaillac en 1610. Après avoir
renvoyé les ministres de son époux, elle dirige fermement le pays, secondée
par Concini, qui est unanimement détesté, en raison de sa provocante
ascension. Menant une politique de rapprochement avec l'Espagne, la régente marie
Louis
XIII à Anne
d'Autriche (la fille du roi d'Espagne, Philippe III) et sa fille Elisabeth
au futur Philippe IV. La déchéance A sa majorité,
Louis
XIII, supportant mal cette double tutelle, fait exécuter Concini ainsi que
sa femme. Il assigne sa mère à résidence, à Blois, et rappelle les ministres de
son père. En 1620, ne pouvant supporter la perte du pouvoir, Marie de Médicis
tente un coup de force : c'est la fameuse "drôlerie des Ponts-de-Cé". Retrouvant
sa place au conseil grâce à Richelieu, elle se fait finalement évincer par ce
dernier. Après une fin de vie en exil, en Hollande, en Angleterre, en Toscane,
elle meurt en 1642, sans avoir revu, ni son fils, ni la France. |