|
|
 |
| Autoportrait par Walter
Sickert Leeds
City Art Gallery |
La culpabilité du peintre impressionniste
Walter Richard Sickert a été soutenue
par la romancière Patricia Cornwell dans
son livre "Jack l'Eventreur : affaire classée".
Cependant, les preuves formelles recueillies par
l'écrivaine n’établissent qu’une seule certitude : pendant
l’année 1889, Walter Sickert a écrit des lettres
à la police de Londres, en contrefaisant son écriture
et en se faisant passer pour Jack l’Eventreur. L'auteur
ajoute à cela une analyse psychopathologique
de Sickert. Dans son livre, il est ainsi question
d'une enfance marquée par un grand traumatisme physique
(une opération chirurgicale qui l'aurait rendu impuissant),
de dons pour le déguisement et la contrefaçon, d'un
goût marqué pour la mort et d'uvres reproduisant
de manière quasi-identique des scènes de crime véritables.
L'analyse, bien que convaincante, s'appuie sur
des méthodes anachroniques. En essayant de
persuader le lecteur que Walter Sickert est un tueur
psychopathe, Patricia Cornwell utilise un profil
élaboré à partir des grands
tueurs en série d'Amérique du nord
au XXe siècle. Cette méthode apparaît
donc peu adaptée au XIXe siècle, qui
a produit d'autres visions du monde, tabous et maladies
mentales.
|