L'impuissance des autorités

Le meurtre de Mary Kelly engendre la panique dans les rues de Whitechapel, qui sont désertées la nuit. La police, qui travaille pourtant d'arrache-pied, n'obtient aucun résultat probant et est critiquée par toute la population. La reine Victoria elle-même, furieuse, ordonne au Premier ministre de doter chaque rue d’un éclairage public et d’améliorer la formation des policiers. George Hutchinson, qui a vu Mary Kelly juste avant sa mort, donne un signalement de l'homme avec qui elle est rentrée chez elle : il s'agit d'un individu d'environ 35 ans, qui mesure 1m70, qui a les cheveux noirs et porte une petite moustache. Un homme à l'allure respectable mais "étranger". Le lendemain du meurtre, le ministre de l'Intérieur, Henry Matthews, propose un "pardon officiel pour tout complice n'ayant pas personnellement commis ou participé à un meurtre" et qui dénoncerait l'Eventreur. Cette mesure semble n'avoir été qu'une manœuvre politique car la police a alors la certitude que le tueur agit seul.

 

Carte postale envoyée à la police (verso)
Carte postale envoyée à la police (recto)

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lettres de Jack l'Eventreur

Pendant l'annnée 1888, des centaines de lettres ont été envoyées à la presse et surtout à la police. Toutes prétendent venir du tueur et avoir été écrites de sa main : la plupart d'entre elles ne sont que des faux envoyés par des journalistes ou des personnes dérangées. Cependant, certaines lettres ("Cher Patron", "Saucy Jack" ou la "Lettre de l'Enfer") ont alors été authentifiées par des enquêteurs de la police...

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