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Evoqués à plusieurs reprises par
les évangiles, les "frères de Jésus" ont
longtemps été considérés comme des frères au sens
symbolique et religieux du terme. Alors que le "Da
Vinci Code" table sur une véritable fratrie, que
disent les historiens ?
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| Pietà de Michel Ange (1498-1500) © Saint-Pierre de Rome |
Marie, mère de famille nombreuse ?
"Celui-là
n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie et
le frère de Jacques, Joseph, Jude et de Simon ?"
se demandent des villageois dans les évangiles de
Marc et Mathieu. Ces propos divisent la chrétienté
sur le sens à donner au mot "frère". Pour l'Eglise
catholique, il s'agirait uniquement de cousins ou
de demi-frères nés d'un premier mariage de Joseph,
ou encore de frères au sens figuré. Il est vrai
que la confusion était courante à l'époque de Jésus,
l'hébreu et l'araméen ne distinguant pas clairement
les mots frère et cousin. Mais
l'Eglise protestante, ainsi que de nombreux
historiens et théologiens, penchent aujourd'hui
pour une interprétation plus littérale : Jésus aurait
bien eu des frères de sang. Pour preuve, les textes
grecs utilisent le mot "adelphos", frère, et non
"anepsios", cousin.
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Ossuaire du 1er
siècle
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L'Affaire de l'ossuaire de Saint Jacques
En 2002, la découverte d'une
relique censée contenir les ossements d'un frère
de Jésus enflamme scientifiques et croyants. La
boîte, datant du Ier siècle, porte en effet l'inscription
araméenne : "Jacques, fils de Joseph, frère de
Jésus". L'objet serait donc la première preuve
archéologique de l'existence de Jésus, et remettrait
en cause la virginité mariale. Mais bientôt, l'enthousiasme
laisse place à la polémique : une série d'enquêtes
et de contre-enquêtes démontrent que l'inscription
est falsifiée. Le précieux ossuaire est en fait
une des pièces maîtresses d'un vaste réseau de trafic
de fausses reliques.
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