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Jésus aurait été arrêté par les
autorités juives, puis livré aux Romains et crucifié.
Une issue qui intervient dans un climat de fortes
tensions politiques et religieuses.
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| Jésus chassant les marchands du Temple. Jacob Jordaens. (1645-1660) |
Jésus, blasphémateur ?
L'arrestation de Jésus se fait
dans un contexte politique et religieux tendu. Du
point de vue religieux d'abord, le judaïsme est
alors tiraillé entre différents mouvements internes
. Jésus qui se dit "fils de Dieu" remet en cause
les lois du judaïsme devant un auditoire de plus
en plus nombreux. En arrivant à Jérusalem, il chasse
les marchands du Temple, dont il dénonce la corruption,
et s'en prend au cœur du pouvoir religieux. Il peut
donc apparaître comme un blasphémateur, une menace
supplémentaire pour les autorités religieuses.
Jésus, fauteur de troubles ?
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| Crucifixion. Andrea di Bartolo Solaria (XVIe siècle) © Musée du Louvre |
A cela s'ajoute
une instabilité politique liée à
la contestation de l'occupation romaine, accrue
par des difficultés économiques en Palestine. Les
Romains sont donc sur leurs gardes pendant la Pâque,
à Jérusalem, alors qu'y affluent de nombreux pélerins.
Jésus, qui provoque des manifestations près du Temple,
apparaît comme un élément perturbateur.
La demande de condamnation, émanant
des autorités religieuses juives, a trouvé écho
auprès des Romains, seuls autorisés à rendre
justice en Palestine. Le supplice de la crucifixion
réservé à Jésus était
une peine romaine, habituellement réservée aux esclaves
et aux brigands, et non une pratique juive, qui
pratiquait plutôt la lapidation.
Quand est-il mort ?
Les évangiles évoquent plusieurs
personnalités officielles impliquées dans le procès
de Jésus, telles qu'Hérode, Pilate ou encore Caïphe.
Ils situent la mort de Jésus à un vendredi
proche de la Pâque juive. Si l'on recoupe les données
astronomiques et les dates d'exercice de ces personnalités,
la mort de Jésus a certainement eu lieu en
avril, de l'an 27, 30 ou 33.
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