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| Le cur de Louis
XVII, dans une urne en cristal |
Les tribulations du cur
Au moment de l'autopsie, en 1795, le docteur Pelletan,
médecin-légiste, parvient à subtiliser le cœur de
l'enfant avant que le corps ne soit recousu. Il
le conserve dans une urne de cristal, où
a été versé de l'esprit-de-vin
(alcool éthylique). Dix ans plus tard, tout l'alcool
présent dans l'urne s'est évaporé. Le cur
connaît alors une destinée troublée
: volé par l'un des élèves du médecin, il lui est
restitué avant d'être remis à Mgr de Quelen,
archevêque de Paris. Fin juillet 1830, le cœur est
pris par un insurgé lors des manifestations
de Juillet. L'urne renfermant le cœur se brise et
le cœur est perdu dans la cour de l'archevêché.
L'insurgé, ayant conservé les documents accompagnant
le cœur, connaît sa provenance. Il décide
alors d'avertir le docteur Pelletan fils de la perte
du cœur : ce dernier le retouve miraculeusement
sous un tas de sable. À la mort de Philippe-Gabriel
Pelletan, en 1879, le cœur entre en la possession
de l'un de ses amis, Prosper Deschamps. Après de
nombreuses aventures, la relique est finalement
donnée au roi don Carlos d'Espagne, plus
proche parent des Bourbons, en 1895, à l'occasion
du centenaire de la mort de Louis XVII. Près
d'un siècle plus tard, en 1975, les Bourbons
d'Espagne remettent le cur au duc de Bauffremont,
président du Mémorial de France à Saint-Denis.
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