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Une pièce représentant le pouvoir
impérial
Dans cette pièce, les ambassadeurs étaient
accrédités, les hauts fonctionnaires
et les dignitaires prêtaient serment, et les
grands corps de l'Etat présentaient leurs vux
du 1er janvier.
Sur le plafond, Bertholet Flemaël avait représenté
"La religion protégeant la France".
Les cartouches étaient l'uvre de Girardon,
la corniche de stucs celle de Lerambert tandis que
les murs étaient couverts de tapisseries des
Gobelins d'après des tableaux de Raphaël.
Sous le signe du Roi Soleil
Partout se trouvaient les emblèmes de Louis XIV (soleil
et cornes d'abondance) et sa devise, "Nec pluribus
impar"(que le roi traduit, dans ses Mémoires
par "Je suffirai à éclairer encore
d'autres mondes"). Face aux fenêtres se
trouvait une estrade de trois marches qui supportait
le trône impérial de Napoléon
Ier et une copie, destinée à l'Impératrice.
Sur le dais, au-dessus du trône, on pouvait
voir les armoiries de l'Empire et au dessus du baldaquin,
l'aigle impérial qui masquait à peine
le soleil sculpté de Louis
XIV. L'Empereur et l'Impératrice avaient
en effet voulu conserver ce symbole de l'Histoire
de France.
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