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| Portrait d'Alexandre
Ier par George Daw ©
Musée de l'Ermitage |
En 1814, Napoléon est déchu, Paris
est occupé : l'Elysée devient la demeure
du grand adversaire militaire de l'Empereur, le
tsar de Russie Alexandre Ier. Ce dernier ne souhaite
pas arriver à Paris en conquérant,
allant jusqu'à refuser de porter sa tenue
de cérémonie en entrant dans la capitale.
A l'Elysée, il reçoit Chateaubriand
qui lui rappelle sa haine pour l'Empereur des Français,
organise des dîners où il essaye de
réconcilier noblesse de robe et noblesse
d'Empire.
En vérité, le tsar a beaucoup d'admiration
pour l'Aigle, son adversaire de toujours, et a du
mal à cacher son mépris pour les Bourbons.
Ainsi, il va jusqu'à rendre visite à
Joséphine à Malmaison, où elle
s'est établie. A la Bathilde d'Orléans,
qui, oubliant ses lettres d'amitiés envoyées
à Napoléon, vient réclamer
l'Elysée, Alexandre répond en lui
offrant à la place... l'hôtel Matignon.
En 1815, l'exilé de l'Ile d'Elbe retrouve
le pouvoir et s'installe à l'Elysée
pour les "Cent Jours". Au retour de la
défaite de Waterloo (18 juin 1815),
bien que soutenu par la population, l'Empereur est
contraint d'abdiquer. Dans le boudoir d'argent de
l'Elysée, il dicte à son frère,
avant de se rendre aux Anglais : "Je m'offre
en sacrifice à la haine des ennemis de la
France. Ma vie politique est terminée et
je proclame mon fils, sous le nom de Napoléon
II, Empereur des Français." L'Aiglon
ne régnera que 15 jours, scellant la fin
du Ier Empire.