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Landru
Henri Désiré Landru, premier tueur en série français © DR

Le 25 février 1922, à l'aube, Henri Désiré Landru est guillotiné. L'exécution clôt une affaire qui a passionné la France entière : le "Barbe-Bleue de Gambais", tueur en série ayant au moins 11 meurtres à son actif, est mort.

D'étranges disparitions...

Fin 1918, le maire de la ville de Gambais (Seine-et-Oise, actuelles Yvelines) est frappé par deux affaires étrangement semblables. Deux lettres, l'une d'une certaine Mme Pellet, l'autre de Mme Lacoste, lui font part de la disparition de deux femmes, Anne Collomb et Célestine Buisson, après leur installation en ville avec leurs nouveaux maris, M. Dupont et M. Fremyet. Devant ces deux disparitions similaires, le maire choisit de mettre en lien les deux familles qui déduisent que Dupont et Frémyet ne sont qu'une seule et même personne.

L'enquête

Maison

Maison de Landru à Gambais
Carte postale d'époque

L'inspecteur Belin, qui est déjà parvenu à arrêter la "Bande à Bonnot" en 1912, est chargé de l'affaire. Après avoir recueilli les témoignages des familles, il se rend à la villa où auraient habité Dupont et Frémyet. La maison est dissimulée derrière une haie épaisse, ses volets sont fermés. Grâce à une enquête de voisinage, il apprend que la villa est habitée par un homme chauve et barbu, coiffé d'un chapeau melon, accompagné, à chacune de ses venues, par une femme différente. L'homme repart toujours seul. La piste privilégiée est alors celle d'un proxénète envoyant ces femmes dans des pays étrangers. L'enquête permet également d'établir que la maison est habitée par un certain M. Tric qui la loue à M. Frémyet, ce dernier habitant à Rouen.

L'arrestation

Le 11 avril 1919, Mme Bonhoure, une amie de Célestine Buisson, reconnaît Frémyet, alors qu'il sort d'un magasin. Elle tente de le suivre, en vain. La police se rend sur les lieux, interroge les employés du magasin et découvre que l'homme se fait appeler Lucien Guillet. Il habite au 76 rue de Rochechouart, à Paris. Le lendemain, à l'aube, les inspecteurs viennent l'arrêter. Alors qu'il est emmené dans les bureaux des brigades mobiles, le dit "Lucien Guillet" essaye de se débarrasser d'un carnet noir en le jetant par la fenêtre. Peine perdue, les inspecteurs récupèrent la précieuse pièce à conviction.

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