Fils d'un chauffeur et d'une couturière,
Henri Désiré Landru, comme son nom
l'indique, a été un enfant choyé.
Après avoir fréquenté l'école
des Frères, à Paris, il a officié
comme sous-diacre à l'église Saint-Louis
en l'Ile, avant d'épouser Marie-Catherine
Rémy, qui lui donne bientôt quatre
enfants. Landru est un père aimant qui a
du mal a subvenir aux besoins de sa famille.
L'escroc
Pendant les années d'avant-guerre, Landru
va d'escroquerie en escroquerie. Après s'être
essayé à une dizaine de métiers
différents (brocanteur, comptable, cartographe...),
il fonde une fabrique de bicyclettes à pétrole.
L'affaire, qui périclite, lui donne l'occasion
de commettre sa première escroquerie. Il
met en place une campagne de publicité nationale,
spécifiant que toute commande doit être
accompagnée d'un mandat à hauteur
d'un tiers du prix de la bicyclette. Les mandats
affluent mais les clients ne sont jamais livrés.
Dans les années 1900, Landru est condamné
à plusieurs reprises à des amendes
et des peines de prison, mais est libéré
du fait de son état mental "qui, sans
être de la folie, n'est plus du moins normal"
selon l'expertise des médecins psychiatres.
De l'arnaque au crime
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| Landru, bourreau
des curs "Landru",
film de Chabrol (1962) |
En 1909, Landru est condamné pour avoir
séduit une certaine Jeanne Isoré,
qui lui aurait remis tous ses titres, avant de voir
son fiancé d'un jour s'envoler. Dès
sa sortie de prison, Landru monte une nouvelle escroquerie.
Il est vite repéré et s'enfuit avant
qu'on parvienne à l'arrêter. En 1914,
il est condamné par contumace à une
peine de prison de quatre ans assortie d'une déportation
à vie au bagne de Guyane. Nombreux sont les
détenus à mourir dans de telles conditions
de détention, Landu le sait. Désormais,
il ne pourra plus se permettre d'être reconnu
: il lui faudra éliminer ses victimes.