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| Affiche de "Landru",
film de Claude
Chabrol (1962) |
Un bourreau des curs
A partir de 1915, Landru se fait passer pour un
veuf fortuné auprès de femmes seules,
qu'il séduit, avant de les inviter dans sa
villa de Vernouillet (puis dans sa celle de Gambais).
Charmeur, plein d'humour, Landru sait se faire aimer
de ces femmes dont il extorque la fortune avant
de les faire disparaître. La Première
Guerre mondiale constitue un contexte propice à
ces pratiques : les femmes seules sont nombreuses,
le changement d'identité est facile dans
ce contexte troublé et il parvient même
à rendre visite à sa femmes et à
ses enfants sans risques, alors qu'il est considéré
comme un criminel en fuite.
Les victimes
A son procès, Landru a été
inculpé de 11 meurtres :
» Jeanne
Cuchet, lingère, 39 ans, veuve, et son
fils Antoine.
» Thérèse Labord-Line,
aubergiste, 46 ans, veuve.
» Marie-Angélique
Guillin, gouvernante, 52 ans.
» Berthe-Anna
Héon, femme de ménage, 55 ans, veuve.
» Anna Collomb,
secrétaire, 44 ans, veuve.
» Andrée Babellay,
domestique, 19 ans.
» Célestine
Buisson, femme de ménage, 44 ans, veuve.
» Louise-Joséphine
Jaume, 38 ans, divorcée.
» Anne-Marie
Pascal, couturière, 36 ans, divorcée.
» Marie-Thérèse
Marchadier, ancienne prostituée et tenancière
d'une maison close, 36 ans, célibataire
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| La cuisinière
dans laquelle Landru incinérait ses victimes. |
Le déroulement des meurtres
Après avoir assassiné les femmes
dans ses villas de Gambay puis de Vernouillet, Landru
découpait les corps. Une partie (tronc, jambe
et bras, non identifiables) étaient enterrés
dans les bois tandis que les têtes, mains
et pieds étaient incinérés
dans la cuisinière dans la villa. Ce dernier
acte avait déjà attiré l'attention
du voisinage sur Landru : la cheminée crachait
en effet une fumée pestilentielle été
comme hiver.