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| Le Petit Journal
"Une cause sensationnelle" |
Un procès qui passionna la France
Le 7 novembre 1921, devant la cour d'assises de
Seine-et-Oise, qui siège à Versailles,
s'ouvre le procès d'Henri Désiré
Landru. Les journaux comme les personnalités
de l'époque (Mistinguett, Berthe Bovy, Colette,
Raimu...) se passionnent pour cette affaire. La
culpabilité de Landru est acquise d'avance
pour tous les jurés. Néanmoins, elle
est difficile à prouver en l'absence de corps.
Landru nie jusqu'au bout être l'auteur des
crimes, avouant seulement avoir volé et escroqué
les victimes. Eloquent, plein d'humour, provocant,
il parvient parfois à s'attirer la sympathie
de la salle. Mais les témoignages sont accablants
et les coïncidences sont trop fortes. L'accusation
multiplie les pièces à conviction
: le fameux carnet noir est détaillé,
la cuisinière est apportée devant
les jurés...
Des scènes mémorables
La plus célèbre scène du procès
reste ce moment où l'avocat de l'accusé
aurait lancé qu'une des victimes, retrouvée,
était sur le point d'entrer dans le tribunal.
Tout le monde aurait alors tourné la tête vers la
porte. Une démonstration pour l'avocat de
Landru, montrant que nul n'était certain
de sa culpabilité. Mais l'avocat de l'accusation
aurait alors surenchéri, en faisant remarquer que
Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la
porte. Une remarque qui aurait influencé
le jugement final. Le 30 novembre 1921, il est condamné
à mort. Après le rejet de sa demande
en grâce, il est exécuté le
25 février 1922.
Quelques réparties de Landru
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| Landru, brillant
orateur |
- Au président, qui lui demande les
raisons pour lesquelles ses enfants se seraient
tus sur ses forfaits :
"Quand je donne un ordre à mes enfants,
moi, Monsieur le juge, ils obéissent. Ils
ne cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me
demande comment vous élevez les vôtres
!"
- A l'avocat général :
"Vous parlez toujours de ma tête, Monsieur
l'avocat général. Je regrette de n'en
avoir pas plusieurs à vous offrir."
- "Si les femmes que j'ai connues ont quelque
chose à me reprocher, elles n'ont qu'à
déposer plainte ! "
- Alors que Landru venait de déclencher
l'hilarité de l'assistance, le président
: "Si les rires continuent, je vais demander
à chacun de rentrer chez soi."
Et Landru de répondre : "Pour mon
compte, Monsieur le président, ce ne serait
pas de refus."