L'Astre Brillant, Antoine Aubert

La mort de Napoléon, H. Vernet & Napoléon sortant du tombeau, C.J Werner © Collection particulière / Musée national des Châteaux de Malmaison et Bois Préau

Le bonapartisme

Le bonapartisme fait son grand retour sous la Monarchie de Juillet (1830-1848). Louis-Philippe, critiqué par les républicains et les royalistes, encourage ce courant : il traite les bonapartistes avec soin et revalorise l'Empire à travers l'art officiel. D'abord développée par les anciens soldats de la Grande Armée, la glorification de l'Empereur est reprise puis soutenue par les romantiques, tels qu'Hugo. En 1840, le courant bonapartiste connaît son apothéose avec le retour des cendres des Napoléon.

Un Napoléon christique

Alors qu'en 1815, on le représente seul et abandonné sur son île, Napoléon devient, dès 1830, un saint républicain. Horace Vernet lui témoigne son admiration en le peignant dans une mort quasi christique. Il se concentre sur le visage de l'Empereur défunt qu'il orne d'une couronne de laurier en signe de glorification. La gravure de Werner s'inspire également de l'iconographie chrétienne : Napoléon, ressuscité, surgit de son tombeau. Cette allégorie s'accompagne du texte du testament de Napoléon : "Je désire que mes cendres soient déposées sur les bords de Seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé…".

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