Pain azyme, vin, agneau... Les rites chrétiens s'inspirent de la Pâque juive, qui trouve elle-même ses racines dans d'antiques traditions païennes.

 

La Cène. Tableau de Duccio di Bueninsegna

La Cène et l'eucharistie
Dans les évangiles, lors de son dernier repas, Jésus bénit le pain et le vin, qu'il présente comme son "corps" et son "sang". Il demande alors à ses disciples de perpétuer ce rite en sa mémoire, ce dernier permettant la rémission des pêchés. Pour les chrétiens, l'eucharistie est la commémoration de ce repas, mais aussi celle du sacrifice de Jésus, qui rachète ainsi le péché originel des hommes. Les catholiques croient en la présence réelle de Jésus dans le pain azyme et le vin bénis lors de la messe. C'est le mystère de la "transsubstantiation". A l'inverse, Les protestants ne voient dans l'eucharistie qu'un rite symbolique.

Le coupe de vin et le pain azyme

L'influence des traditions juives sur l'eucharistie est manifeste : le soir de la Pâque, les juifs célèbrent en effet le "Sédèr", le repas pascal. Sur la table, figurent 7 mets symboliques, parmi lesquels des herbes amères pour rappeler les souffrances du peuple hébreu avant sa libération, mais aussi du pain azyme. Ce pain sans levain est consommé en mémoire de la fuite d'Egypte durant laquelle les Hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain. Pendant 7 jours avant et après la Pâque, le pain levé est proscrit et remplacé par des "matzoth", galettes de pain azyme. Sur la table du Sédèr est également placée une coupe de vin réservée au Prophète Elie, dont le retour est attendu.

L'agneau pascal
Manger de l'agneau est une tradition que l'on retrouve dans de nombreux pays. Pour les chrétiens, l'agneau fait référence au Christ, "l'agneau de Dieu" qui a donné sa vie en sacrifice et qui conduit le troupeau des brebis de Dieu. Mais dans la Bible, le sacrifice de l'agneau est aussi commandé aux Hébreux, avant la traversée de la Mer Rouge. Avec le sang de cet agneau, ils marquent leur maison, échappant ainsi à la dixième plaie d'Egypte, la mort des nouveaux nés. Un rite pastoral que pratiquaient déjà les peuples nomades
L'agneau et la brebis ont toujours représenté la pureté, l'innocence, la justice. Autrefois, on racontait même que le diable pouvait prendre la forme de n'importe quel animal à l'exception de la brebis.

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