L'armée : une vocation précoce
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| Charles De Gaulle
enfant © DR
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Né à Lille en 1890, dans une famille catholique
conservatrice, Charles De Gaulle fait ses études
chez les Jésuites et opte très tôt pour une carrière
dans l'armée. Il est reçu en 1908 à Saint-Cyr :
pendant sa formation, il est élève officier au 33e
régiment d'infanterie d'Arras, alors commandé par
le colonel Pétain. En 1914, le lieutenant De Gaulle
rejoint les armées du Nord-Est. Blessé trois fois
au combat, il est laissé pour mort lors de la bataille
de Douaumont (près de Verdun) en 1916. En réalité
emprisonné par les Allemands, il tente plusieurs
fois de s'évader en vain, et n'est libéré qu'à l'armistice,
le 11 novembre 1918.
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| En octobre 1939, le colonel
Charles De Gaulle et le président de la République
Albert Lebrun, en inspection au 19èm BCC
à Gotzenbruck ©
DR
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Du champ de bataille aux affaires de l'Etat
De retour de Pologne, où il a participé à la formation
de la nouvelle armée chargée de lutter contre l'Armée
rouge, il épouse Yvonne Vendroux. Le capitaine De
Gaulle poursuit sa carrière militaire mais s'initie
également aux affaires de l'Etat. En 1931, il est
affecté au secrétariat général de la Défense nationale
à Paris. Pendant cette période, il réfléchit à une
réforme de l'armée. Selon lui, deux changements
sont nécessaires : l'armée doit
être soumise aux décisions des hommes politiques
et elle doit constituer un corps de blindés. Nommé
colonel en 1937, De Gaulle se voit d'ailleurs confier
le commandement du 507e régiment de chars à Metz.
Lors de la déclaration de guerre de la France et
l'Angleterre à l'Allemagne nazie le 3 septembre
1939, il est nommé commandant par intérim des chars
de la 5e Armée.