Le père de la Ve République
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| Le fondateur de la
Ve République |
De Gaulle revient au pouvoir en mai 1958 à l'occasion
de la crise algérienne. Le 1er juin, il devient
le dernier président du Conseil de la IVe République.
Il reçoit les pleins pouvoirs et œuvre pendant l'été
1958 à la rédaction d'une nouvelle Constitution,
qui s'avère très proche des propositions qu'il a
avancées lors du discours de Bayeux. Votée à une
écrasante majorité, la nouvelle Constitution fonde
la Ve République. Le 21 décembre 1958, De Gaulle
est élu président de la République française au
suffrage universel indirect.
Rendre son prestige à la France
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| De Gaulle avec JFK |
Durant son mandat, Charles De Gaulle parvient à
se libérer du problème algérien en s'acheminant
vers la solution de l'indépendance : les négociations
entre la France et l'Algérie, après une victoire
écrasante du "oui" à l'autodétermination de l'Algérie,
aboutissent aux accords d'Evian, signés le 22 mars
1962. Cette année marque également un tournant
au niveau institutionnel (le chef de l'Etat est
désormais élu au suffrage universel direct et non
plus indirect). Charles De Gaulle veut faire de
la France une puissance internationale indépendante : le
pays se dote ainsi de la bombe atomique et se rapproche
de l'Allemagne avec qui elle forme l'axe principal
de la CEE. Méfiant à l'égard des Etats-Unis, De
Gaulle retire la France de l'OTAN et cherche à s'affranchir
de la politique des deux blocs.
Le retrait à Colombey-les-deux-Eglises
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| Le président
De Gaulle dans les années 1960 |
Bien qu'il bénéficie d'une forte
croissance économique, le gouvernement voit
s'accumuler les contestations. Ainsi les événements
de mai 1968 affaiblissent le pouvoir. Les accords
de Grenelle passés entre le gouvernement,
les syndicats et le patronat ne parviennent pas
à rétablir l'ordre. Seule la disparition
momentanée du président, le 29 mai,
permet de rétablir l'ordre dans le pays.
Parti rencontrer le général Massu
à Baden Baden, De Gaulle a pris le recul
nécessaire pour sortir de la crise. Dès son
retour à Paris le 30 mai, son allocution radiodiffusée
a le ton de la fermeté. La reprise du travail se
fait progressivement, mais les relations entre De
Gaulle et le peuple français ne seront plus les
mêmes. Ainsi, lorsque le chef de l'Etat décide
d'organiser un référendum portant
sur la régionalisation et la réforme
du Sénat, le rejet de la proposition entraîne
sa démission dès le lendemain (28
avril 1969). Il se retire de la vie politique et
publique à Colombey-les-deux-Eglises, où
il continue l'écriture de ses Mémoires.
A sa mort, le 9 novembre 1970, il n'y
a pas de funérailles nationales conformément
à sa demande mais une petite cérémonie
à laquelle assistent sa famille, des Compagnons
de la libération et des habitants du village
de Colombey-les-deux-Eglises. Il est enterré auprès
de sa fille Anne, avec une simple inscription sur
sa tombe, "Charles de Gaulle 1890-1970". Le 12 novembre,
à Notre-Dame de Paris, a lieu une cérémonie officielle
avec les autorités de l'État et les personnalités
étrangères.