Un patriote convaincu
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| L'Appel du 18 juin
© DR
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Au moment où l'Allemagne nazie envahit la France,
De Gaulle s'illustre à plusieurs reprises à la tête
de ses chars, arrêtant notamment les Allemands à
Abbeville (27-30 mai 1940). Nommé général le 1er
juin 1940, il devient quelques jours plus tard sous-secrétaire
d'État à la Défense nationale et à la Guerre, dans
le gouvernement de Paul Reynaud. Mais le 16 juin,
le président du Conseil démissionne : il est remplacé
par le maréchal Pétain qui demande l'armistice.
Aussitôt, De Gaulle part à Londres pour poursuivre
la guerre et lance un appel à la résistance sur
les ondes de la BBC : c'est le fameux "Appel
du 18 juin". Considéré comme rebelle, il est
condamné à mort par contumace en août.
Le héros de la Résistance
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| De Gaulle avec Winston
Churchill © DR
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Reconnu "chef des Français libres" par Churchill,
De Gaulle organise des forces armées qui deviendront
les Forces françaises libres. Il dote également
la France libre d'un gouvernement en exil, le Comité
national français, futur Gouvernement Provisoire
de la République française (GPRF). A partir de 1942,
les relations s'organisent entre la France libre
et la résistance intérieure. Le général charge Jean
Moulin de créer en France le Conseil national
de la Résistance (CNR). Cette instance regroupe
toutes les tendances des partis politiques, syndicats
et mouvements de résistance et coordonne la lutte
contre l'occupant nazi, contre Vichy et pour la
libération du territoire national. Reconnu à l'intérieur
de l'Hexagone, De Gaulle a plus de difficultés avec
les États-Unis, l'Union soviétique et la Grande-Bretagne,
qui refusent de le reconnaître comme le représentant
légitime de la France. Ce n'est qu'à la suite de
la libération de Paris que le GPRF sera reconnu
par les alliés.
De la Libération à la "traversée
du désert"
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| Le général
De Gaulle descendant les Champs-Elysées
© DR
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Après le débarquement du 6 juin 1944, De Gaulle
insiste auprès d'Eisenhower pour que Paris soit
libéré rapidement, alors que la stratégie prévoyait
d'éviter la capitale. La 2e DB du général Leclerc
libère la villele 25 août. Réinstallé au ministère
de la Guerre, De Gaulle descend triomphalement les
Champs-Élysées le 26 août. Mais il entre rapidement
en désaccord avec l'Assemblée constituante sur la
conception de l'État et le rôle des partis, et démissionne
le 20 janvier 1946. Le 16 juin de la même année,
il propose un véritable projet constitutionnel avec
un exécutif fort et une séparation claire des pouvoirs.
Le "discours de Bayeux", resté dans les mémoires,
n'est pourtant pas écouté à l'époque : en octobre,
les électeurs approuvent le texte qui devient la
Constitution de la IVe République et qui donne un
poids important au pouvoir législatif. Entré dans
l'opposition, De Gaulle lance un nouveau mouvement
politique, le Rassemblement du peuple français (RPF).
Son but est de lutter contre le poids des partis
et de favoriser une réforme constitutionnelle. Mais
le mouvement, qui connaît tout d'abord plusieurs
succès électoraux, s'essouffle : en 1953, De Gaulle
s'éloigne de la vie politique. Commence alors une
"traversée du désert", durant laquelle il se retire
à Colombey-les-Deux-Églises…