De Sciences-Po à l'ENA
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| Jacques Chirac jeune
étudiant |
Né le 29 novembre 1932, fils d'un administrateur
de sociétés, Jacques Chirac fait ses études
à Paris: après le lycée Louis-le-Grand,
il entre à l'Institut d'études politiques
de Paris. A cette époque, il milite au Parti
communiste et vend l'Humanité. En 1956, il
se marie à Bernadette Chodron de Courcel.
En 1956-1957, il effectue son service militaire
en Algérie. A son retour, il intègre
l'ENA. Il est ensuite auditeur à la Cour des comptes
puis chargé de mission en 1962 au cabinet de Georges
Pompidou, alors Premier ministre. Il a alors tout
juste 30 ans.
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| Jacques chirac, Premier
ministre de Valéry Giscard d'Estaing |
Des débuts politiques aux élections
présidentielles de 1981
Jacques Chirac commence sa carrière politique en
1965, en devenant conseiller municipal à Sainte-Féréole
(Corrèze). Deux ans plus tard, il est élu député
de Corrèze, puis devient secrétaire d'Etat à l'Emploi
dans le gouvernement Pompidou. On lui doit la création
de l'Agence nationale pour l'Emploi (ANPE). Il enchaîne,
de 1968 à 1974, divers mandats tantôt en Corrèze
(Député UDR, membre puis président du Conseil général),
tantôt au gouvernement (Secrétaire d'Etat aux Affaires
Sociales, Secrétaire d'Etat à l'Economie et aux
Finances, ministre de l'Agriculture et du Développement
rural, ministre de l'Intérieur). A la mort du président
Pompidou, il soutient Valéry Giscard d'Estaing contre
Jacques Chaban-Delmas. A la victoire de VGE, il
se voit nommé Premier ministre, mais leurs
relations politiques sont tendues : fervent
gaulliste, Chirac n'apprécie guère
les réformes de Giscard. En 1976, il démissionne
puis crée le RPR (Rassemblement pour la République)
et se présente à la Mairie de Paris.
Il gagne ces élections mais essuie un échec
cuisant lors des élections européennes
de 1979. Lors des élections présidentielles
de 1981, il se présente comme l'alternative
de droite au président Giscard et prône
la réduction des impôts. Evincé
du second tour, il aurait tenté, selon Valéry
Giscard d'Estaing lui-même, d'influencer les
votes en faveur de François Mitterrand, afin
d'empêcher sa réélection.