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Les années de jeunesse

Le maréchal Pétain remettant la Francisque à François Mitterrand
Le maréchal Pétain remet la Francisque à François Mitterrand

Né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente), dans la famille d'un industriel vinaigrier catholique, il est éduqué par un précepteur privé puis envoyé en pension à Paris. Étudiant turbulent, il participe à l'agitation des années 1930. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier et parvient à s'évader en 1942. Il rejoint le gouvernement de Vichy et s'occupe de la réinsertion des prisonniers. Le 16 août 1943, il reçoit la Francisque, médaille marquant l'estime du maréchal Pétain, des mains du maréchal.

Début 1943, François Mitterrand entre dans la Résistance sous le surnom de "Morland". Après la guerre, il se lie à René Bousquet, secrétaire général de la Police sous l'Occupation et principal organisateur de la rafle du Vél d'Hiv. Reconverti dans les milieux d'affaires, il sera l'un des soutiens financiers principaux de François Mitterrand dans ses campagnes électorales.

 

Affiche de campagne
"Un président jeune pour une France moderne" Affiche de campagne de François Mitterrand en 1965

Ses débuts en politique

Nommé secrétaire général aux prisonniers de guerre en 1944, il est élu député de la Nièvre de 1946 à 1958, période au cours de laquelle il participe à de nombreux gouvernements de la IVe République. Il sera notamment ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France et Garde des Sceaux. Le ministre ne cache pas son espoir d'accéder à la Présidence du Conseil. Mais le retour du général de Gaulle aux affaires, en 1958, freine son ascension politique.

En 1958, François Mitterrand dénonça le "coup d'Etat" du général de Gaulle et prend position contre les institutions de la Vème République. Il y perd son siège de député, mais le retrouve lors des élections de 1962 après un passage au Sénat. Candidat unique de la gauche aux élections présidentielles de 1965, il se présente comme le champion de l'alternance au gaullisme et parvient à mettre en ballottage le général, obtenant au second tour un résultat honorable de 45% des voix. En 1969, il renonce à se présenter à l'élection présidentielle. Néanmoins, sa réussite dans la réunion des partis de gauche le conduit à fonder, le 12 juin 1971, un nouveau parti socialiste, qui prend la place de la SFIO. Après son échec (de justesse) aux élections de 1974 face à Valéry Giscard d'Estaing, il s'impose comme le candidat de la gauche unie et gagne les présidentielles le 10 mai 1981.

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