|
|
En Afrique du Sud, les remèdes traditionnels
sont légion et les Sangoma (sorciers et guérisseurs)
sont rois. Des pratiques qui seraient de l'ordre
du folklore s'il n'était aussi question de
sacrifices rituels humains...
» Dates :
XXe siècle
» But : guérison
de maladies diverses
» Moyen :
plantes, chair animale... et humaine
 |
| Masque africain |
En Afrique du Sud, on a volontiers affaire aux
Sangomas pour se guérir de ses maux : si
de nombreux sorciers se contentent de prescrire
des remèdes à partir de plantes et
parfois de chair animale, certains pensent que la
chair humaine a aussi ses vertues. Muti, qui signifie
en langue zoulou "médecine", désigne
cette forme de sorcellerie.
Certains Sangomas n'hésitent pas à
fabriquer des médicaments à base de
cadavres et réclament pour cela le sacrifice
d'enfants, réputés plus purs que les
adultes. C'est qu'en effet les parties de corps
humains sont douées de bien des bienfaits
: les parties génitales auraient le pouvoir d'accroître
la virilité ou la fertilité ; les yeux d'un enfant
donneraient une vue perçante ; la graisse
de l'estomac garantirait de bonnes récoltes. Par
ailleurs, le traitement aurait davantage d'effet
lorsque les prélèvements sont effectués sur des
victimes vivantes, leurs cris éveillant les puissances
surnaturelles. En Afrique du Sud, les disparitions
étranges se sont pour cette raison multipliées
ces dernières années.
»
En savoir plus sur les
Muti
|
| | |