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En haut : Paris occupé pendant la Seconde Guerre
mondiale. En bas : Paris libéré. Page 341 du manuel
© Editions Nathan
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L'interprétation des conflits entre l'Allemagne et la France n'a pas fait
l'objet, au sein du comité d'experts chargés de la rédaction du manuel, de
vifs débats. Les historiens ont depuis longtemps mis en évidence certains
passages moins glorieux du passé de chaque pays. Mais le manuel franco-allemand
lève, s'il en restait, toute ambiguïté sur ces pages en
énonçant très clairement certains faits, notamment en
ce qui concerne la France résistante ou la réaction de la population allemande
face au nazisme. En voici quelques exemples.
La France de Vichy
"Officialisée lors de la rencontre entre Pétain et Hitler à Montoise le
24 octobre 1940, la collaboration d'Etat est une initiative française."
(p.344)
"Au prétexte de rétablir la souveraineté française, Vichy s'est fait l'auxiliaire
zélé de l'occupant en lui assurant le concours de la police française dans
la déportation des juifs et la traque des résistants." (p.344)
Tous les Français n'étaient pas résistants
"Après la guerre, la glorification de la résistance au nazisme a contribué
à minimiser la popularité dont Hitler et le maréchal Pétain avaient pu disposer.
En France, la vision idéalisée d'une France unanimement résistante permet
de refouler le souvenir de la défaite de 1940 et du régime de Vichy." (p.
355)
"Le maréchal Pétain conserve toutefois jusqu'au bout une grande popularité,
bon nombre de Français pensant, à tort, qu'il joue un double jeu avec l'occupant.
" (p.344)
La population allemande face au nazisme
"Il est désormais clairement établi que l'absence de réaction des Allemands
au sort tragique des juifs européens ne peut pas être imputé à l'ignorance
des massacres perpétrés à l'Est et que l'administration civile et militaire,
et pas seulement la SS, a été largement impliquée dans le génocide." (p.
355)
"Si le régime parvient à imprégner la société par le biais d'organisations
de masse du parti (…), c'est que de nombreuses personnes sont prêtes à lui
apporter leur collaboration active, parfois enthousiaste. Les nouvelles élites
universitaires hautement qualifiées (entre autre juristes, médecins, scientifiques),
jouent un rôle essentiel par leur ralliement au régime, qui leur ouvre de
remarquables perspectives de carrière." (p. 355)
» Illustration : Les
années noires des relations franco-allemandes