Les experts ayant participé au projet assurent que les débats ont surtout
tourné autour de la pédagogie à adopter, très différente dans les deux pays.
Interprétation personnelle : la touche
allemande
Alors que l'Allemagne accorde une large place à l'interprétation personnelle,
à la critique et au débat historiographique (c'est-à-dire aux débats touchant
à l'interprétation de l'histoire), la France présente davantage ses manuels
comme un enseignement à prendre comme tel. Les sources y appuient une idée
principale, mais ne sont pas là pour la critiquer. Le manuel franco-allemand,
qui reprend sur ce point la conception allemande, propose au contraire des
pages "Regards croisés français et allemands" et des dossiers d'analyse et
d'interprétation comme "Le rôle d'Hitler vu par la recherche" ou "Le
totalitarisme, un modèle d'analyse controversé".
Cartes et graphiques : la touche française
En revanche, les manuels français sont beaucoup plus illustrés de documents
d'archives et de cartes que les manuels allemands. Sur ce point, c'est la
méthode française qui a été retenue. L'ouvrage est en effet très illustré,
et répond à l'une des exigences de départ : pas plus de 30 % de textes
d'auteurs. Tout le reste est consacré à l'image (photos, affiches…), à des
extraits des documents d'archives, des parties méthodologiques ou
des "pistes de travail".
» Illustration :
Une page illustrée "à
la française"