Depuis la fin du XVIe siècle, le Tibet est sous influence mongole.
Des luttes de pouvoir entre le dalaï lama, son régent puis des
chefs de l'aristrocratie tibétaine aboutissent au retour, pendant
une vingtaine d'années, d'une monarchie laïque soutenue par la
Chine. C'est en 1750 que le chef spirituel des Tibétains reprend le
pouvoir, "surveillé" de loin par des représentant
chinois.
La Chine s'impose
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Empereur de la dynastie chinoise Qing
© DR
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A la fin du XVIIIe siècle, la Chine accentue son contrôle
sur le Tibet. Elle profite d'une invasion népalaise sur son "protectorat"
pour intervenir militairement puis se mêler plus étroitement
de la vie politique tibétaine, et plus particulièrement de
désignation du dalaï lama. Le puissant voisin diminuait ainsi
le pouvoir du clergé et soutenait celui des aristrocrates. Ce système
perdura jusqu'à la fin du XIXe siècle, troublé par quelques
révoltes sporadiques mais sans conséquence des moines tibétains.
La fin de cette période vit cependant décliner l'influence
de La Chine, occupée à se défendre contre des rébellions
internes et des attaques anglaises et françaises à l'extérieur.
Le dalaï lama en profita pour reprendre du pouvoir.
La Grande-Bretagne s'en mêle
Constante de l'histoire du Tibet, le territoire devint, à la fin
du XIXe siècle, un enjeu stratégique pour une nouvelle puissance.
La Grande-Bretagne, qui s'était imposée en Inde, considérait
en effet le Tibet comme une zone à contrôler pour consolider
son pouvoir en Asie. En 1904, les Anglais pénètrent à
Lhassa, déserté par le dalaï lama qui a fui en Mongolie,
et lui imposent un traité commercial et le paiement d'une indemnité.
La Chine ne compte pourtant pas perdre toute son influence, et s'immisce
entre Londres et Lhassa, reléguant au second plan le Tibet comme interlocuteur
sur la scène internationale. En 1906, un accord entre la Chine et
la Grande-Bretagne établit un partage d'influences au Tibet : l'accord
anglo-tibétain de 1904 était confirmé, et la suzeraineté
du Tibet par rapport à la Chine reconnue. Ce protectorat fut beaucoup
plus visible que le premier : toute l'administration tibétaine passa
sous contrôle chinois. Pour peu de temps. En 1912, la chute de la dynastie
Qing en Chine permit aux Tibétains de reprendre le pouvoir et au dalaï
lama de rentrer à Lhassa.
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Le drapeau tibétain a été choisi
en 1912, par le 13e dalaï lama
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Le Tibet indépendant
De 1912 à 1949, le Tibet maintint son indépendance
de facto grâce à des compromis avec la Grande-Bretagne
et à une suzeraineté chinoise uniquement théorique.
Preuve de son existence sur la scène internationale, le Tibet crée
alors un ministère des Affaires étrangères. Cette période
fut cependant mouvementée, marquée par des divisions à
la tête de l'Etat et à un durcissement du régime du dalaï
lama. Une longue vacance du pouvoir déstabilisa également le
pays entre 1933 (mort du 13e dalaï lama) et 1940 (date de la désignation
officielle du nouveau chef spirituel, l'actuel dalaï lama). Le Tibet
connut cependant à cette époque un essor économique
important.
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Le Tibet sous domination étrangère