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Juin 2007
"On a deux têtes de saint Pierre estampillées authentiques... et du lait de la vierge comme s'il en pleuvait !"
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A l'occasion de la sortie de son ouvrage Histoire d'os et autres illustres abattis, Clémentine Portier-Kaltenbach a répondu en chat à vos questions sur le destin de ces reliques historiques. |
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© L'Internaute/Cécile Genest
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| "Henri IV, très bien embaumé, était en parfait
état de conservation et dégageait une agréable odeur d'aromates." |
Comment avez-vous eu l'idée de ce sujet plus qu'original ?
Clémentine Portier-Kaltenbach : Parce que l'histoire anecdotique
est ma spécialité et que m'intéressant aux sujets les plus
divers, j'ai été amenée à dénicher toutes sortes d'histoires de
ce type : histoires de crânes, de reliques, d'os divers...
Votre livre a-t-il été difficile à écrire ? Etait-il difficile
de mener l'enquête sur le sujet ?
Ce n'était en effet pas très facile, car pour tout dire, il n'y
a pas grand chose à voir et les conservateurs des musées refusent
parfois de montrer "leurs reliques". C'est comme ça que je n'ai
pas pu voir les dents du roi Dagobert et les cheveux de Philippe-Auguste
alors qu'ils se trouvent dans un muséee de Pontoise !
Comment avez-vous sélectionné les personnages dont il est question
dans votre livre ?
Il faut que l'histoire post mortem de ces personnages ait connu
quelques rebondissements. Je raconte en introduction que des sans-culotte
ont déterré le corps de Nostradamus à la Révolution, puis bu dans
son crâne... Ok ! Voilà qui est amusant... Mais ça ne suffit pas
à faire une histoire ! Pour que cela vaille la peine, il faut vraiment
une histoire plus riche et faite de rebondissements divers...
Quelle a été l'enquête la plus difficile à mener ?
En fait, la plupart des biographes de grands personnages sont amenés
à s'intéresser à leurs derniers moments et à ce qu'ils sont devenus
ensuite... Mais aucun universitaire n'aurait l'idée de faire un
livre uniquement sur ce sujet ! Ce serait "déroger". D'autre part,
il faut constamment utiliser le conditionnel en cette matière !
La tête de Napoléon Ier est-elle bien la sienne ? N'est-ce pas son
valet de chambre Cipriani qui est aux Invalides ? Mystère ! Grand
mystère que seul l'ADN pourrait élucider !
Vous avez réussi le défi de parler de la mort avec humour
et légèreté. Cela faisait-il partie de votre "cahier des
charges" ?
Pas du tout... Cela fait partie de mon tempérament et je crois
que les chroniques que j'écris à droite à gauche sont exactement
dans cette tonalité... Je ne suis à l'aise que dans l'anecdote,
le trivial, le petit bout de la lorgnette ! C'est mon royaume...
Et là ou d'autres verraient les informations sérieuses dans un texte,
je ne vois moi que l'insignifiant et le rigolo !
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© L'Internaute/Cécile Genest
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| "Je ne suis à l'aise que dans l'anecdote,
le trivial, le petit bout de la lorgnette ! C'est mon royaume..." |
Quelle est la découverte la plus insolite que vous avez faite en ce domaine ?
La découverte la plus insolite ? Sans aucun doute, le reliquaire
fantastique de Vivant Denon... Dès que j'ai su où il se trouvait
et surtout qu'il existait encore, je me suis précipitée pour aller
le voir. La tête d'Henri IV est aussi très spectaculaire : j'ai
bien l'intention de me mettre sur sa piste.
Déplacer les morts ne pose-t-il pas selon vous des problèmes éthiques ?
De nos jours, on ne déplace plus les morts. C'est la Révolution
française qui s'en est donnée à cur joie en la matière. Jamais
le "marché" de la relique n'a été aussi "achalandé" que sous la
Révolution car on a ouvert tous les cimetières ! Mais de nos jours,
cela ne se pratique plus, fort heureusement. Si l'on pratique des
expertises sur une dépouille, il faut de nombreuses autorisations...
en particulier celle de la famille s'il y en a encore. Quand Philippe
Charlier a pratiqué des expertises sur les restes d'Agnès
Sorel, il n'y avait plus de famille, donc pas besoin d'autorisation.
Mais par exemple, si l'on veut ouvrir le tombeau de Napoléon, il
faudra l'autorisation de la famille !
Ne pensez-vous pas qu'il y a aujourd'hui une mode des historiens-légistes
(comme Philippe Charlier) ? Le ressentez-vous ? Pensez-vous en faire
partie ?
Philippe Charlier est relativement seul en son genre. Personnellement,
je suis favorable à toute étude qui permet de résoudre un mystère.
Dans le cas du cur de Louis XVII (l'enfant du Temple était-il
ou non le fils de Marie-Antoinette ?), les expertises ADN ont permis
de répondre. Dans le cas de la fausse princesse Anastasia, l'ADN
a également permis de résoudre le mystère. Mais je suis bien d'accord
avec vous, l'ADN ne doit pas devenir le maître de nos cimetières.
Où est actuellement la tête (plutôt le crâne) de Descartes ?
Je sais qu'il était au Musée de l'Homme. Et son corps
? A Saint-Etienne-du-Mont ?
Le crâne de Descartes se trouve en effet dans un coffre fort au
Musée de l'Homme. Un moulage du crâne en question est présenté entre
celui de l'homme de Cro-Magnon et celui de Lilian Thuram. Quant
aux ossements "restants", ils ont en effet stationné un temps à
Saint-Etienne-du-Mont (au moment du transfert des restes de Descartes
en France depuis la Suède), mais ils se trouvent aujourd'hui à Saint-Germain-des-Prés.
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© L'Internaute/Cécile Genest
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| "Tapez "sexe Raspoutine" sur n'importe quel moteur
de recherche et vous verrez "l'objet" exposé à Saint-Pétersbourg..." |
Dernièrement, j'ai lu un article sur le roi Henri IV dont
la dépouille, pendant la Révolution, a eu quelques
mésaventures ! Que lui est-il arrivé exactement ?
La dépouille d'Henri IV a été la toute première à avoir été profanée
en 1793. Les sans-culotte sont d'abord tombés en arrêt devant elle,
stupéfaits... Car Henri IV, très bien "embaumé", était en parfait
état de conservation et dégageait une agréable odeur d'aromates.
Puis, tout à coup, un sans-culotte a pris son sabre et a tranché
un morceau de barbe du bon roi Henri. Comme le dit l'auteur Jean
Raspail dans son ouvrage "Sire" : "C'était décidé... On serait
abject !" Et à partir de là, ça a été la curée absolue ! Henri IV
a été mis dans une fosse, bras dessus bras dessous, avec son fils
Louis XIII. Mais il semblerait que sa tête ait été conservée. Elle
a été vendu 3 francs chez Drouot au début des années 1900. Ce qui
est très troublant, c'est qu'elle porte une cicatrice à la lèvre
(premier attentat de Jean Chatel) et une autre à la carotide : précisément
là où Ravaillac a planté son couteau. Il y a eu un article sur cette
tête dans un "Point de Vue Image du Monde" des années
1950... Elle existe donc encore. J'aimerais beaucoup la retrouver
!
Y a-t-il des destinées étonnantes dont vous n'avez pas parlé dans
votre livre : si oui laquelle ?
Oui, il y en a beaucoup... J'explique dans l'introduction du bouquin
que je fais l'impasse sur des personnages moins connus du grand
public (Gambetta, Madame de Sévigné...) et aussi que je ne parlerai
pas des grands morts étrangers parce que cela ferait trop ! Mais
je signale dans l'introduction l'existence du crâne de Mozart, et
surtout celle... du sexe de Raspoutine que je vous recommande chaleureusement
d'aller regarder. Tapez "sexe Raspoutine" sur n'importe quel moteur
de recherche et vous verrez "l'objet" exposé au Musée de l'érotisme
de Saint-Pétersbourg... Il y a aussi des recherches en ce moment
même sur les cendres de Christophe Colomb. On recense tous ceux
qui portent un nom approchant dans le Roussillon, en Espagne et
en Italie dans la région de Gênes et on verra de quel ADN
celui de Colomb est le plus proche ! Bonne nouvelle : Christophe
Colomb est peut-être français !
Historiquement, le culte des reliques remonte aux martyrs des premiers
siècles. Les fidèles venaient alors prier et écouter la messe sur
leurs tombeaux. Puis, au Moyen Âge, les reliques, vraies ou fausses,
font l'objet d'un véritable trafic. Peut-on vraiment être certain
de la provenance de ces "restes" humains ?
On ne peut jamais être certain... C'est surtout vrai pour les reliques
saintes. On a deux têtes de saint Pierre estampillées "authentiques"
par le Vatican... Des tas de reliques du Christ : trois "saints
prépuces", des morceaux de son cordon ombilical un peu partout !
Et du lait de la vierge comme s'il en pleuvait... Ce qui a pu faire dire à un auteur satirique "avec tout ce
lait de la vierge, on pourrait faire un considérable camembert !!!"
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© L'Internaute/Cécile Genest
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| "Les reliques du Cid et de Chimène,
d'Eloïse et Abailard, la dent de Voltaire ne sont pas mal non
plus !" |
Que pensez-vous de l'idée de transférer les grands hommes
au Panthéon ?
N'est-ce pas parfois oublier de respecter les volontés
de certains hommes qui préféreraient entrer autrement dans la postérité
(je pense par exemple à Dumas) ?
Il est certain que bien souvent, les grands hommes ne s'appartiennent
pas !
Le Général De Gaulle le savait. Il a demandé expressément par testament à ce que l'on ne le déplace
jamais de Colombey. Mais
la plupart du temps, on respecte les dernières volontés des défunts : Madame Pasteur refusait que son
mari soit transféré au Panthéon, et de fait, elle repose près de
lui dans une chapelle néo-byzantine de l'Institut Pasteur.
Quel est votre os célèbre préféré ?
Alors là, c'est sans hésitation la jambe momifiée de Catherine
de Médicis ! C'est encore une anecdote
que je raconte dans l'intro du bouquin. Cette jambe n'est pas ragoutante,
certes... Mais lorsque l'on sait
que Catherine de Médicis avait les plus belles jambes de son temps,
que c'est elle qui a inventé le fait de monter à l'amazone et qu'elle
dansait divinement bien, ayant elle-même inventé certaines figures
de pavane (danse à la mode à l'époque)... EH bien l'on ne regarde plus du tout cette jambe de la même manière ! Les reliques du Cid et de Chimène,
d'Eloïse et Abailard, la dent de Voltaire ne sont pas mal non
plus ! (La jambe de Catherine de
Médicis se trouve à Pontoise, au Musée Tavet-Delacour, mais le
conservateur n'aime pas sortir "ses" reliques ! Cela étant, il a été obligé de les présenter il y a quelques
années dans le cadre des journées du patrimoine sur la demande
express du maire de Pontoise).
Si vous pouviez choisir
de voir vos "restes" voyager ou avoir des aventures rocambolesques,
lesquels voudriez-vous avoir ?
Peut-être que l'on me conserve dans un salon de musique, quelque
part où j'entendrais du Bach jusqu'au Jugement Dernier !
Je pensais que tous les restes "royaux" étaient derrière le fameux
mur de Saint-Denis. N'est-ce pas le cas ?
Oui, en effet, une partie de ces restes a été ré-inhumée sous
la Restauration dans un grand ossuaire... Saint-Denis possède également
de nombreux reliquaires... Mais
ce serait oublier tous les pillages auxquels on s'est livré sous
la Révolution. Toutes les reliques du Musée Tavet proviennent du
sac de Saint-Denis pendant ces fameuses journées de 1793. C'était une sorte de mode. Robespierre, Camille Desmoulins, Saint-Juste, se sont déplacés à Saint-Denis et ont pris paraît-il des poils
de barbe d'Henri IV. Tout le monde
se servait à qui mieux mieux ! Le
corps de Turenne a été mis dans une boîte et le gardien de Saint-Denis
le montrait contre argent sonnant et trébuchant aux visiteurs de
passage. Après quoi, Turenne a été
envoyé au Jardin des Plantes... il était exposé avec des animaux
empaillés... notamment des singes. Et c'est Beaumarchais qui en a appelé au roi. En disant que c'était
une honte d'exposer ce grand soldat avec des animaux empaillés !
Il avait raison, non ?
Dans votre livre, vous racontez combien
tout le monde est plein d'effroi en voyant que le bourreau frappe
Charlotte Corday ? Vous parlez d'une sorte de purification par la
mort. En même temps, pendant la Révolution, de nombreuses tombes
ont été ouvertes : n'est-ce pas paradoxal ?
Vous avez raison, c'est paradoxal ! Mais une foule qui se livre
à la vengeance et à la violence peut, comment dire, connaître des
poses dans sa soif de sang. Surtout on s'en est pris aux rois. Pour
eux, pas de pitié... Ils avaient
"affamé le peuple" pendant des siècles... Se venger de leurs dépouilles
était un juste retour des choses. Ce sont avant tout des tombes d'aristocrates et de souverains
qui ont été ouvertes, non celles de représentants de "la France
d'en bas", comme on dirait aujourd'hui.
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© L'Internaute/Cécile Genest
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| "50 francs pour la tête de Richelieu, 3 francs pour celle d'Henri IV, 30 000 francs pour la canine de Napoléon !" |
A quel moment
avez-vous été le plus émue ?
Indéniablement
dans la crypte des Maréchaux aux Invalides. C'est un endroit que peu de Français connaissent, tout près du
tombeau de Napoléon. On ne le visite
que sur rendez vous. Il y a là les cœurs des plus grands soldats
de notre histoire. En fait, peu
de gens le savent, mais les Invalides sont le plus grand "Carditaphe"
de France... le plus grand dépôt de cœurs ! Et dans tous ces cœurs, il n'y a qu'un cœur de femme : celui
de Marie Maurille de Sombreuil, duchesse de Villelume... Victor
Hugo raconte que pour sauver la vie de son père, Gouverneur des
Invalides, qui allait être guillotiné, elle aurait bu
un verre de sang humain !
Dans votre biographie succincte
sur la quatrième de couverture, il est écrit que vous êtes membre de "sociétés
historiques curieuses". Pouvez-vous nous en dire plus ?
Bof ! Pas si curieuses que ça : le Souvenir napoléonien ; les Amis
du Musée Carnavalet, les Amis de la Montagne Sainte-Geneviève et ses
abords, l'Oupolpot (ouvroir de politique potentiel) et les Amis
de Népomucène Lemercier, auteur prolifique, prédécesseur de Victor
Hugo à l'Académie française et injustement méconnu (mais là, nous
somme trois à tout casser !).
L'église orthodoxe russe
a exprimé dernièrement son indignation à la suite d'une mise en
vente sur Internet d'un crâne et d'un os attribués à saint Philippe
! Y a-t-il eu un commerce
des "restes" de personnes célèbres ? Un cours de la bague en os
de Descartes et de Richelieu ?
Oui, il y a eu un trafic naturellement. Mais
côté prix, c'est un peu n'importe quoi ! Je dirais, dans mon souvenir : 37 francs pour le crâne de Descartes
dans les années 1830, 50 francs pour la tête de Richelieu, 3 francs
(au début du XXe s.) pour celle d'Henri IV, 30 000 francs pour
la canine de Napoléon. Les mèches de cheveux de l'Empereur coûtent
dans les 500 euros voire plus si leur traçabilité est bonne. Le cosmonaute Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur
la lune, s'est rendu compte que son coiffeur récupérait ses cheveux
pour les vendre à des collectionneurs. Du coup, il est en procès avec son coiffeur ! Les restes de Ramsès mis en vente récemment sur Internet, étaient
vendus pour 2 000 euros le lot... Des mèches de cheveux de Claude
François ou Maradona peuvent atteindre le même genre de prix.
Je trouve le sujet auquel vous vous êtes intéressé génial. Y
a-t-il des sociétés d'historiens qui s'intéressent particulièrement
à ce sujet ?
Alors là, vous me posez une colle ! Il faut surtout suivre les
travaux du docteur Charlier et de son équipe. Ils organisent chaque
année (depuis deux ans, cela ne fait pas beaucoup... (c'est un début)
un colloque de Pathographie à Loches (là où se trouvent les restes
d'Agnes Sorel). Les actes de leurs
travaux doivent pouvoir être consultés sur Internet. En ce moment, Charlier travaille sur un certain Foulque Nerra (Comte d'Anjou au Moyen Âge, ndlr).
Mais c'est aussi lui qui a mené
les recherches sur Jeanne d'Arc.
J'ai été absolument consternée en apprenant qu'il s'agissait d'une
momie. Quand le docteur a parlé d'un "scoop" formidable, j'ai pensé
qu'on avait trouvé à Jeanne d'Arc une particularité chromosomique étrange !
A partir
de quand un cadavre appartient-il à l'Histoire ?
Appartenir à l'Histoire ? Que voulez vous dire par là ? Tout
mort dès lors qu'il a des descendants, ne peut être "réveillé" sans
leur autorisation ! Pour Agnès Sorel... Oui, elle appartient à l'histoire
car elle est morte il y a fort longtemps ; mais de toutes façons,
même s'il n'y a plus de famille, il faudra des autorisations : par exemple, c'est de Delanoé, maire de Paris, dont dépend l'autorisation
d'expertiser ou non la tête de Richelieu inhumée à la Sorbonne.
Pensez-vous que la législation devrait être réactualisée
au sujet des reliques ?
On ne peut
pas vous poursuivre parce que vous vendez une mèche de cheveux de
Claude François ! Ce qui a fait scandale dans l'affaire Ramsès, c'est que la France
s'était engagée solennellement à ne conserver aucun reste du pharaon.
Cette histoire a bien failli créer un incident diplomatique entre
la France et l'Egypte.
Sur quels sujets portent vos travaux
d'études actuellement ? Etes-vous restée attachée à des domaines aussi macabres
?
Pour le moment, je dois faire
face aux sollicitations et coups de fils d'originaux. Un descendant
de Guillaume le Conquérant qui attire mon attention sur le fémur
de son ancêtre, un supposé collier
de barbe de Victor Hugo qui se trouverait à Versailles, le calcul
de Napoléon III qui se trouverait quelque part à l'Académie de médecine
et pèserait 700 grammes ! Intéressant
"objet" qui doit valoir le coup d'œil !
Mais je ne vous cacherai pas que je passerais volontiers à autre
chose !
Une question technique :
peut-on trouver les traces des ossements issues de crémation ?
Je ne suis pas une spécialiste. C'est le docteur Charlier qui
pourrait vous répondre, mais a priori je ne pense pas... "Tu es poussière et tu redeviendras poussière". Il ne doit plus y avoir grand chose à expertiser !
Vous
n'avez pas cédé à la tentation de garder un poil de la barbiche
de Richelieu ?
J'aimerais bien !
Mais voyez-vous, je possède moi même quelques reliques (non organiques,
je précise) liées à Napoléon, et je dois dire que cela me suffit !
Un très grand merci à tous les
internautes lecteurs ou non de cet édifiant et bizarroïde ouvrage !
Bon appétit ! Clémentine PK
La présentation du chat avec Clémentine Portier-Kaltenbach
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