L'Internaute > Histoire > Convention

Histoire de la Convention

1764
11 février

Naissance de Marie-Joseph de Chénier


Marie-Joseph de Chénier, poète et homme politique français, naît à Constantinople le 11 février 1764, d'un père diplomate. Membre de la Comédie-Française en 1785, il ne rencontre vraiment le succès qu'en 1789, avec "Charles IX, ou l'école des rois". Il fut également député de la Convention, dans le parti de Georges Danton et participa à l'organisation de toutes les grandes fêtes révolutionnaires. Il meurt à Paris le 10 janvier 1811.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Poète - Député - Homme politique - Danton - Histoire de l'Art

1792
septembre

Massacres de septembre


Entre les 2 et 6 septembre 1792 se déroulent les funestes événements des massacres de septembre. Les partisans de la Révolution française tombent dans une psychose renvoyant à la possibilité d'un coup d'état de la part des royalistes, soutenus par la coalition austro-prusse. Cet épisode fait à Paris 1 300 morts, notamment dans les prisons, au cours d'exécutions sommaires. Ces tueries déteignent sur les élections des députés à la Convention, provoquant une radicalisation des esprits profitant aux Montagnards.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Prison - Histoire de la Politique

1792
22 septembre

Abolition de la Monarchie


Dès sa première séance, la Convention, qui exerce le pouvoir législatif, abolit la royauté après les interventions de Collot d'Herbois et de l'abbé Grégoire qui déclare : "Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les cours sont l'atelier du crime, le foyer de la corruption et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologe des nations". Le lendemain, l'An I de la République est proclamé.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Abolition - Monarchie - Histoire de la Révolution

1793
23 février

La Convention décide la conscription de 300 000 hommes


Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, l’armée révolutionnaire semble marquer le pas. Paris reste loin des armées autrichiennes ou prussiennes, mais la France risque de perdre confiance et ne souhaite guère laisser un avantage psychologique à ses adversaires, d’autant plus qu’un débarquement anglais est toujours à craindre. Les Girondins, à la tête de la Convention, décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l’armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Dans un contexte économique qui reste précaire, cette conscription massive n’est pas du goût de tous. Ainsi, plusieurs régions vont réagir vivement et des foyers insurrectionnels vont fleurir, comme à Lyon. Mais surtout, cette conscription va être l'élément déclencheur de la Guerre de Vendée.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Girondins - Neerwinden - Histoire de la Révolution

1793
10 mars

Création du Tribunal révolutionnaire


La Convention met en place le Tribunal criminel extraordinaire communément appelé "Tribunal révolutionnaire". Les jurés sont choisis en nombre égal dans tous les départements. Le tribunal dépend directement de l'accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales : l'acquittement ou la guillotine. Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre "toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté, tout complot royaliste." En faisant allusion à la période de troubles et de massacres que vit la France, Danton déclare : "Soyons terribles pour dispenser le peuple de l'être." Le tribunal révolutionnaire fonctionnera à plein régime jusqu'au 31 mai 1795, date à laquelle il sera définitivement supprimé.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Guillotine - Danton - Histoire du Tribunal révolutionnaire - Histoire de la Révolution

1793
2 avril

La Convention déclare Paoli "traître à la Patrie française"


Suite à l’échec de l’expédition de Sardaigne, Pascal Paoli est désigné "traître à la Patrie française" par la Convention. Celle-ci l’avait sommé de venir se justifier à Paris, ce qu’il avait refusé. En réponse, il réunit une Consulte et rompt les liens avec la Convention pour se tourner vers l’Angleterre. Celle-ci répond favorablement mais pour mieux écarter Paoli du pouvoir.
Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Convention - Paoli - Histoire de la Révolution

1793
1 août

Le Comité de salut public crée l'armée de l'ouest


Face à la menace Vendéenne, le Comité de salut public décide de réagir en rassemblant des troupes : c’est l’armée de l’ouest. Sous les ordres de Kléber, celle-ci inclue notamment l’armée de Mayence, vaincue au mois de juillet. Cet envoi massif de troupes sera, dans un premier temps, fortement bousculé par les "Blancs" de l’armée catholique et royale, mais les "Bleus" reprendront le dessus dès leur victoire à Cholet le 17 octobre et mettront rapidement fin à l’avancée des colonnes vendéennes.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Robespierre - Comité de Salut public - Kléber - Histoire de la Révolution

1793
10 octobre

Saint-Just déclare la Convention


La Convention provisoire vote un décret selon lequel "le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix". A l'instigation de Louis-Antoine Saint-Just, âgé de 27 ans, cette loi accentue la Terreur inaugurée par les massacres de septembre 1792. Accusé de corruption et de laxisme, le conseil exécutif est placé sous la surveillance de la Convention selon le principe révolutionnaire 'Il est impossible que les lois révolutionnaires soient exécutées si le gouvernement lui-même n'est constitué révolutionnairement".
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Terreur - Saint-Just - Histoire de la Révolution

1793
30 octobre

Interdiction des clubs féminins.


Les femmes n'ayant aucun droit politique, la Convention leur interdit de se réunir en club. L'assemblée craint que ces regroupements ne soient des réunions politiques.
Voir aussi : Dossier histoire du féminisme - Histoire de la Convention - Interdiction - Histoire des Femmes

1793
6 novembre

Philippe-Egalité meurt sur l'échafaud


Louis-Philippe Joseph d'Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Il est accusé de vouloir restaurer la monarchie. Fervant révolutionnaire, le Duc d'Orléans est cousin de Louis XVI. Lors du procès du roi de France il n'avait pas hésité à voter sa mort. En 1792 il décida de prendre le nom de Phillippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d'avril. Son fils deviendra roi de France en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
Voir aussi : Exécution - Histoire de la Convention - Louis-Philippe - Histoire de la Guillotine - Histoire de la Révolution

1793
24 novembre

La publication du calendrier révolutionnaire


La Convention publie le calendrier républicain. Le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, les députés décident que les actes du gouvernement seront désormais datés de "l'An 1 de la République". Le 5 octobre 1793, les députés votent l'abolition du calendrier grégorien, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII en 1582. Les semaines deviennent des décades, les mois ont tous 30 jours et le poète Fabre d'Églantine renomme les mois et les jours. Napoléon Ier l'abolira le 9 septembre 1805 et le calendrier grégorien reprendra le 1er janvier 1806.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Révolution

1794
21 janvier

Les colonnes infernales de Turreau fondent sur la Vendée


Après la dislocation de l’armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la "pacification" de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement souhaitent appliquer jusqu’au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d’importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1794
27 janvier

La Convention impose la langue française


Sur une proposition du député Bertrand Barère, la Convention décide que le Français est la langue obligatoire pour tous les documents publics : "Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur." Des professeurs de français sont dépêchés en Bretagne, en Alsace, en Corse et aux frontières espagnoles et italiennes.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Langue française - Histoire des Institutions

1794
3 février

La Convention abolit l'esclavage


Sur une proposition des députés René Lavasseur, Delacroix et Danton, l'esclavage est aboli sur tout le territoire de la République Française. A la tribune, les représentants de Saint-Domingue, principale colonie française, sont ovationnés. La loi du 16 pluviôse an II sera transgressée dès 1799 quand la traite reprendra au Sénégal. En 1802, le Premier consul Napoléon Bonaparte rétablira l'esclavage en France. Le commerce des esclaves continuera d'être exercé jusqu'au 27 avril 1848, date à laquelle il sera définitivement aboli cette fois par la IIème République.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de l'Esclavage - Abolition - Danton - Delacroix - Histoire du Racisme

1794
11 mars

Création de la future école polytechnique


La Convention décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom d'"Ecole polytechnique" par la loi du 1er septembre 1795.
Voir aussi : Fondation - Histoire de la Convention - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de Polytechnique - Histoire des Institutions

1794
7 mai

Le culte de l'Etre suprême


La Convention crée par décret une nouvelle religion : le culte de l'Etre suprême. C'est Robespierre, inspiré par les idées des philosophes du XVIIIème siècle, qui fait adopter ce culte. Il y voit un fondement métaphysique des idéaux républicains. Mais la fête de l'Etre suprême mécontente les Montagnards et n'intéresse pas le peuple. Robespierre, à l'origine de la Terreur, sera guillotiné le 28 juillet 1794.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1794
10 juin

La Convention décrète la Terreur


La Terreur, la répression révolutionnaire qui commença avec la création du Tribunal d'exception et des comités de surveillance en mars 1793, se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort. En juillet, les députés craignant d'être à leur tour victimes de la Terreur, feront arrêter Robespierre et ses partisans. En octobre 1795, la Convention sera dissoute et laissera place au Directoire.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1794
27 juillet

Fin de la Terreur


A la tribune de la Convention, Maximilien Robespierre se fait huer du haut des gradins aux cris de "A bas le tyran !". Ses opposants lui reprochent d'avoir instauré la loi du 22 prairial (10 juin) qui met en place la "Grande Terreur" et d'avoir organisé un système d'espionnage des députés. La grande majorité des conventionnels rejoint le mouvement. Robespierre "l'Incorruptible" et Saint-Just "l'Archange de la Terreur", Couthon, Robespierre jeune, frère de Maximilien, ainsi qu'une vingtaine d'autres jacobins seront exécutés le lendemain sans avoir été jugés. La Convention fait fermer le club des Jacobins et instaure la République thermidorienne.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1794
30 octobre

Création de l'Ecole Nationale Supérieure


L'Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l'enseignement. Ils devront séjourner quatre mois au sein de l'école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L'ENS sera supprimée par Louis XVIII en 1822 puis réhabilitée. Elle accueille des étudiants issus de classes préparatoires et compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou Laurent Fabius.
Voir aussi : Création - Histoire de la Convention - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Institutions

1795
21 février

Rétablissement de la liberté de culte en France


La Convention met fin à cinq ans d'intolérance religieuse en proclamant la liberté de culte. Désormais, l'Etat autorise l'exercice du culte de son choix mais insiste sur le fait qu'il doit se dérouler sans signes ostentatoires et que l'Etat ne sera pas mis à contribution pour fournir des lieux de prières.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Liberté de culte - Histoire de la Révolution




Annonces Google






Voir un exemple

Voir un exemple


RECHERCHE
Mot-clé
Un jour
Année  Ex : 1959
Pays
Thèmes


Top des recherches  Recherche avancée
Les grandes rubriques
Art
Economie
Grandes aventures et découvertes
Grandes périodes historiques
Guerres
Médias
Politique
Religions
Rois de France
Sciences et techniques
Société
Sports

Témoignages

Vous êtes fasciné par l'histoire d'un pays ?

Russie impériale ou soviétique, Chine ancestrale ou maoïste, Égypte pharaonique ou contemporaine, Pérou des incas ou des Espagnols... Vous êtes fasciné par l'histoire d'un pays ? Partagez cet intérêt avec les lecteurs de L'Internaute.

Participez | Premiers témoignages | 24 contributions

Vos images anciennes des bains de mer

Participez | Premiers témoignages | 6 contributions

Quel monument historique vous impressionne le plus ?

Participez | Premiers témoignages | 34 contributions

Histoire : tous les témoignages