Jour par Jour, Procès
2006
|
5 novembre
Saddam Hussein condamné à mort
Ouvert à la mi-octobre, le Tribunal spécial irakien rend son verdict : Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison pour crime contre l’humanité, pour le massacre de Doujaïl. En 1982, en effet, près de 150 chiites furent massacrés dans ce village. Jugé dans un premier temps pour ces faits, l’ancien président de la République d’Irak aurait encore pu répondre de nombreuses autres accusations : massacres, génocides, crimes de guerre… Il sera finalement pendu le 30 décembre. Voir aussi : Procès - Saddam Hussein - Histoire de la Justice - Histoire de l'Irak -
Le 5 Novembre -
Année 2006
|
|
|
|
2005
|
1 décembre
Acquitement général dans l'affaire d'Outreau
L’acquittement en appel de six condamnés, demandé par le procureur lui-même, met un terme à l’affaire d’Outreau. Sur les 17 personnes mises en examen lors du procès de Saint-Omer, 13 seront finalement acquittées face à l’écroulement de la thèse du réseau. Qualifiée de naufrage judiciaire et médiatique, l’affaire d’Outreau révèle des failles dans les méthodes utilisées pour les abus sexuels sur mineurs. L’Etat présentera par la voix du Président de la République ses excuses aux victimes. Voir aussi : Procès - Histoire de la Justice - Histoire de France -
Le 1 Décembre -
Année 2005
|
|
|
|
2000
|
8 août
Levée d'immunité pour Pinochet
La Cour suprême du Chili lève l'immunité parlementaire du sénateur et ex-dictateur Augusto Pinochet. Le juge Juan Guzman le poursuivra en justice pour les crimes commis contre les opposants au régime par la commando appelé la "Caravane de la mort" entre 1973 et 1978. Mais, en juillet 2002, la Cour suprême suspendra les poursuites engagées contre Augusto Pinochet, alors âgé de 86 ans, pour raisons médicales. Il abandonnera alors son poste de sénateur à vie. En 2005, il sera à nouveau question de le juger pour son implication dans l’ « opération Condor ». Voir aussi : Procès - Pinochet - Histoire de la Politique - Histoire du Chili -
Le 8 Août -
Année 2000
|
|
|
|
1994
|
17 juin
La course poursuite d'O.J. Simpson
Les chaînes de télévision américaines suspendent leurs programmes pour suivre en direct pendant deux heures le fuite de la star de football américain, Orenthal James Simpson, qui finit par se rendre à la police. Celui-ci est le principal suspect dans le meurtre de son ex-femme Nicole Brown et de son amant Ronald Goldman. Après neuf mois de procès et la déposition de plus de cent témoins, O.J. Simpson sera finalement acquitté. Voir aussi : Procès - Histoire des Faits divers - Histoire des Etats-Unis -
Le 17 Juin -
Année 1994
|
|
|
|
1991
|
25 septembre
Mort de Klaus Barbie
L'ancien chef de la Gestapo de Lyon meurt d'un cancer à 77 ans à la prison Saint-Joseph de Lyon. Condamné par contumace en 1947 et en 1954 par le tribunal militaire de Lyon, il ne sera véritablement jugé qu'en 1987 et condamné à perpétuité pour crime contre l'humanité. Le "boucher de Lyon" est à l'origine de 10 000 arrestations, 1 046 fusillés et 6 000 morts ou disparus. Protégé par les services secrets américains et par les dictatures latino-américaines, il s'était enfui en Bolivie et au Pérou après la guerre. Il a été extradé vers la France par la Bolivie en février 1983. Voir aussi : Décès - Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 25 Septembre -
Année 1991
|
|
|
|
1987
|
4 juillet
Perpétuité pour Klaus Barbie
Ouvert le 11 mai, le procès de l'ancien chef de la Gestapo de Lyon s'achève devant la Cour d'Assises du Rhône. Accusé de tortures, d'exécutions, de déportations, notamment celle des enfants d'Izieu en 1944, Barbie est condamné à la réclusion à perpétuité. Défendu par l'avocat Maître Jacques Vergès, l'accusé a toujours refusé d'assister aux débats. Klaus Barbie mourra en prison en 1991. Voir aussi : Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Klaus Barbie - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 4 Juillet -
Année 1987
|
|
|
|
1987
|
11 mai
Klaus Barbie devant les tribunaux
Le procès de l'ancien commandant de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, a lieu devant la Cour d'assises du Rhône. En 1983, il a été retrouvé en Bolivie, extradé en France puis inculpé pour crimes contre l'humanité. Il est reconnu responsable de la déportation de centaines de juifs français vers le camp d'Auschwitz-Birkenau, dont 44 enfants réfugiés à la Maison d'Izieu. Il sera condamné à la réclusion à perpétuité et décédera en prison à l'âge de 78 ans en 1991. Voir aussi : Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Klaus Barbie - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 11 Mai -
Année 1987
|
|
|
|
1954
|
28 novembre
Dominici condamné à mort
Au terme d’un procès retentissant où l’accusé a prétendu tout et son contraire, Gaston Dominici est condamné à mort par la cour d’assises de Digne. L’histoire remonte au 5 août 1952. Gaston Dominici avait découvert les corps de trois personnes de nationalité anglaise : un couple et sa fillette de dix ans dont le crâne à été fracassé. Trois balles ont été tirées par un vieux fusil retrouvé plus tard. Chef d’un "clan" familial modeste, dominant sa femme et en mauvais terme avec l’un de ses fils, Gaston est rapidement suspecté, notamment après le témoignage de deux de ses fils à des proches. Gaston passera aux aveux et racontera neuf fois la même histoire sordide : il aurait vu la femme se déshabiller, lui aurait proposé des rapports sexuels qu’elle aurait acceptés. Le mari apparaissant, il l’aurait tué ainsi que la femme et la fille. Mais le procès relève de nombreuses incohérences tandis que Gaston Dominici se rétracte, et que la famille Dominici règle ses comptes dans la salle d’audience. Cette accusation sans preuve, "au bénéfice du doute", avive également les passions. Dominici sera finalement relâché en 1960. Voir aussi : Procès - Histoire de la Justice - Histoire de France -
Le 28 Novembre -
Année 1954
|
|
|
|
1953
|
19 juin
Exécution des époux Rosenberg
Ethel et Julius Rosenberg, 35 et 37 ans, meurent sur la chaise électrique dans la prison de Sing-Sing, près de New York. Ces membres du parti communiste américain ont été condamnés deux ans plus tôt pour avoir livré des secrets nucléaires à l'URSS. Malgré une campagne internationale d'opinion en leur faveur et un appel à la clémence du pape Pie XII, le président Eisenhower rejettera la grâce. Cette exécution survient au paroxysme de "la chasse aux sorcières" menée par le sénateur Joseph McCarthy. Voir aussi : Dossier histoire du nucléaire - Exécution - Procès - Dossier histoire de la guerre froide : l'apogée (1949-1953) - Histoire de la Bombe atomique - Histoire de la Guerre froide - Histoire des Etats-Unis - Histoire de la Russie -
Le 19 Juin -
Année 1953
|
|
|
|
1953
|
13 janvier
Complot des blouses blanches
C’est par l’intermédiaire de la Pravda que Staline annonce sa nouvelle purge. Le motif invoqué est à nouveau la suspicion de complot. Il touche des médecins du Kremlin, d’où le nom de "complot des blouses blanches". Suspecté de l’assassinat de Jdanov, ces derniers payent avant tout l’antisémitisme et l’anti-cosmopolitisme de Staline qui ont déjà conduit au procès de Prague. Certainement prémices d’une nouvelle campagne de purge contre une grande conspiration imaginaire, ce complot sera désamorcé après la mort de Staline et ses accusés blanchis. Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Procès - Staline - Dossier histoire de la guerre froide : l'apogée (1949-1953) - Purges - Histoire des Scandales politiques-
Le 13 Janvier -
Année 1953
|
|
|
|
1952
|
3 décembre
Purges Staliniennes : le procès de Prague
A Prague, le procès spectaculaire de 14 hauts dirigeants du parti communiste tchécoslovaque se termine par la condamnation à mort de 11 d'entre eux. Les hommes sont accusés d'avoir comploté pour écarter le PC de Tchécoslovaquie. Durant le procès, les accusés sont forcés d'avouer des crimes politiques absurdes, leur chef Rudolf Slansky déclarant avoir lui-même organisé l'arrestation de ses collaborateurs. Les 14 prévenus, essentiellement des juifs, sont inculpés de trahison au profit d'Israël. Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Procès - Staline - Dossier histoire de la guerre froide : l'apogée (1949-1953) - Histoire de Prague - Histoire de l'Opposition - Histoire de la Russie - Histoire de la République Tchèque -
Le 3 Décembre -
Année 1952
|
|
|
|
1946
|
30 septembre
Verdict du procès de Nuremberg
Le tribunal militaire international de Nuremberg en Allemagne déclare 22 dirigeants nazis coupables de crime de guerre et en condamne 12 à la peine capitale pour "crime contre l'humanité". Parmi eux, l'ancien commandant en chef de la Luftwaffe, Hermann Goering qui se donnera la mort le 15 octobre, à la veille de son exécution. Voir aussi : Procès - Histoire de Nuremberg - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de l'Allemagne -
Le 30 Septembre -
Année 1946
|
|
|
|
1945
|
20 novembre
Ouverture du procès de Nuremberg
Les criminels de guerre nazis sont jugés par un tribunal interallié à Nuremberg en Allemagne. La ville-phare de l'idéologie nazie devient lé théâtre d'un procès qui va durer près d'un an (1er octobre 1946). Le jury est composé de représentants des Etats-Unis, de l'Angleterre, de l'URSS et de la France. Sur les 24 hauts dignitaires du IIIème Reich, 11 seront condamnés à mort par pendaison le 16 octobre 1946. Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Procès - Histoire de Nuremberg - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de l'Allemagne -
Le 20 Novembre -
Année 1945
|
|
|
|
1945
|
4 octobre
Ouverture du procès de Pierre Laval
L'ancien vice-président du gouvernement de Vichy doit s'expliquer devant la haute cour pour expliquer son rôle pendant la collaboration et son alliance avec le régime nazi. Le procès se déroule à la hâte et Laval doit souffrir les insultes des jurés. Il est condamné à mort le 9 octobre et exécuté le 15 à la prison de Fresnes après avoir tenté de se suicider. Voir aussi : Procès - Laval - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 4 Octobre -
Année 1945
|
|
|
|
1945
|
23 juillet
Ouverture du procès Pétain
Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l'Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice de Paris. Il se contente de donner lecture d'une déclaration liminaire et refusera de prendre la parole durant toute la durée de son procès. La confusion des débats ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités du maréchal et des institutions de la IIIème République pendant la collaboration. Pétain sera condamné à mort le 15 août, radié de l'Académie française et démuni de tous ses biens. Le général De Gaulle lui accordera la grâce présidentielle en commuant sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l'île d'Yeu, il y mourra six ans plus tard. Voir aussi : Procès - Pétain - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 23 Juillet -
Année 1945
|
|
|
|
1942
|
19 février
Ouverture du procès de Riom
Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ainsi les actions du maréchal Pétain, ministre de la Guerre en 1934 sortent du champ du procès. Le procès de Riom tournera rapidement à la confusion et Hitler, irrité, le suspendra en avril. Les accusés seront renvoyés en prison puis livrés aux Allemands. Voir aussi : Procès - Pétain - Daladier - Histoire du Procès de Riom - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Histoire de France -
Le 19 Février -
Année 1942
|
|
|
|
1938
|
2 mars
Le bloc des droitiers en accusation à Moscou
Accusés de déviations et de trahison droitière ou trotskyste, Boukharine, Kirov et 19 co-accusés sont mis en accusation lors du dernier procès de Moscou. Là encore les accusations reposent sur les aveux incroyables des prévenus : tentative d’assassinat sur Staline, connivence avec l’ennemi, espionnage… Parmi les accusés figure aussi Guenrikh Iagoda, un des artisans de la Grande Purge. Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Procès - Staline - Histoire de Moscou - Purges - Histoire de la Justice-
Le 2 Mars -
Année 1938
|
|
|
|
1937
|
23 janvier
Deuxième procès de Moscou
Outil majeur des purges staliniennes, le deuxième procès de Moscou, ou procès des 17, met en cause essentiellement des responsables économiques. En tout, quatre procès décimeront les élites russes afin d’asseoir le pouvoir de Staline. A chaque fois, les motifs invoqués tournent autour de trahison trotskyste et de sabotage. Ils donnent lieu à des aveux fantaisistes pour finir dans le sang des accusés. Le premier procès mettait en cause des hauts dirigeants politiques, ce qui sera également le cas du quatrième. Ceci permet à Staline d’exécuter trois responsables politiques majeurs : Zinoviev, Kamenev et Boukharine. Quant au troisième procès, il décimera la tête de l’Armée rouge. La plupart des accusés sont condamnés à mort et exécutés le 30 janvier. Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Procès - Staline - Histoire de Moscou - Purges - Histoire de la Justice-
Le 23 Janvier -
Année 1937
|
|
|
|
1904
|
5 mars
La Cour de Cassation accepte la demande en révision du procès Dreyfus
Les démarches d’Alfred Dreyfus en vue de sa réhabilitation aboutissent à une première victoire auprès de la justice française. La Cour de Cassation, réputée pour son indépendance, accepte d’étudier le dossier Dreyfus pour éventuellement casser le jugement de Rennes de 1899 et demander un renvoi. Un an et demi plus tard, le jugement sera en effet cassé sans que le renvoi ne soit demandé : Dreyfus sera dès lors réhabilité. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Réhabilitation - Histoire de la Justice - Histoire de France -
Le 5 Mars -
Année 1904
|
|
|
|
1899
|
9 septembre
Dreyfus à nouveau condamné
Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : le militaire est déclaré coupable et condamné à dix ans d’emprisonnement. Le verdict est incompréhensible pour de nombreux observateurs mais les juges lui ont concédé les circonstances atténuantes pour diminuer sa peine. Les anti-dreyfusards se réjouissent mais condamnent cette clémence. En fait, dans un climat proche de l’insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c’est un compromis qui a pour but de sauver l’honneur de l’Etat et de l’armée. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet graciera Dreyfus. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Waldeck-Rousseau - Histoire de la Justice - Histoire de France -
Le 9 Septembre -
Année 1899
|
|
|
|
|