1849
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24 mars
Le Grand Dessein des Tuileries
Le Grand Dessein, projet qui consiste à relier les Tuileries au Louvre, est à nouveau d’actualité et son achèvement est voté sous Napoléon III. C’est Henri IV qui, le premier, entreprit de tels travaux en édifiant la Grande Galerie qui longe la Seine. De générations en générations, les parisiens verront ainsi s’élever le Pavillon de Flore, l’aile Rohan, la Cour Napoléon et bien d’autres édifices. Mais le Grand Dessein partira en fumé, en même temps que le palais des Tuileries lors des événements de la Commune. Voir aussi : Napoléon III - Henri IV - Dossier histoire des Tuileries - Histoire du Louvre - Histoire des Grands travaux
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1851
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15 août
Une femme reçoit la légion d'honneur
La Bretonne, Angélique-Marie Duchemin, 79 ans, ancien soldat de la République, reçoit des mains de Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur Napoléon III, la légion d'honneur. Elle est la première femme à recevoir cette décoration qui a été instituée par Napoléon Bonaparte en 1802 pour récompenser les hauts faits civils et militaires. Elle mourra aux Invalides en 1859. Voir aussi : Dossier histoire du féminisme - Napoléon III - Histoire de la Légion d'honneur - Histoire des Femmes
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1851
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2 décembre
Coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte
Au petit matin, le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte (élu en décembre 1848) organise un Coup d'Etat dans le but de restaurer l'empire. Les murs de Paris sont placardés d'affiches annonçant la dissolution de l'Assemblée et du Conseil. Les nouvelles dispositions prises par le prince-président, prévoient aussi de consulter le peuple par voie de référendum sur l'instauration d'une nouvelle Constitution. Le neveu de Napoléon Ier choisit d'agir le 2 décembre en souvenir du sacre de son oncle et de sa grandeur militaire le jour de la bataille. Tout comme son aïeul il deviendra empereur sous le nom de Napoléon III, le 2 décembre 1852 Voir aussi : Histoire de Paris - Sacre - Coup d'Etat - Napoléon III - Louis-Napoléon Bonaparte - Histoire du Second Empire
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1851
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4 décembre
Répression de Louis-Napoléon Bonaparte
Deux jours après son Coup d'Etat, le président Louis-Napoléon Bonaparte organise une sanglante répression contre les insurgés (en majorité des ouvriers) s'opposant à sa prise de pouvoir. Les barricades qui se sont élevées depuis la veille sur les boulevarda parisiens sont prises d'assaut par l'armée. Les fusillades font environ 400 morts. En deux jours, la police du prince-président procède à plus de 25 000 arrestations. En province, 32 départements sont mis en état de siège, mais la résistance des paysans sera elle aussi écrasée dans le sang. Voir aussi : Napoléon III - Louis-Napoléon Bonaparte - Répression - Histoire du Second Empire
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1851
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11 décembre
Victor Hugo s'exile en Belgique
Fervent opposant au Coup d'Etat de Napoléon III (2 décembre), Victor Hugo doit s'exiler en Belgique pour fuir la répression. Muni d'un faux passeport il prend le train de nuit pour Bruxelles. L'année suivant son exil se poursuivra sur l'île anglo-normande de Jersey puis en 1855 à Guernesey. Pendant plus de 15 ans, il écrira des satires contre celui qu'il appelle "Napoléon le petit". Hugo ne reviendra en France qu'après l'abolition du Second Empire en 1870. Voir aussi : Napoléon III - Victor Hugo - Exil - Histoire des Romans
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1852
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22 janvier
Création de la médaille militaire
Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, crée une nouvelle décoration : la médaille militaire. Elle est accordée aux sous-officiers et hommes de troupe pour leur ancienneté de service. Ainsi qu'aux officiers généraux qui ont commandé en chef devant l'ennemi. Voir aussi : Napoléon III - Histoire des Institutions
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1852
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17 février
Louis-Napoléon censure la presse
Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte établit un ensemble de mesures préventives et de sanctions visant à museler la presse. Par décret, il est interdit aux journaux de rendre compte des débats parlementaires et des procès autrement qu'en reproduisant les procès-verbaux officiels. La censure des images est rétablie. Les journaux ne respectant pas ce décret pourront être suspendus après un avertissement et définitivement supprimés s'ils récidivent. Entre mars 1852 et juin 1853, 91 avertissements seront délivrés par le ministre de la Police, Maupas. Voir aussi : Napoléon III - Histoire de la Censure - Histoire du Second Empire
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1852
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21 novembre
Restauration de l'Empire
Le Sénat convoque les Français aux urnes en organisant un plébiscite sur le rétablissement de l'Empire. Le "oui" l'emporte très majoritairement, mais près de 2 millions d'électeurs se sont abstenus. Le Second Empire sera officiellement proclamé le 2 décembre. Louis-Napoléon Bonaparte deviendra le nouveau souverain des Français sous le nom de Napoléon III. Voir aussi : Sacre - Napoléon III - Histoire du Second Empire
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1853
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29 janvier
Napoléon III épouse Eugénie de Montijo
Eperdument amoureux depuis plusieurs mois, Napoléon III épouse la jeune espagnole Eugenia Maria de Montijo de Guzman, comtesse de Teba. Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités dureront deux jours. Le 16 mars 1856, l'impératrice Eugénie donnera naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis. Voir aussi : Dossier histoire Mariage - Napoléon III - Histoire du Second Empire
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1854
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22 juin
Le livret ouvrier généralisé
Craignant encore les agitations ouvrières, Napoléon III et l’Assemblée décident de renforcer les mesures de restrictions. Une loi est ainsi votée pour généraliser le livret ouvrier. Ce dernier a pour objectif de contrôler le travail et le déplacement des travailleurs, le maire ou le préfet étant maîtres de sa régularisation. Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Napoléon III - Livret ouvrier - Histoire du Social
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1858
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14 janvier
Attentat raté contre Napoléon III
L'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. L'explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini, partisan de la réunification italienne, reprochait à l'empereur d'entraver l'unification de son pays. Il sera condamné à mort et guillotiné le 13 mars. Voir aussi : Attentat - Napoléon III - Histoire du Second Empire
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1858
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19 février
Proclamation de la "loi des suspects"
La loi de sûreté générale est adoptée par l'Assemblée à 227 voix contre 24. Napoléon III, qui a été victime d'un attentat le 14 janvier, entend grâce à cette loi interner ou expulser toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. A partir du 24, des "suspects" seront arrêtés dans toute la France. Présentés à des commissions départementales, une centaine d'entre eux sera déportée en Algérie. Voir aussi : Napoléon III - Histoire de la Loi des suspects - Histoire du Second Empire
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1859
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3 mai
La campagne d'Italie
A la suite de l'alliance conclue entre la France et la Sardaigne pour la formation de l'unité italienne, les forces franco-sardes, d'une part, et les troupes autrichiennes, de l'autre, entrent en guerre. Napoléon III, redoutant une intervention de la Prusse et suivant les conseils de modération de la Russie, mettra fin à la campagne en signant avec l'empereur d'Autriche François-Joseph l'armistice de Villafranca (Italie) en juillet 1859. Nice et la Savoie seront rattachés à la France. Voir aussi : Napoléon III - Histoire de Nice - Histoire de la Savoie - Histoire du Second Empire
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1860
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Création de la station de Deauville
Démi-frère de Napoléon III, le duc de Morny fonde la station balnéaire de Deauville. Il tomba sous le charme de Trouville-sur-Mer et de ses environs lors d’un séjour, deux années plus tôt. Accompagné par le docteur Olliffe, l’architecte Breney et le banquier Donon, il ne rencontre aucune difficulté pour commencer les travaux. C’est ainsi que jusqu’en 1864, la ville prendra forme, parée de villas et d’un hippodrome. Desservie par un chemin de fer, elle attirera la noblesse et toutes les célébrités, développant ainsi le tourisme estival. Voir aussi : Napoléon III - Dossier histoire des vacances estivales - Histoire du Tourisme - Station - Histoire des Loisirs
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1866
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12 février
Ultimatum des Etats-Unis à Napoléon III
Au nom de la doctrine Monroe (l'Amérique aux Américains), Washington somme l'empereur français de retirer ses troupes du Mexique. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de constituer une armée nationale. L'expédition française au Mexique a commencé en 1862 quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappellera ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains. Voir aussi : Napoléon III - Maximilien - Histoire de la Politique
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1867
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23 octobre
Garibaldi envahit le Vatican
Giuseppe Garibaldi tente de s'emparer de l'état pontifical protégé par Napoléon III depuis le décret du 15 septembre 1864 signé avec le roi Victor-Emannuel II. Les troupes françaises interviennent et le Pape Pie IX obtient la protection de la France pour encore trois ans. Garibaldi échoue dans sa tentative de rallier le Vatican à l'unité italienne. Il sera définitivement battu à Montana le 3 novembre par les troupes du général de Failly et renoncera aux états pontificaux. Voir aussi : Pape - Invasion - Napoléon III - Pie IX - Garibaldi - Histoire des Guerres
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1867
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3 novembre
La bataille de Mentana
Les volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule. Mais ils sont écrasés à Mentana (près de Rome) par les soldats pontificaux qui bénéficient du soutien d'un contingent français envoyés par Napoléon III. Le roi d'Italie attendra la défaite de la France face à la Prusse pour se saisir enfin de la ville de Rome et en faire sa capitale. Voir aussi : Bataille - Pape - Napoléon III - Victor-Emmanuel - Pie IX - Histoire des Guerres
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1870
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19 juillet
La guerre de 1870 éclate
Napoléon III déclare précipitamment la guerre à la Prusse à la suite à la dépêche d'Ems. Bismark, qui a besoin d’une guerre pour renforcer l’unité Prussienne et aboutir au IIème Reich, avait déformé les propos de cette dernière pour provoquer Napoléon III. Ce-dernier, loin d’avoir la clairvoyance de son oncle, réagit vivement alors que son armée n’est pas prête. L'alliance germano-prussienne mobilise 800 000 hommes contre seulement 250 000 pour la France. La guerre de 1870 sera expéditive. En un mois et demi, les armées prussiennes captureront Napoléon III à Sedan et marcheront sur Paris. Voir aussi : Napoléon III - Bismarck - Histoire de Sedan - Histoire de la Guerre de 1870
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1870
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2 septembre
Napoléon III vaincu à Sedan
L'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française s’était repliée après avoir tenté d’aller soutenir Bazaine à Metz. Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée ne peut rien contre les Prussiens. Napoléon III, présent dans la ville, capitule et est fait prisonnier. A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l'Empire et le début de la IIIème République. L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard. Voir aussi : Napoléon III - Bismarck - Histoire de Sedan - Histoire de la Guerre de 1870
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1870
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4 septembre
Naissance de la IIIème République
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon. Le corps législatif se réunit à 1h du matin. La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement. Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clemenceau dans le 18ème. La République est proclamée aux Tuileries. Voir aussi : Histoire de Paris - Napoléon III - République - Arago - Clemenceau - Histoire de la Troisième République
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