1948
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17 mars
Signature du Traité de Bruxelles
Les représentants du Benelux, de la Grande-Bretagne et de la France signent le traité de Bruxelles qui institue l'UEO (Union de l'Europe occidentale). Il s'agit d'un pacte régional d'assistance militaire et économique valable sur une période de 50 ans auquel d'autres pays peuvent se rallier. A la demande de la France, l'Allemagne est désignée comme adversaire potentiel dans la partie du traité concernant la défense commune. Les instances militaires du traité de Bruxelles seront incorporées à celles de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en décembre 1950. Voir aussi : Histoire de l'OTAN - Histoire des Traités
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1948
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17 mars
Traité d'assistance entre la Grande-Bretagne, la France et le Bénélux
Inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes soutenues par le Kremlin, la Grande-Bretagne, les pays du Benelux et la France passent un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression. Pour la première fois depuis l’armistice de 1945, les alliances politiques et militaires ne sont plus dirigées contre l’Allemagne mais contre l’URSS. L’Europe craint en effet à ce moment une Troisième Guerre mondiale. Cet accord précède en fait d’un an la création d’un accord militaire de plus grande ampleur : l’OTAN. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre froide : de l'Alliance aux deux blocs - Histoire de l'OTAN - Histoire du Coup de Prague - Histoire de la Guerre froide
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1949
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4 avril
Signature du Traité de l'Atlantique Nord
Douze démocraties occidentales signent le Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à Washington pour faire face à la menace soviétique. Volet militaire de l’Alliance atlantique, cette organisation permet de dépasser les situations de statu quo que ne peut régler l’ONU. L’OTAN a pour objectif de souder les pays occidentaux européens contre l’URSS et les démocraties populaires. Il sera un des instruments de l’équilibre de la terreur et paradoxalement n’aura de mission qu’en 1995 en ex-Yougoslavie, alors que l’URSS n’existe plus. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre froide : de l'Alliance aux deux blocs - Histoire de l'OTAN - Histoire de Washington - Histoire des Traités
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1951
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La base de Keflavik, concédée aux Américains
Sous l’égide de l’OTAN, dont elle fait partie depuis 1949, l’Islande autorise les Américains à occuper la base de Keflavik. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, ces derniers avaient succédé aux Britanniques dans leur mission d’occupation des terres islandaises contre le Danemark. Ce pays était en effet envahi par l’ennemi nazi depuis 1940. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les troupes américaines rechignèrent à quitter le territoire stratégique qu’était l’Islande. Le conflit qui naquit alors trouva une solution en 1946 : les Américains pouvaient contrôler l’aéroport mais seulement sur une durée de six ans et demi. Voir aussi : Nazi - Histoire de l'OTAN - Histoire de la Guerre froide
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1952
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27 mai
Traité de la Communauté européenne de Défense
La crainte d’une possible troisième guerre mondiale, alimentée par le contexte de la guerre froide, pousse les dirigeants européens à envisager sérieusement la mise en place d’une armée commune. Deux ans après la première proposition du président du Conseil français René Pleven, en 1950, les Etats français, italien, belge, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de reconstituer l’armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l’opinion française n’est pas unanime, notamment chez les communistes et les gaullistes. Finalement, le traité sera rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954. Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Dossier histoire de la guerre froide : l'apogée (1949-1953) - Histoire de l'OTAN - Histoire de la CED - Histoire de la Construction européenne
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1954
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30 août
La France rejette la CED
Les négociations pour la Communauté européenne de défense (CED), qui durent depuis plus de deux ans, échouent du fait du refus du Parlement français de ratifier le projet. Les députés craignent le réarmement de l'Allemagne, les communistes s’inquiètent des conséquences pour l’Union soviétique et les gaullistes redoutent la perte de la souveraineté de l'armée française au profit des Etats-Unis. Voir aussi : Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de l'OTAN - Histoire de la CED - Histoire de la Construction européenne
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1954
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20 octobre
La RFA intègre l’OTAN
La République fédérale d’Allemagne intègre l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord. Après le rejet de la Communauté de Défense européenne par les Français, cette intégration permet à l’Allemagne d’entrer dans un jeu d’alliance militaire et de retrouver une place sur le terrain international. Voir aussi : Traité - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Histoire de l'OTAN - Histoire de la RFA - Histoire des Traités
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1966
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7 mars
La France se retire de l'OTAN
Le général de Gaulle annonce officiellement l’intention de la France de se retirer de la structure militaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Le chef de l'Etat refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l'organisation. Il demande également aux Etats-Unis d'évacuer leurs bases situées sur le territoire français, à Fontainebleau et à Châteauroux notamment. Voir aussi : De Gaulle - Histoire de l'OTAN - Retrait - Histoire de la Cinquième République
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2002
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21 novembre
L'OTAN accueille sept nouveaux pays
L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont invitées à rejoindre l’OTAN, conformément à leur souhait. L’intégration de ces pays de l’ancien Pacte de Varsovie , dix ans après l’écroulement de l’URSS, est symbolique, d’autant plus que l’utilité du traité semblait compromise. Pourtant, la menace terroriste et l’intervention en Afghanistan ont donné un nouveau sens à l’organisation. Voir aussi : Histoire de l'OTAN - Histoire du Pacte de Varsovie - Histoire des Traités
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2003
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11 août
L’OTAN prend les commandes de la FIAS
L’OTAN décide de diriger la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS). Au lendemain de la chute du régime des talibans, en 2001, une conférence s’était déroulée à Bonn afin de statuer sur le sort de l’Afghanistan. Les participants avaient alors prévu de créer la FIAS, formée par une coalition de plusieurs pays afin de faciliter la mise en place du gouvernement intérimaire et la reconstruction du pays. Initialement déployée à Kaboul, la FIAS sera par la suite chargée de la sécurité de la totalité du territoire. Voir aussi : Dossier histoire des Talibans - Histoire de l'OTAN - Histoire de l'Etat
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2004
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29 mars
Extension de l'OTAN
L'entrée de l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie au sein de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est désormais effective. L’entrée de ces sept anciens membres du bloc de l’est est symbolique et renforce l’alliance de l’Europe avec les Etats-Unis. Certains considèrent cela aussi comme l’échec d’une Europe militaire indépendante. Voir aussi : Traité - Histoire de l'OTAN - Histoire des Traités
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