Histoire de la Gestapo
1933
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26 avril
La création de la Gestapo
Hermann Goering, ministre de l'Intérieur de Prusse, crée la Gestapo, contraction de l'allemand "Geheime Staatspolizei" ("police secrète d'État"). Sa principale mission est d’éliminer toute opposition au régime national-socialiste. Aucun tribunal n'est habilité a contrôler ses activités. Elle procèdera à des exécutions sommaires, se livrera aux pires exactions et fera interner nombre de suspects en camp de concentration. Voir aussi : Histoire de la Gestapo - Histoire de la Politique
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1934
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20 avril
Himmler prend la tête de la Gestapo
Numéro deux du IIIe Reich, Himmler a joué un rôle important dans la mise en place du régime totalitaire nazi. Tête de file des SS, il prend les rênes de la Gestapo le 20 avril 1934. Dès lors, il possède tous les outils de répressions pour imposer l'idéologie nazie aux citoyens. Il fut secondé par Heinrich Müller. Au moment de l'effondrement de l'empire nazi, Himmler préfère se suicider plutôt que d'être capturé. Voir aussi : Histoire du Nazisme - Histoire de la Gestapo - Troisième Reich - SS - Himmler - Histoire de la Politique
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1939
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9 novembre
Incidents de Venlo
L'incident de Venlo du 9 novembre 1939 fut planifié par la Gestapo et Walter Schellenberg, futur chef des services secrets allemands. Il fit croire à deux agents britanniques qu'il voulait renverser Hitler. Une rencontre est alors organisée à Venlo, aux Pays-Bas, mais la Gestapo intervient, tuant Dirk Klop, un agent secret hollandais, et enlevant deux agents britanniques. C'est une double réussite pour Hitler, puisque le Royaume-Uni perd confiance envers d'éventuels comploteurs allemands et l'Allemagne a un argument pour intervenir aux Pays-Bas. Voir aussi : Pays-Bas - Britannique - Histoire de la Gestapo - Venlo - Histoire des Guerres
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1940
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17 juin
Jean Moulin tente de se trancher la gorge
Arrêté pour s’être opposé à l’occupant, Jean Moulin est battu et emprisonné. Il refuse catégoriquement de signer un document accusant injustement de meurtre des tirailleurs sénégalais de l’armée française. Face à la pression allemande, il préfère se trancher la gorge à l’aide d’un débris de verre plutôt que de leur céder quoique ce soit et ainsi de se déshonorer. Tout de suite après avoir commis cet acte suicidaire, il est soigné et libéré. Voir aussi : Suicide - Histoire de la Résistance - Histoire de la Gestapo - Jean Moulin - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1943
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21 juin
Arrestation de Jean Moulin
La Gestapo investit la villa du docteur Dugoujon, à Caluire-et-Cuire près de Lyon, où se tient une réunion secrète de la Résistance. Jean Moulin, alias Max, est arrêté. Il sera identifié par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, comme le président du Conseil national de résistance. Transféré par les Allemands à Paris, il sera torturé et mourra le 8 juillet 1943 dans le train qui l'amenait en Allemagne. En 1964, ses cendres seront transférées au Panthéon. Voir aussi : Histoire de la Résistance - Histoire de la Gestapo - Jean Moulin - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1943
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8 juillet
Mort de Jean Moulin
Arrêté le 21 juin par la Gestapo de Klaus Barbie à Caluire, près de Lyon, le président du Conseil national de la Résistance (CNR) meurt lors de son transfert en Allemagne. Selon la thèse officielle, il serait décédé à Metz après avoir été soumis à la torture et sans avoir dévoilé aucune information sur l'action du CNR. Ses cendres seront transférées au panthéon en 1964. Voir aussi : Histoire de la Résistance - Histoire de la Gestapo - Jean Moulin - CNR - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1944
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5 mars
Décès de Max Jacob
Romancier, poète, essayiste et peintre français, Max Jacob est né le 12 juillet 1876 à Quimper. Juif de naissance, il se convertit en 1915 au catholicisme. Ami de Picasso, Braque, Apollinaire et Modigliani, il est une figure du quartier de Montmartre, très prisé des artistes de l'époque. Arrêté par la Gestapo dans une abbaye bénédictine en 1944, il est décédé le 5 mars en déportation au camp de Drancy. Voir aussi : Picasso - Histoire de la Gestapo - Histoire de Montmartre - Apollinaire - Braque - Histoire de l'Art
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1944
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6 avril
Rafle d'Izieu
Sous le commandement de Klaus Barbie, la Gestapo de Lyon arrête 44 enfants juifs à l'orphelinat d'Izieu dans l'Ain. Les huit adultes reconnus "coupables de les avoir cachés" sont eux aussi mis aux arrêts. Les enfants d'Izieu et leurs professeurs seront envoyés au camp de Drancy puis transférés à Auschwitz où ils seront gazés. Une seule fillette survivra. Voir aussi : Histoire de la Gestapo - Klaus Barbie - Histoire d'Auschwitz - Rafle - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1987
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11 mai
Klaus Barbie devant les tribunaux
Le procès de l'ancien commandant de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie, a lieu devant la Cour d'assises du Rhône. En 1983, il a été retrouvé en Bolivie, extradé en France puis inculpé pour crimes contre l'humanité. Il est reconnu responsable de la déportation de centaines de juifs français vers le camp d'Auschwitz-Birkenau, dont 44 enfants réfugiés à la Maison d'Izieu. Il sera condamné à la réclusion à perpétuité et décédera en prison à l'âge de 78 ans en 1991. Voir aussi : Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Klaus Barbie - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1987
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4 juillet
Perpétuité pour Klaus Barbie
Ouvert le 11 mai, le procès de l'ancien chef de la Gestapo de Lyon s'achève devant la Cour d'Assises du Rhône. Accusé de tortures, d'exécutions, de déportations, notamment celle des enfants d'Izieu en 1944, Barbie est condamné à la réclusion à perpétuité. Défendu par l'avocat Maître Jacques Vergès, l'accusé a toujours refusé d'assister aux débats. Klaus Barbie mourra en prison en 1991. Voir aussi : Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Klaus Barbie - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1991
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25 septembre
Mort de Klaus Barbie
L'ancien chef de la Gestapo de Lyon meurt d'un cancer à 77 ans à la prison Saint-Joseph de Lyon. Condamné par contumace en 1947 et en 1954 par le tribunal militaire de Lyon, il ne sera véritablement jugé qu'en 1987 et condamné à perpétuité pour crime contre l'humanité. Le "boucher de Lyon" est à l'origine de 10 000 arrestations, 1 046 fusillés et 6 000 morts ou disparus. Protégé par les services secrets américains et par les dictatures latino-américaines, il s'était enfui en Bolivie et au Pérou après la guerre. Il a été extradé vers la France par la Bolivie en février 1983. Voir aussi : Décès - Procès - Histoire du Nazisme - Nazi - Histoire de la Gestapo - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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