Jour par Jour, Dreyfus
1908
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4 juin
Emile Zola entre au Panthéon
Six ans après la mort d’Emile Zola, ses cendres sont transférées au Panthéon. Cette décision, voulue et votée par les députés socialistes, provoque de violentes réactions de la droite nationaliste. Celle-ci reproche toujours à Zola son engagement dans l’affaire Dreyfus, notamment aux travers de sa lettre « J’accuse », et déverse un flot d’insultes haineuses à l’encontre de Zola, de la gauche et de Dreyfus. D’ailleurs, ce dernier est victime d’une tentative d’assassinat par un journaliste du « Gaulois » tandis que des manifestations antisémites ponctuent l’événement. Voir aussi : Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Histoire du Panthéon - Dreyfus - Zola - Histoire des Romans
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1906
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26 octobre
Georges Clémenceau prend la présidence du Conseil
Le 26 octobre 1906, Georges Clémenceau prend la présidence du Conseil. Il forme alors un cabinet qui regroupe notamment René Viviani au ministère du Travail et le général Picquart, qui s'est illustré dans l'affaire Dreyfus, au ministère de la Guerre. Georges Clémenceau conserve quant à lui le ministère de l'Intérieur. Sur le plan international, il s'illustre notamment en maintenant la paix avec l'Allemagne tout en réformant l'armée afin de se tenir prêt à endurer un conflit. Voir aussi : France - Dreyfus - Présidence - Georges Clémenceau - Histoire de la Politique
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1906
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12 juillet
Réhabilitation du capitaine Dreyfus
Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894 pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il s'était vu déclaré coupable de haute trahison en 1899 et condamné à 10 ans de prison. Pourtant, toutes les preuves attestaient de son innocence et de la culpabilité d'un autre officier, le commandant Esterházy. Gracié par le président Emile Loubet en septembre 1899, Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d'honneur. Voir aussi : Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Réhabilitation - Histoire de la Troisième République
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1904
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5 mars
La Cour de Cassation accepte la demande en révision du procès Dreyfus
Les démarches d’Alfred Dreyfus en vue de sa réhabilitation aboutissent à une première victoire auprès de la justice française. La Cour de Cassation, réputée pour son indépendance, accepte d’étudier le dossier Dreyfus pour éventuellement casser le jugement de Rennes de 1899 et demander un renvoi. Un an et demi plus tard, le jugement sera en effet cassé sans que le renvoi ne soit demandé : Dreyfus sera dès lors réhabilité. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Réhabilitation - Histoire de la Justice
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1899
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19 septembre
Dreyfus grâcié
Le président de la République Emile Loubet, suivant l'avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, gracie Alfred Dreyfus, qui avait été condamné quelques jours auparavant à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès. L'officier français, accusé à tort d'avoir divulgué des informations militaires à l'armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane en décembre 1894. La mobilisation des dreyfusards, et notamment de Emile Zola, avait permis qu'il soit rejugé. Dès le lendemain de la grâce présidentielle, Alfred Dreyfus est remis en liberté. L'"affaire" qui a divisé la France pendant cinq ans s'apaise. Voir aussi : Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Histoire de la Troisième République
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1899
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9 septembre
Dreyfus à nouveau condamné
Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : le militaire est déclaré coupable et condamné à dix ans d’emprisonnement. Le verdict est incompréhensible pour de nombreux observateurs mais les juges lui ont concédé les circonstances atténuantes pour diminuer sa peine. Les anti-dreyfusards se réjouissent mais condamnent cette clémence. En fait, dans un climat proche de l’insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c’est un compromis qui a pour but de sauver l’honneur de l’Etat et de l’armée. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet graciera Dreyfus. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Waldeck-Rousseau - Histoire de la Justice
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1899
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3 juin
Ouverture du deuxième procès Dreyfus
La cour de Cassation ayant enfin brisé le jugement de 1894, le conseil de guerre doit à nouveau juger Alfred Dreyfus, cette fois-ci à Rennes. Les dreyfusards sont très optimistes sur l’issue du procès, jugeant que la vérité est déjà connue : selon eux, Dreyfus sera innocenté et reconnu non coupable de trahison. Par ailleurs, le climat en France est exécrable et les ligues antisémites, devenues très virulentes, sont interdites. Afin d’éviter un coup d’Etat nationaliste, Waldeck-Rousseau a en effet fait procéder à des arrestations, dont celle difficile de Jules Guérin. Mais à l’étonnement de tous, le procès va se prolonger et accabler à nouveau Dreyfus. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Waldeck-Rousseau - Histoire de la Justice
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1898
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4 juin
Fondation de la ligue des Droits de l'homme
Contre l’accusation de Dreyfus et de Zola dans la même affaire, une nouvelle forme sociale apparaît : les intellectuels. Ceux-ci se regroupent dès janvier 1898 pour défendre la cause dreyfusarde et fondent alors la "Ligue des droits de l’homme". Interdite sous Vichy, la LDH s’est ensuite reformée et existe toujours. Voir aussi : Fondation - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Zola - Ligue des droits de l’homme - Histoire des Institutions
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1895
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5 janvier
Dégradation de Dreyfus
Condamné au bagne à perpétuité, Dreyfus subit une procédure humiliante : il est dégradé dans la grande cour de l’école militaire de Saint-Cyr au cours d’une parade. Une gravure immortalisera cette procédure et sera diffusée dans les journaux français. La justice militaire croit ainsi mettre un terme à l’affaire Dreyfus en montrant sa fermeté envers ceux qui bafouent la Patrie. Mais, victime d’un procès inique où lui et son avocat n’ont même pas pu voir tous les éléments de l’accusation, Alfred Dreyfus clame son innocence. L'affaire sera relancée en 1896 par des hommes soucieux de découvrir la vérité. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Histoire de la Justice
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1894
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22 décembre
Dreyfus coupable
Le capitaine français Alfred Dreyfus est condamné au bagne à perpétuité pour espionnage au profit de l'Allemagne. Dégradé, il sera envoyé sur l'île du Diable en Guyane le 21 janvier 1895. Sa condamnation va plonger la France dans une bataille idéologique entre "Dreyfusards" et "antidreyfusards" quand le chef des renseignements, le commandant Picquart, demandera la révision du procès en 1898. La condamnation du capitaine Dreyfus deviendra alors "l'Affaire" Dreyfus. Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Condamnation - Dreyfus - Histoire de la Troisième République
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1894
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15 octobre
Arrestation du Capitaine Dreyfus
Le général Mercier, ministre de la Guerre, ordonne l'arrestation du capitaine français Alfred Dreyfus. L'officier est accusé d'avoir délivré des renseignements militaires confidentiels à l'Allemagne. Il sera inculpé sur simple ressemblance d'écriture sur un bordereau trouvé à l'Ambassade d'Allemagne à Paris. Derrière cette accusation se cache un autre réalité, religieuse, car le capitaine Dreyfus était issu d'une famille juive alsacienne. Cette banale histoire d'espionnage débouchera sur une des plus graves crises politiques de la IIIème République. Elle deviendra "l'affaire Dreyfus" et divisera la France entre dreyfusards et antidreyfusards Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Arrestation - Condamnation - Dreyfus - Histoire de la Troisième République
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