Jour par Jour, Hussein
680
|
10 octobre
Le massacre de Kerbela
A la mort du calife Muawiya, qui avait dépossédé Ali et fondé la dynastie omeyyade, Yazid, son fils, fut promu à la succession. Hussein, fils d’Ali et de Fatima, s’y opposa fortement et décida de rejoindre la ville de Koufa (Irak) pour soutenir la révolte. Sur le trajet, il est massacré à Kerbela par les omeyyades. Hussein sera considéré par les chiites comme un martyr. Ces derniers s’opposent au califat omeyyade, selon eux contraire à l’Islam primitif. Par ailleurs, il revendique le pouvoir de l’imâm, descendant d’Ali doué de connaissances divines, contre celui des califes. Bien que troublant le monde musulman dans sa totalité, cet épisode creusera davantage le fossé entre les chiites et les sunnites. Voir aussi : Hussein - Ali - Fatima - Omeyyades - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
1952
|
11 août
Hussein monte sur le trône de Jordanie
Le roi Talal, souffrant de déficience intellectuelle, est déposé par le Parlement jordanien. Son fils Hussein, 16 ans, devient le troisième souverain hachémite à régner sur la Jordanie. Son grand-père, Abd Allah, profita du démembrement de la Palestine pour annexer la Cisjordanie à la Transjordanie et ainsi créer le royaume de Jordanie en 1950. Le roi Hussein règnera jusqu'à sa mort en 1999. Voir aussi : Sacre - Hussein - Histoire des Sacres
|
|
|
|
1963
|
8 février
Coup d’État contre Karim Kassem
Le général Karim Kassem, à la tête de la République d’Irak, est renversé par un groupe du parti Baas. Réfugié en Égypte, Saddam Hussein profite de la situation pour regagner l’Irak. Le général Abdel Salam Aref occupe désormais la présidence. Mais au bout de quelques mois, le parti Baas est évincé par le gouvernement, aboutissant à l’emprisonnement de Saddam Hussein. Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire des Coups d'Etat
|
|
|
|
1968
|
17 juillet
Nouveau coup d’Etat en Irak
Le général Hassan al-Bakr, à la tête des militants baasistes, organise un coup d’État avec la participation de Saddam Hussein. Ce dernier aurait d’ailleurs assiégé le palais présidentiel en char d’assaut. Al-Bakr prend la tête du Conseil du commandement de la révolution (CCR) et Saddam Hussein occupe, avec lui, le sommet de l’État. Dès l’année suivante, il sera d’ailleurs nommé vice-président du CCR, ce qui lui permettra d’asseoir sa domination sur les services de sécurité et sur l’armée. Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire des Coups d'Etat
|
|
|
|
1975
|
6 mars
Signature des accords d’Alger
En tant que vice-président du Conseil de commandement de la révolution (CCR), Saddam Hussein signe un accord avec le shah d’Iran, qui met fin au différend territorial entre les deux pays. L’Irak renonce ainsi à la région du Chatt el-Arab en échange de la promesse iranienne de ne plus soutenir les populations kurdes. Toutefois, cet accord ne sera pas vraiment respecté. Il sera même dénoncé en 1980 par Saddam Hussein lui-même, qui déclenchera la guerre Iran-Irak. Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire de la Diplomatie
|
|
|
|
1995
|
15 octobre
Renouvellement du mandat de Saddam Hussein
Mis au ban des nations, souffrant du blocus économique de l’ONU, le régime de Saddam Hussein fait de plus en plus l’objet de protestations, même au cœur de l’entourage politique le plus proche du dictateur. Celui-ci n’hésite pas à appliquer une répression sévère contre toute opposition. Pour assurer sa légitimité, il organise un référendum sur le renouvellement de son mandat pour sept ans, lequel obtient 99,6 % de "oui". Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire des Elections
|
|
|
|
|