Jour par Jour, Maronites
1860
|
9 juillet
Massacre de Damas
Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. La population musulmane ne supporte plus l'hégémonie économique et financière des chrétiens qui détiennent les postes officiels et administratifs les plus élevés. A la tête des secteurs d'activité les plus florissants telle que l'industrie de la soie, les chrétiens alimentent les rancoeur depuis plusieurs siècles. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l'exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. Voir aussi : Massacre - Maronites - Histoire de Damas - Histoire de la Chrétienté
|
|
|
|
1947
|
7 octobre
Pacte national
Le Liban adopte le Pacte national qui définit les partages de pouvoir entre les différentes communautés. Les chrétiens maronites obtiennent la présidence de la République tandis que les musulmans sunnites reçoivent la tête du gouvernement et les chiites la direction de l’Assemblée. Cette répartition communautaire est destinée à enrayer les risques de guerre civile et s’accompagne de l’abandon des ambitions panarabes du côté musulman. Quant aux chrétiens, ils doivent renoncer à la protection occidentale. Dans les relations extérieures, arabes et occidentaux seront ménagés. Toutefois, la rigueur et les concessions de ce pacte n’empêcheront pas la guerre civile d’éclater vingt ans plus tard. Voir aussi : Maronites - Histoire de l'Etat
|
|
|
|
1975
|
13 avril
La guerre civile éclate au Liban
Après l’assassinat d’un garde du corps du phalangiste Pierre Gemayel, les milices de ce dernier provoquent l’incident d’Aï Remmaneh : 27 palestiniens sont massacrés dans un bus. Déjà victime d’un climat de violence quasi-quotidienne, le Liban s’enfonce à partir de cette date dans la guerre civile. Crées par Gemayel en 1936, les Kataëb - phalanges armées maronites d’inspiration franquiste - s’opposent aux nationalistes et aux progressistes arabes. Le territoire se partagera rapidement entre les deux camps qui s’affrontent dans les rues et multiplient les massacres. L’Etat libanais, dont la crédibilité a été déjà affectée ces dernières années par des crises internes, n’est pas en mesure de réagir : une barrière est-ouest va alors s’ériger entre chrétiens et arabes. Voir aussi : Guerre du Liban - Maronites - Pierre Gemayel - Histoire des Guerres
|
|
|
|
1976
|
16 octobre
Conférence de Riyad
Le Liban, l’OLP et les principales nations arabes tiennent une conférence à Riyad pour régler la guerre civile Libanaise. Après l’appel du président libanais Frangié, l’armée syrienne est intervenue pour occuper le Liban et soutenir les chrétiens. La Syrie joue en fait le statu quo, ce qui n’arrêtera pas les violences. En 1978, les relations entre maronites et Syriens seront interrompues. Voir aussi : Guerre du Liban - Histoire de l'OLP - Maronites - Soleiman Frangié - Histoire des Guerres
|
|
|
|
1978
|
13 juin
Attentat contre le fils de Soleiman Frangié
Si le Liban souffre de la guerre entre arabes et maronites, ces derniers se scindent également en deux mouvements qui multiplient les attentats. Ainsi, le fils de l’ancien président Soleiman Frangié est assassiné lors d’un attentat perpétré par des phalangistes de Pierre Gemayel. Ces derniers s’opposent aux négociations avec la Syrie prônés par les premiers. Tandis que les grandes puissances occidentales et l’ONU cherchent à rétablir la paix, la Syrie prend le parti d’un jeu ambigu et finit par occuper une partie plus importante du Liban. Voir aussi : Guerre du Liban - Maronites - Pierre Gemayel - Soleiman Frangié - Histoire des Guerres
|
|
|
|
|