Histoire de la Langue française
1539
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10 août
Signature de l'ordonnance de Villers-Cotterêts
Par son ordonnance de Villers-Cotterêts (Picardie), le roi François Ier exige que tous les actes administratifs, politiques et judiciaires soient rédigés en français et non plus en latin. C'est une décision importante pour l'unification du royaume. Tous ceux qui parlent la "langue d'oïl", pratiquée dans le bassin parisien et le val de Loire, ont désormais accès aux actes officiels. Dans les faits, il faudra beaucoup de temps avant que l'édit royal entre partout en application. L'unité linguistique ne s'achèvera qu'au milieu du XXe siècle. Voir aussi : François Ier - Histoire de la Langue française - Histoire des Valois
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1553
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Formation de la Pléiade
Ronsard et du Bellay, inséparables depuis leur rencontre en 1547, fondent en 1549 un groupe de gens de lettres qui prend le nom de Brigade, et qui sera rebaptisé Pléiade en 1553. Le groupe se donne pour mission de définir de nouvelles règles poétiques. Dans ce cadre, du Bellay rédige en 1549 une « Défense et illustration de la langue française ». Il y prône l’usage du français en poésie, contre celui du latin, jusqu’alors quasi-exclusif. Son projet est de rendre la langue française moins « barbare et vulgaire » en l’enrichissant avec ses amis de la Pléiade. Il souhaite également re-populariser les genres poétiques utilisés pendant l’antiquité : élégie, sonnet, tragédie… Voir aussi : Histoire de la Langue française - Histoire de la Poésie
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1774
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22 juin
L’Acte de Québec assure aux Canadiens français une certaine liberté
Voté par le Parlement anglais sous le pouvoir de Georges III, l’Acte de Québec rétablit les lois civiles françaises et permet aux habitants d’exercer leur foi catholique. Ils ont également la possibilité d’acquérir des terres et la langue française est conservée. Les frontières du Québec sont même repoussées. Toutefois, le système pénal britannique reste en vigueur. Cet acte subira des modifications lors de la mise en place de l’Acte constitutionnel de 1791. Voir aussi : Histoire du Québec - George III - Histoire de la Langue française - Histoire de la Diplomatie
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1794
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27 janvier
La Convention impose la langue française
Sur une proposition du député Bertrand Barère, la Convention décide que le Français est la langue obligatoire pour tous les documents publics : "Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur." Des professeurs de français sont dépêchés en Bretagne, en Alsace, en Corse et aux frontières espagnoles et italiennes. Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Langue française - Histoire des Institutions
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1963
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Trois langues officielles en Belgique
Une loi est mise en vigueur en Belgique afin d’apaiser les querelles linguistiques, réveillées depuis le début des années 1960. Les trois langues officielles du pays sont désormais le néerlandais, au nord (Flandre), le français plus au sud (Wallonie) et l’allemand à l’est. Les tensions ne seront toutefois pas endiguées. En 1968, l’université de Louvain sera mise en danger et sa section française sera transférée en Wallonie. Dans les années 1970, la Constitution sera réformée afin de renforcer l’autonomie des trois régions. Voir aussi : Histoire de la Langue française - Histoire des Flamands - Histoire de la Wallonie - Histoire de l'Opposition
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