Jour par Jour, Libéraux
1816
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4 octobre
Une chambre des députés plus modérée
Elue au suffrage censitaire, la nouvelle chambre des députés voit la victoire des Libéraux. Sur quatre cents sièges, les Ultras n’en obtiennent que 150 contre 350 lors de la "Chambre introuvable". Cette élection ouvre une période de relative stabilité pour le régime. Decazes, conseiller du roi et membre du gouvernement, tente d’appliquer une politique de réconciliation. Selon ses propres termes, il souhaite "royaliser la nation et nationaliser le royalisme". Mais cette politique conforme aux vœux de Louis XVIII connaîtra un coup d’arrêt avec l’assassinat du duc de Berry en 1820 et la dégradation de la santé du roi. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Ultraroyalistes - Louis XVIII - Libéraux - Decazes - Histoire des Elections
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1820
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juin
Loi dite du "double vote"
Le suffrage subit une nouvelle modification mais, contrairement à la loi de 1817, le changement se fait au détriment des Libéraux et en faveur des Ultras. Ainsi, alors qu’en 1817, le nombre d’électeur avait été étendu, la nouvelle loi étend la portée du vote des plus riches. En effet, ces derniers seront autorisés à voter deux fois. Cette loi, dite du double vote, permet l’élection d’une majorité ultraroyaliste qui va mettre fin aux avancées libérales et amorcer un nouveau tournant vers l’Ancien Régime. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Ultraroyalistes - Libéraux - Suffrage censitaire - Histoire des Elections
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1824
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6 mars
Election de la "Chambre retrouvée"
Les élections au suffrage censitaire donnent à nouveau une large majorité aux Ultras. Les Libéraux sont réduits au nombre de 19 sur 430 députés. Cette nouvelle domination écrasante des royalistes est surnommée « la chambre retrouvée » en référence à la chambre de 1815 connue sous le nom de « Chambre introuvable » selon une expression de Louis XVIII. Ce dernier a d’ailleurs délaissé en partie son pouvoir pour des raisons de santé. Cette situation a permis au comte d’Artois, son frère cadet et futur Charles X, de s’affirmer sur le terrain politique. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Louis XVIII - Libéraux - Histoire des Elections
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1827
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24 juin
Rejet de la loi "Justice et amour"
La loi "Justice et amour", destinée à définitivement museler la presse française est mise en échec par la Chambre des députés. Les royalistes modérés s’avèrent de plus en plus hostiles à un gouvernement qui refuse d’être en phase avec la société post-révolutionnaire et qui rêve encore au retour d’un régime digne de Louis XIV. Menée par Chateaubriand, qui ne partage pourtant pas tout à fait les aspirations des Libéraux, cette fronde achève de déstabiliser le pouvoir. Pour rétablir l’ordre, Charles X décidera de dissoudre la Chambre, mais cela ne sauvera pas Villèle qui ne lui survivra pas longtemps. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Libéraux - Chateaubriand - Histoire de la Presse
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1827
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24 novembre
Retour des libéraux à la chambre des députés
Après la dissolution de la Chambre par Charles X, les élections législatives de 1827 ont fait l’objet d’une campagne acharnée qui a vue gauche et droite s’allier contre les Ultras. Les Libéraux, réagissant à la loi de 1824 dite "du double vote", ont réussi à faire s’inscrire près de 15 000 votants supplémentaires. La "Chambre retrouvée" tombe pour faire place à un équilibre entre Libéraux et partisans du gouvernement. Les royalistes extrémistes ne conservent que 75 sièges. Privé de majorité, Villèle démissionnera au mois de janvier suivant. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Loi - Charles X - Ultraroyalistes - Libéraux - Histoire des Elections
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1828
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4 janvier
Martignac remplace Villèle
Face à la nouvelle situation politique qui ne lui est plus aussi favorable, Charles X approuve la démission de Villèle et appelle un modéré au gouvernement : le vicomte de Martignac. Faute de la comprendre lui-même, comme s’était efforcé de le faire Louis XVIII, le roi laisse son nouveau ministre tenter la réconciliation entre la royauté et la nation. Mais la rupture est consommée entre Libéraux et Ultras et les positions sont plus radicales. Durant un an et demi, Martignac sera pris en tenaille entre des Royalistes qui le jugent trop libéral et des Libéraux qui l’estiment trop royaliste. Quant au soutien de Charles X, il sera inexistant. Parmis ses mesures, Martignac parviendra à établir un retour aux dispositions de 1819 concernant la liberté de la presse. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Démission - Ultraroyalistes - Histoire de la Liberté de la presse - Histoire de la Politique
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