Jour par Jour, Tycho Brahé
1576
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février
Tycho Brahé construit Uraniborg
La construction d’un grand observatoire astronomique sur l’île de Hveen – future Ven – commence sous la direction de Tycho Brahé. L’astronome s’est vu confier par le roi du Danemark, Frédéric II, les fonds nécessaires à cette installation. L’astronome avait découvert quelques années plus tôt une supernova dans la constellation de Cassiopée, avec pour seule aide des instruments basiques. Avant l’apparition de la lunette ou du télescope, il parviendra, au cœur de son "palais d’Uranie", à faire de nouvelles observations conséquentes. Tycho Brahé ne sera pas tout à fait en accord avec la théorie de Copernic sur l’héliocentrisme, car selon lui, la Terre reste au centre de l’univers et ce sont les autres planètes qui tournent autour du Soleil. Il y étudiera les astres durant vingt ans, jusqu’au jour où sa pension lui sera retirée, l’obligeant à quitter l’île. Il reprendra toutefois son travail au début du XVIIe siècle, en compagnie de Kepler, et observera notamment la planète Mars. Voir aussi : Copernic - Héliocentrisme - Observatoire - Tycho Brahé - Histoire de l'Astronomie
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1609
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Johannes Kepler publie ses deux premières lois
L’astronome allemand expose ses théories sur le mouvement des planètes dans "Astronomia Nova" ("Nouvelle astronomie"). Assistant puis successeur de Tycho Brahé à la cour de Rudolf II, il s’était lancé dans le calcul de l’orbite de Mars. C’est en se penchant sur cette étude qu’il découvre ses deux premières lois. La première démontre que l’orbite des planètes est une ellipse, dont l’un des foyers est le soleil. Autrement dit, lorsqu’une planète du système solaire suit son parcours elliptique, elle se rapproche du soleil pour ensuite s’en éloigner. La seconde loi se trouve dans la continuité de la première. Elle fait mention d’un rayon-vecteur liant de manière imaginaire le soleil à l’une de ces planètes. Lorsque la planète suit son parcours, le rayon balaie la surface de l’ellipse. Kepler démontre alors que les aires balayées sont proportionnelles au temps nécessaire pour les décrire. Dix ans plus tard, l’astronome formulera une troisième loi dans "Harmonice Mundi" ("Harmonie du monde"). Elle établira une relation mathématique entre la durée de l’orbite et la distance, en moyenne, entre le Soleil et la planète. Ses démonstrations sur le mouvement des corps célestes serviront de base aux travaux de Newton. Voir aussi : Soleil - Kepler - Newton - Tycho Brahé - Histoire de l'Astronomie
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