Alors que la Révolution lutte avec ferveur contre les attaques prussiennes et autrichiennes, l’ouest de la France voit naître en 1793 une menace intérieure : l’insurrection Vendéenne. En quelques jours, la population passe d’un mécontentement latent depuis plusieurs années à des émeutes localisées. Rapidement, celles-ci dégénèrent en véritable guerre civile. Nommé « brigands », les Vendéens progressent vite avant de se heurter à la Terreur et de faire l’épreuve de sa loi. Les «...
La Guerre de Vendée : En Détail
1793
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23 février
La Convention décide la conscription de 300 000 hommes
Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, l’armée révolutionnaire semble marquer le pas. Paris reste loin des armées autrichiennes ou prussiennes, mais la France risque de perdre confiance et ne souhaite guère laisser un avantage psychologique à ses adversaires, d’autant plus qu’un débarquement anglais est toujours à craindre. Les Girondins, à la tête de la Convention, décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l’armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Dans un contexte économique qui reste précaire, cette conscription massive n’est pas du goût de tous. Ainsi, plusieurs régions vont réagir vivement et des foyers insurrectionnels vont fleurir, comme à Lyon. Mais surtout, cette conscription va être l'élément déclencheur de la Guerre de Vendée. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire de la Convention - Girondins - Neerwinden - Histoire de la Révolution
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1793
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10 mars
Révolte de Machecoul
Depuis l’annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription (habillés en bleu, d’où leur surnom) arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l’affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les "Bleus", lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s’organise. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Révolte - Histoire de la Révolution
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1793
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14 mars
Cholet aux mains des Vendéens
Quelques jours seulement après le début de la rébellion des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. Avec ce chef à son image, l’armée paysanne parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. La Guerre de Vendée commence ainsi par une succession de victoires des "Blancs". Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Cathelineau - Cholet - Histoire de la Révolution
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1793
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1 mai
Thouars aux mains des vendéens
Les colonnes Vendéennes ont suivi la rive sud de la Loire pour passer près d’Angers, mais elles ont aussi progressé plus au sud. Elles prennent ainsi Thouars. La domination des insurgés vendéens progressera bien plus au sud, puisque Fontenay-le-Comte est prise à la fin du mois de mai. Cependant, les limites de la progression vers l’est sont déjà atteintes : les troupes ne passeront guère la ligne Saumur – Thouars – Parthenay. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire de la Révolution
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1793
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25 mai
Fontenay-le-Comte prise par les Vendéens
Plutôt partie des Mauges, la rébellion vendéenne gagne le sud de l’actuelle Vendée en prenant Fontenay-le-comte, alors ville d’importance dans la région. Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire de la Révolution
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La Guerre de Vendée : voir les 22 dates
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