1946
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2 juin
Abolition de la monarchie italienne
Les Italiens sont invités à choisir par référendum entre la monarchie et la république. Cette dernière l'emporte avec 12,7 millions de suffrages contre 10,7 millions. Le dernier roi d'Italie Humbert II s'exile au Portugal. Le nouvel hymne national issu du Risorgimento (la période du XIXème siècle où s'élabora l'unification italienne) est adopté et l'Assemblée Constituante élit provisoirement un chef d'Etat, Enrico de Nicola. En 1947, sera adoptée une Constitution qui s'attachera à éviter le retour à la dictature. Voir aussi : Dossier histoire fête nationale - Référendum - République - Abolition - Monarchie - Histoire de l'Etat
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1950
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12 mars
La Belgique rappelle Léopold III
Le référendum organisé en Belgique décide du retour du roi au pouvoir. Les Flamands se prononcent à 57,68% pour, les Wallons à 41,3% contre. A l'annonce des résultats, des manifestations hostiles au souverain éclatent et le pays est divisé. Léopold III redeviendra Roi des Belges le 22 juillet, mais il devra abdiquer en faveur de son fils aîné, Baudouin, le 16 juillet 1951. Voir aussi : Référendum - Roi - Léopold III - Histoire des Sacres
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1962
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8 avril
Les Français approuvent les Accords d'Evian
Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le gouvernement provisoire algérien sont ratifiés par le peuple français à 90,7% de "oui". Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite largement la politique menée en Algérie. Le chef de l'Etat déclare à l'annonce des résultats : "Le référendum règle le problème algérien". Voir aussi : Référendum - Histoire d'Evian - Histoire des Accords d'Evian - Histoire de la Guerre d'Algérie
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1962
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28 octobre
Référendum sur l'éléction présidentielle
Charles de Gaulle demande aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l'élection du président de la République se fera désormais au suffrage universel. Le "oui" l'emporte avec 62,25% des voies. En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Vème république mais s'attire les foudre de ses détracteurs qui jugent qu'une telle mesure confère trop de pouvoir au président. Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965. Voir aussi : De Gaulle - Référendum - Election présidentielle - Histoire de la Cinquième République
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1969
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28 avril
Charles de Gaulle démissionne
Pour répondre aux désirs de modernisation du pays exprimés lors des manifestations de 1968, Charles de Gaulle a préparé une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non. Lorsque les résultats donnant une victoire du non sont officiellement annoncés, il remet donc sa démission et quitte définitivement la vie politique française. Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment Franco. Voir aussi : De Gaulle - Référendum - Démission - Dossier histoire de Mai 68 - Histoire de la Cinquième République
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1976
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15 décembre
Le peuple espagnol approuve la réforme politique
Le peuple espagnol approuve en masse la loi pour la réforme politique, avec un score 94,2 %. Cette loi constitutionnelle proposée par le gouvernement Suárez doit permettre de réformer l’Etat franquiste pour aboutir à un régime démocratique. Voir aussi : Référendum - Suárez - Histoire des Elections
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1978
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6 décembre
Le peuple espagnol favorable à la nouvelle constitution
Appelés à voter en faveur d’une nouvelle constitution démocratique, les espagnols répondent oui et mettent ainsi définitivement un terme au franquisme. Ce référendum était en effet la dernière étape du processus de démocratisation initié par Juan Carlos après la mort de Franco. Le principal acteur de cette transition fut Adolfo Suárez. Voir aussi : Constitution - Franco - Référendum - Juan Carlos - Suárez - Histoire des Elections
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1987
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2 juin
Signature de l’accord du lac Meech
Afin de faire accepter la Constitution canadienne par le Québec, le Premier ministre Mulroney propose un accord faisant de la province une "société distincte" et octroyant à toutes les provinces un pouvoir plus étendu. Il réunit alors au lac Meech tous les ministres provinciaux du Canada. Toutefois, pour que cet accord soit effectif, tous les parlements canadiens doivent consentir à sa mise en œuvre dans les trois ans qui suivent. Le Manitoba sera le premier à le rejeter, suivi par Terre-Neuve, ce qui met en échec le projet. Un référendum sera alors organisé à Charlottetown en 1992, toujours dans le but de réformer la Constitution et d’apporter au Québec une reconnaissance plus forte. Le "non" remportera la majorité. Voir aussi : Constitution - Histoire du Québec - Référendum - Histoire de la Diplomatie
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1987
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13 septembre
La Nouvelle-Calédonie reste française
Les calédoniens se prononcent contre l'indépendance lors d'un référendum organisé par le gouvernement de Michel Rocard. Les anti-indépendantistes ou "loyalistes" l'emportent avec un "oui" massif ( 98,3%). Voir aussi : Référendum - Rocard - Histoire de la Nouvelle Calédonie - Histoire des Elections
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1988
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6 novembre
Référendum sur la Nouvelle-Calédonie
Les Français se déclarent en faveur de l'autodétermination en Nouvelle-Calédonie à 79,9%. Ce référendum survient après la signature des "accords de Matignon" entre les forces de libération nationale Kanak de Jean-Marie Tjibaou et le gouvernement français de Michel Rocard. Les accords prévoient d'organiser un scrutin sur l'indépendance de l'île dans les 10 ans, en 1998. Voir aussi : Référendum - Rocard - Histoire de la Nouvelle-Calédonie - Histoire de la Cinquième République
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1992
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6 décembre
La Suisse refuse d'adhérer à l'Union Européenne
Les Suisses s'opposent à l'entrée de leur pays dans l'Espace Economique Européen (EEE) à 50,3% de "non" contre 49,7% de "oui". Quelques mois plus tôt, la Suisse avait pourtant adhéré au FMI (Fonds monétaires international) et à la Banque mondiale. Cet événement remet en cause l’intégration du pays au sein de même de l’UE. Voir aussi : Référendum - Histoire de l'UE - Adhésion - Histoire de la Construction européenne
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1994
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28 novembre
La Norvège dit "Non" à l'Union Européenne
Les Norvégiens se prononcent contre l'adhésion de leur pays à l'Union européenne par voie de référendum, à 52,4%. Voir aussi : Référendum - Histoire de l'UE - Adhésion - Histoire de la Construction européenne
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1995
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30 octobre
Encore un référendum de souveraineté québécoise rejeté
Les Québécois rejettent une fois de plus le projet de souveraineté de leur province ainsi que le partenariat économique et politique avec le reste du Canada. Une première tentative référendaire avait eu lieu en mai 1980, sous le gouvernement de René Lévesque et avait eu le même résultat. Mais cette fois-ci, le "non" est majoritaire à seulement 50,6% des voix. Ce résultat aboutira à la démission du premier ministre du Québec, Jacques Parizeau. La question de la souveraineté québécoise n’est donc toujours pas résolue. Voir aussi : Histoire du Québec - Référendum - Histoire de la Diplomatie
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1997
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14 novembre
Première élection au suffrage universel direct au Maroc
Le parti de l’USFP (Union socialiste des forces populaires) sort vainqueur des premières élections législatives au suffrage universel. Fondé en 1975, ce parti est dirigé par Abderrahmane Youssoufi, qui sera Premier ministre l’année suivante. Ces élections n’auraient pas abouti sans l’adoption d’une nouvelle constitution par référendum en 1992. Voir aussi : Constitution - Référendum - Socialiste - USFP - Histoire des Elections
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2004
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1 décembre
Le PS dit Oui à l'Europe
François Hollande organise une consultation interne au sein du PS afin de savoir si le parti devra militer pour ou contre le projet de Constitution européenne. La victoire aisée du oui (58%) ne fera pas taire les dissensions, tandis que sa défaite lors du référendum sera encore un coup dur pour les socialistes. Voir aussi : Constitution - Histoire du Parti Socialiste - Référendum - Histoire de la Construction européenne
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2005
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29 mai
Les Français rejettent la Constitution européenne
Avec 54,87 % des voix contre, les Français rejettent le projet de traité constitutionnel européen après une campagne qui avait divisé tous les partis politiques. La participation est la même que pour le précédent référendum sur l'Europe, celui de Maastricht en 1992 : 69,74% d'électeurs se sont mobilisés. La France est le 10ème pays à se prononcer sur le texte, et le deuxième par référendum après l'Espagne. Mais c'est aussi le premier à dire "non". Voir aussi : Traité - Constitution - Référendum - Histoire du Traité de Maastricht - Histoire de la Construction européenne
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