Jour par Jour, Concile de constance
1406
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30 novembre
Election du pape Grégoire XII
Grégoire XII (né Angelo Correr à Venise, vers 1325) devient le 203e pape de Rome. Durant son pontificat, qu'il occupa jusqu'à sa démission en 1415, il s'échina à parlementer avec Benoît XIII, antipape d'Avignon, afin de réduire le Grand schisme d'Occident, mais sans succès. Bien que désavoué lors du concile de Pise (1409), il ne se résigna que lors du concile de Constance (1414-1418), qui mit un terme au Grand schisme avec l'élection de Martin V. Alors cardinal-évêque de Porto, il disparut à Recanati, dans les Marches, en 1417. Voir aussi : Histoire de Venise - Benoît xiii - Grand schisme d'occident - Concile de constance - Martin v - Histoire des Affaires religieuses
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1413
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9 décembre
Sigismond et Jean XXIII convoquent le Concile de Constance
Selon le vœu de Sigismond de Luxembourg, l'antipape Jean XXIII lance une bulle de convocation au XVIe concile œcuménique de Constance, dont l'ouverture est fixée au 1er novembre 1414. Depuis le concile de Pise (1409), trois pontifes se disputent le Saint-Siège et des désirs de réforme se font entendre en Bohême : siégeant jusqu'en 1418, présidé par le cardinal Jean Allarmet de Brogny, il se chargea de mettre un terme au Grand schisme d'Occident. Voir aussi : Sigismond de Luxembourg - Grand schisme d'occident - Concile de constance - Jan hus - Concile de pise - Histoire des Affaires religieuses
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1414
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16 novembre
Ouverture du Concile de Constance
Le XVIe concile œcuménique s'ouvre à Constance, convoqué selon le désir de son protecteur, Sigismond Ier de Luxembourg, par l'antipape Jean XXIII, afin de résoudre le Grand schisme d'Occident. L'empereur romain germanique décida ainsi de s'affranchir du Sacré Collège afin de réguler le chaos qui paralysait l'Eglise. Depuis le concile de Pise (1409), trois prétendants se disputent le Saint-Siège : l'antipape d'Avignon, Benoît XIII, celui de Rome, Grégoire XII et le « Pisan » Alexandre V (mort en 1410), à qui succéda Jean XXIII. Voir aussi : Sigismond de Luxembourg - Benoît xiii - Grand schisme d'occident - Concile de constance - Grégoire xii - Histoire des Affaires religieuses
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1415
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26 mars
Le concile de Constance se déclare au-dessus du pape
Le concile de Constance entre dans sa troisième session. Se défiant de mettre fin à l'anarchie religieuse, ledit concile annonce ainsi son intention de ne pas se séparer avant d'avoir rétabli l'unité de l'Église et de sa discipline, le décret Hæc sancta (6 avril) établissant sa supériorité sur le pape. Reconnu légitime par le concile, mais déjà très affaibli par le nouveau mode de scrutin (une voix par nation et non par tête), Jean XXIII est alors arrêté et déposé. Voir aussi : Grand schisme d'occident - Concile de constance - Jean XXIII - Saint-siège de rome - Histoire des Affaires religieuses
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1415
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4 juillet
L'antipape Jean XXIII démissionne
Lors du concile de Constance, le pontife romain Grégoire XII est contraint à la démission, par procurateur, sur le principe du « sacrifice de sa dignité à la paix de l'Eglise ». Après avoir déposé celui de Pise, Jean XXIII, Benoît XIII résista mais fut déposé à son tour. Cela autorise les Pères conciliaires à enfin pouvoir résoudre la question du Grand schisme d'Occident, par l'élection du Romain Oddone Colonna en tant que Martin V (11 novembre 1417). Voir aussi : Benoît xiii - Grand schisme d'occident - Concile de constance - Martin v - Grégoire xii - Histoire des Affaires religieuses
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1415
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6 juillet
Condamnation de Jan Hus, précurseur du protestantisme, au bûcher
Jugé et condamné pour hérésie lors du concile de Constance, le théologien thèque Jan Hus, adepte des idées réformatrices de l'Anglais John Wyclif, périt sur le bûcher. Excommunié pour la seconde fois (1412), il fut sommé de se présenter devant ses censeurs (décembre 1414). Malgré le sauf-conduit délivré par l'empereur Sigismond, lequel n'a pas vocation à protéger les hérétiques, et que ce dernier renia par la suite, Hus ne put échapper au procès. Voir aussi : Concile de constance - Jan hus - John wyclif - Excommunication - Hérésie - Histoire des Affaires religieuses
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1416
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30 mai
Condamnation de Jérôme de Prague au bûcher
Condamné pour hérésie durant le concile de Constance, l'universitaire et théologien tchèque Jérôme de Prague est brûlé vif. Formé aux thèses réformatrices de l'Anglais John Wyclif, ami et disciple de Jan Hus, précédemment tenu au bûcher (1415), qu'il accompagna de son soutien lors du martyre : « On a pu le brûler, mais on ne brûle pas la vérité. » Arrêté lors de sa fuite vers sa Bohême natale, il ne put échapper à l'emprisonnement et au procès (23-26 mai 1416). Ayant d'abord abjuré avant de se rétracter, il fut déclaré relapse. Voir aussi : Concile de constance - Jan hus - John wyclif - Hérésie - Réforme de l'église - Histoire des Affaires religieuses
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1417
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18 avril
L'empereur Sigismond Ier récompense Frédéric Ier de Brandebourg de sa fidélité
Frédéric Ier de Brandebourg (ou Frédéric VI de Hohenzollern, 1371-1440) devient très officiellement margrave et prince-électeur de Brandebourg, du fait de l'empereur Sigismond Ier, lequel l'avait élevé à ce titre lors du concile de Constance (avril 1415). Après avoir soutenu Robert du Palatinat en 1400 lors du scrutin précédent, il prit pourtant part à son élection à la tête du Saint-Empire romain germanique (20 septembre 1410), en tant que représentant du Brandebourg. Un désaccord quant à une répression des Hussites ternira leurs relations. Voir aussi : Sigismond de Luxembourg - Guerres hussites - Concile de constance - Hohenzollern - Frédéric ier de brandebourg - Histoire de la Politique
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