Durant la conquête d'Algérie, un escadron de 500 hommes commandé par le duc d'Aumale s'empare de la smala de l'émir Abd el-Kader. Il s'agit d'une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d'enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passera au Maroc pour continuer la "guerre sainte" contre les Français. Il se résignera à la reddition en 1847. La guerre durera encore 10 ans, avant que l'Algérie ne soit occupée dans sa totalité par l'armée française. Voir aussi :Reddition - Abd el-Kader - Smala - Histoire de la Colonisation
Une manifestation se produit à Sétif aux cris de "Istiqlal" ("indépendance") et "libérez Messali" (Messali Hadj, leader du Parti Populaire Algérien, vient d'être arrêté et déporté au Gabon). Un scout brandissant le drapeau algérien est abattu par la police française. Les manifestations s'étendent alors à des villes voisines du Constantinois, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne. La répression menée par l'armée française se soldera par près de 10 000 morts. Les émeutes de Sétif consacrent la rupture entre le peuple algérien et les colons français et annoncent la guerre d'indépendance. Voir aussi :Soulèvement - Histoire de la Décolonisation
Lors d'un discours télévisé, le président français s'engage à demander aux Algériens de "déterminer eux-mêmes ce qu'ils entendent être en définitive". Il envisage trois options pour l'Algérie : la sécession totale, la francisation et l'association. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est une profonde déception. Une opposition de droite à la politique algérienne va bientôt se faire entendre et Georges Bidault, ancien président du Conseil, fonde le Rassemblement pour l'Algérie Française. L'Algérie accèdera à l'indépendance le 5 juillet 1962 après sept ans et demi de guerre. Voir aussi :De Gaulle - Autodétermination - Histoire de la Décolonisation
Abdelaziz Bouteflika, avec 74% des voix, devient le 7ème président de l'Algérie indépendante. Après 7 ans d'une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts, l'ancien ministre des Affaires étrangères du président autoritaire Houari Boumediène (1965-1979), veut apparaître comme l'homme du changement. Sa loi sur la "concorde civile" ne ramènera pourtant pas la paix dans le pays. Voir aussi :Président - Election - Histoire des Elections
Alors que les incidents en banlieue parisienne s’étendent et font les couvertures de la presse mondiale, le Président de la République et le gouvernement décident d’appliquer l’état d’urgence. A partir d’un décret conçu lors de la guerre d’Algérie, les préfectures pourront instaurer des couvre-feux dans des zones précises et interdire les rassemblements. Les émeutes diminueront progressivement d’intensité avant que le retour au calme soit annoncé après le 12 novembre. A cette date on comptera alors environ 10 000 voitures et 300 bâtiments brûlés, 217 policiers blessés, et 4 700 interpellations. Les dégâts seront estimés à 200 millions d'Euros tandis que le décret sera prolongé pour trois mois. Voir aussi :Histoire de Paris - Chirac - Emeutes - Crise des banlieues - Histoire du Social
Une dizaine de jours après avoir été hospitalisé, Maurice Papon s’éteint dans une clinique de Seine-et-Marne à l’âge de 96 ans. Dans les années 1990, Maurice Papon avait été jugé coupable d’avoir participé à la déportation des juifs au cours de l’occupation. Il était alors préfet de Gironde. Cependant, pour des raisons de santé, il avait été libéré en 2002 après trois ans de détention. Resté haut fonctionnaire après la libération puis devenu ministre des finances sous le gouvernement Barre, Papon a incarné la division de l’opinion française entre, d’une part, ceux qui souhaitent que le pays assume son passé collaborationniste et, d’autre part, ceux qui préfèrent oublier les démons du passé, comme l’avait en partie souhaité De Gaulle en 1945. Au-delà de l’occupation, Maurice Papon cristallisait également les conflits mémoriels sur les violences d’Etats commis autour de la guerre d’Algérie. Il fut en effet pointé du doigt pour son rôle lors du massacre du 17 octobre 1961 contre les Algériens du FLN et dans la conclusion tragique de la manifestation dite « du métroCharonne » en 1962. Voir aussi :Son - Histoire de la Déportation - Histoire de l'Occupation - Papon - Histoire des Décès
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Si les femmes ont souvent été oubliées par l’Histoire, certaines sont parvenues à laisser leurs empreintes au cœur de sociétés dominées par les hommes. Quelle femme avez-vous retenue dans l’histoire de la politique, de la science ou de la société ?