Henri VIII, désireux d'avoir un héritier mâle, épousa en grande hâte Anne Boleyn. L'année suivante, le 7 septembre, Anne met au monde un enfant. À la grande déception de Henri, c'est une fille, Elizabeth. Trois ans plus tard, sa mère est victime des intrigues de Cromwell : accusée sans preuves d'adultère et d'inceste, elle est exécutée et sa fille Elizabeth déclarée illégitime. Dix ans plus tard, l'Acte de succession la placera au troisième rang, derrière son demi-frère Édouard (fils de Henri VIII et de sa troisième femme) et sa demi-sœur MarieTudor. Vive et intelligente, élevée dans la religion protestante, Elizabeth bénéficie néanmoins d'une excellente éducation. En 1558, après la mort d'Edouard VI puis de Marie Ière dite "la sanglante", Elizabeth est rétablie dans ses droits et proclamée reine d'Angleterre. Son règne dure 44 ans, jusqu'en 1602. Voir aussi :Naissance - Henri VIII - Elizabeth 1ere - Histoire de la Renaissance
A 53 ans, le roi de France meurt dans son château de Rambouillet. Malade depuis des mois, il avait déjà reçu l'extrême-onction. Les funérailles du "Grand roi François" dureront deux mois. Le 24 mai son cercueil sera descendu dans la crypte de l'abbaye royale de Saint-Denis. Symbole de la Renaissance française, François Ier cède la place à son fils, Henri II, âgé de 28 ans. Voir aussi :Décès - François Ier - Histoire des Valois
Blessé à l'œil lors d'un tournoi de chevalerie, le roi de France est soigné par le meilleur chirurgien français, Ambroise Paré. En vain : Henri II expire après une longue agonie, il a 40 ans. Son fils François II qui n'a que quinze ans lui succède. Henri II sera inhumé le 13 août à Saint-Denis. Voir aussi :Décès - Henri II - Histoire des Valois
Déclenchée en 1574, alors qu’Henri III vient de succéder à son défunt frère, la cinquième guerre de Religion est menée par le parti des Politiques, aussi appelé Malcontents. Celui-ci a réuni autour du duc d’Alençon, frère cadet du roi, la noblesse catholique modérée opposée au roi. Les protestants, tels Henri de Condé, n’ont pas tardé à se joindre au mouvement, d’autant plus que Henri de Navarre s’est enfuit de la cour. Inquiet, le roi accepte finalement de négocier. Le conflit s’achève ainsi avec l’édit de Beaulieu, qui octroie d’importants avantages au frère du roi, mais aussi aux protestants. Ceux-ci peuvent désormais jouir de la liberté de culte dans toute la France, à l’exception de la capitale. Ils obtiennent huit places de sûreté ainsi que l’égalité de représentation dans les chambres. De tels avantages ne peuvent que mécontenter les catholiques les plus fermes, qui formeront la Sainte Ligue, dirigée par Henri de Guise. Voir aussi :Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Condé - Henri III - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire des Guerres de religion
En présence de l'archevêque de Bourges, Henri de Navarre prétendant au trône de France, abjure solennellement la confession protestante et se convertit au catholicisme pour faire valoir ses droits sur la couronne. C’est aussi une façon de mettre un terme à l’opposition des Guise contre son accession au trône et qu’il ne parvient pas à vaincre. En effet, ceux-ci bénéficient de l’aide du roi d’Espagne, Philippe II. Après sa conversion, le futur roi se serait ensuite rendu sur la butte Montmartre pour contempler la capitale et se serait exclamé : "Paris vaut bien une messe." Il se fera sacrer à Chartres le 27 février 1594 sous le nom d'Henri IV puis parviendra enfin à faire son entrée à Paris en mars. Mais le roi doit encore rassembler toute la France derrière lui pour s’assurer le pouvoir. Dans cette optique, le roiira jusqu’à demander l’absolution du pape, qu’il obtiendra en septembre 1595. Voir aussi :Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Histoire des Bourbons
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