Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d'acteurs, d'ouvriers, de membres de l'Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L'épitaphe porte ces mots: "Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre." Voir aussi :Histoire du Panthéon - Voltaire - Histoire de la Philosophie
La jeune Jeanne Antoinette devient la maîtresse officielle du roiLouis XV. Quelques temps auparavant, ayant charmé le roi, elle s’était déjà installée dans une résidence à la surintendance de Versailles. Elle avait alors été séparée de son époux, Guillaume Lenormant d’Étioles. Après cette déclaration, elle sera anoblie, obtenant le titre de marquise de Pompadour. Tout au long de sa vie à la cour, elle offrira sa protection aux plus grands artistes et penseurs. C’est elle qui réconciliera Voltaire et le roi et qui défendra l’"Encyclopédie" de Diderot. Elle passera également de nombreuses commandes à Georges de La Tour, François Boucher et Jean-François Oeben. Voir aussi :Louis XV - Histoire des Femmes
Denis Diderot, alors traducteur pour une maison d’édition et Jean Le Rond d’Alembert co-dirigent "l’Encyclopédie". Deux ans plus tôt, le libraire Le Breton et ses associés avaient obtenu un privilège royal pour publier une traduction de la "Cyclopedia or an Universal Dictionnary of Arts and Sciences", d’Ephraïm Chambers. Lorsqu’on lui propose la direction d’une telle entreprise, Diderot perçoit aussitôt l’immense portée philosophique que peut représenter le projet. Il n’hésite donc pas un instant à se lancer corps et âme dans l’entreprise, faisant appel à plusieurs grandes plumes de l’époque (Rousseau, Voltaire, Montesquieu…). En 1750, Diderot publiera un "Prospectus" pour présenter l’ouvrage et les modalités de souscription. Mais déjà, cet écrit suscite le mécontentement des Jésuites et des Jansénistes. Le premier volume sortira en juillet 1751. Voir aussi :Diderot - Histoire de l'Encyclopédie - Montesquieu - Rousseau - Histoire de la Philosophie
Jean Calas est exécuté selon le supplice de la roue sur la place Saint-Georges de Toulouse. L’homme, protestant, est accusé d’avoir tué son fils parce que celui-ci voulait se convertir au catholicisme. En fait, la famille Calas avait prétendu avoir retrouvé son fils assassiné alors que celui-ci s’était pendu, cela afin d’éviter l’humiliation réservée au corps des suicidés à cette époque. Mais l’intolérance religieuse, la rumeur ainsi que l’acharnement du capitoul de Toulouse ont eu raison de la vérité. Jean Calas est supplicié alors qu’il crie son innocence. Découvrant la vérité, Voltaire a alors œuvré pour la réhabilitation de Calas. Voir aussi :Exécution - Histoire de Toulouse - Voltaire - Affaire Calas - Supplice - Histoire des Scandales politiques
Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage "Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas" tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué. Voir aussi :Histoire de Toulouse - Histoire de Versailles - Voltaire - Réhabilitation - Affaire Calas - Histoire des Scandales politiques
Jean-Jacques Rousseau achève la rédaction des "Confessions". Il avait débuté trois ans plus tôt cette autobiographie, après la parution du pamphlet « Le sentiment des citoyens ». Publié anonymement, ce texte de Voltaire attaquait violemment Rousseau, notamment à propos de l’abandon de ses enfants. Ce dernier y répond en se mettant à nu dans « une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur ». Le texte, avant de devenir une référence de la littérature française, n’aura aucun écho lors des lectures que Rousseau en fera et ne serat publié qu’à titre posthume. Voir aussi :Rousseau - Histoire des Romans
Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793. Voir aussi :Procès - Affaire - Voltaire - Histoire des Scandales politiques
Plusieurs artistes européens se réunissent à Zurich à l'initiative du metteur en scène Hugo Ball pour l'inauguration du Cabaret Voltaire. Parmi eux, Tristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck, poète allemand, Jean Arp, sculpteur alsacien et Hans Richter, peintre allemand. A l'aide d'un coupe-papier, ils ouvrent au hasard un dictionnaire et tombent sur le mot "dada". En réaction à l'absurdité et à la tragédie de la PremièreGuerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu'ils viennent de créer de ce nom. Le "Dadaïsme" entend détruire l'art et la littérature conventionnels. Le mot lui-même ne signifie rien, il désigne selon les fondateurs du mouvement le néant absolu. En 1918, le dadaïsme atteindra son apogée quand Marcel Duchamp se joindra au groupe zurichois. Il faudra attendre 1919 pour voir le "Dada" arriver en Allemagne, avec Max Ernst, et en France, avec l'installation de Tzara à Paris. Voir aussi :Dada - Histoire du Dadaïsme - Histoire de l'Art
DossierObtenir un diplôme avec l'e-learning
Suivre une formation diplômante à distance et par Internet, c'est aujourd'hui possible. Ce qu'il faut savoir avant de se lancer. Lire
Si les femmes ont souvent été oubliées par l’Histoire, certaines sont parvenues à laisser leurs empreintes au cœur de sociétés dominées par les hommes. Quelle femme avez-vous retenue dans l’histoire de la politique, de la science ou de la société ?