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14 juin
Les Français débarquent en Algérie
Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d'Alger. L'Algérie est alors sous la souveraineté du sultan d'Istanbul, mais dans les faits l'intérieur du pays est laissé à l'abandon. La conquête française de l'Algérie a été déclenchée fortuitement : en 1827, le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France qui refuse de s'engager sur le remboursement d'un prêt, et en 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d'Alger donnera sa capitulation. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Dossier histoire de l' Empire colonial français - Histoire d'Alger - Histoire de la Colonisation
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5 juillet
Prise d'Alger
Trois semaines après l'invasion française en Algérie, Alger capitule. Le Dey Hussein abdique avec la garantie de conserver sa liberté et ses richesses personnelles. Sous le commandement du général Bourmont, 37 000 soldats français entrent dans la capitale et la saccagent. La conquête de l'Algérie avait commencé le 14 juin après que le Dey d'Alger ait frappé le consul de France d'un coup d'éventail. Sous couvert d'une expédition punitive, l'opération se transforme en guerre de colonisation. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Capitulation - Histoire d'Alger - Prise - Histoire de la Colonisation
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25 juillet
Les "ordonnances scélérates" de Charles X
Désapprouvé par les élections qui se sont tenues en juillet, Charles X refuse de se soumettre et décide d’affirmer son pouvoir. Sur les conseils de Polignac, et selon l’article 14 de la Charte, il rédige quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième s’attaquent directement aux députés en proclamant la dissolution de la Chambre élue il y a moins d’un mois et en fixant la date des nouvelles élections. Quant aux deux autres, elles s’attardent sur deux phénomènes cruciaux dans les régimes du XIXème siècle : la première abolit la liberté de la presse en rétablissant la censure et l’autorisation préalable. La troisième réforme le cens électoral pour exclure la bourgeoisie du suffrage. Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X sera contraint d'abdiquer. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Histoire de la Liberté de la presse - Dissolution - Suffrage censitaire - Histoire de la Politique
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27 juillet
Début de la révolution de Juillet
Face aux ordonnances de Charles X, la réaction de la bourgeoisie et de la population s’est avérée très vive. Dès le lendemain, sous l’influence de Thiers, les journalistes rédigent des appels à l’insurrection. Le 27, les boutiques et ateliers sont fermés tandis que les rues se remplissent et que les barricades bloquent les petites rues. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Thiers - Histoire des Barricades - Trois glorieuses - Histoire de la Politique
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29 juillet
Les "Trois Glorieuses"
Après trois jours de combat – les trois glorieuses, les défenseurs du roi se retranchent à Saint-Cloud autour de Charles X. Menée essentiellement par des Républicains et soutenue par la bourgeoisie dépouillée de son droit de vote par les ordonnances scélérates, la Révolution de Juillet met fin à la Restauration. Le roi abdiquera le 3 août et sera banni. Mais dans les jours qui vont suivre, la bataille se déplace du côté des élites qui cherchent à décider du sort de la France. Les Républicains ne parviendront pas à s’imposer et c’est finalement le Duc d’Orléans qui obtiendra le pouvoir dans une solution de compromis : la Monarchie de Juillet. Pour beaucoup, cette révolution n’est qu’une demie victoire et annonce le retour d’une politique réactionnaire et de nouvelles émeutes, notamment en 1832. C’est pourquoi l’on parle parfois de « Révolution confisquée ». Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Restauration - Sacre - Charles X - Louis-Philippe - Histoire des Bourbons-Orléans
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3 août
Charles X abdique
Retranché à Saint-Cloud depuis le 29 juillet alors qu’un nouveau régime se met en place avec un gouvernement provisoire constitué de cinq membres auxquels s’ajoute La Fayette à la tête de la Garde nationale, Charles X admet sa défaite. N’ayant pas fait les concessions qu’avait faites son frère Louis XVIII, Charles X paie son attachement à un régime et des conceptions politiques anachroniques. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Trois glorieuses - La Fayette - Saint-Cloud - Histoire de la Politique
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