1830
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3 août
Charles X abdique
Retranché à Saint-Cloud depuis le 29 juillet alors qu’un nouveau régime se met en place avec un gouvernement provisoire constitué de cinq membres auxquels s’ajoute La Fayette à la tête de la Garde nationale, Charles X admet sa défaite. N’ayant pas fait les concessions qu’avait faites son frère Louis XVIII, Charles X paie son attachement à un régime et des conceptions politiques anachroniques. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Trois glorieuses - La Fayette - Saint-Cloud - Histoire de la Politique
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1830
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29 juillet
Les "Trois Glorieuses"
Après trois jours de combat – les trois glorieuses, les défenseurs du roi se retranchent à Saint-Cloud autour de Charles X. Menée essentiellement par des Républicains et soutenue par la bourgeoisie dépouillée de son droit de vote par les ordonnances scélérates, la Révolution de Juillet met fin à la Restauration. Le roi abdiquera le 3 août et sera banni. Mais dans les jours qui vont suivre, la bataille se déplace du côté des élites qui cherchent à décider du sort de la France. Les Républicains ne parviendront pas à s’imposer et c’est finalement le Duc d’Orléans qui obtiendra le pouvoir dans une solution de compromis : la Monarchie de Juillet. Pour beaucoup, cette révolution n’est qu’une demie victoire et annonce le retour d’une politique réactionnaire et de nouvelles émeutes, notamment en 1832. C’est pourquoi l’on parle parfois de « Révolution confisquée ». Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Restauration - Sacre - Charles X - Louis-Philippe - Histoire des Bourbons-Orléans
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1830
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27 juillet
Début de la révolution de Juillet
Face aux ordonnances de Charles X, la réaction de la bourgeoisie et de la population s’est avérée très vive. Dès le lendemain, sous l’influence de Thiers, les journalistes rédigent des appels à l’insurrection. Le 27, les boutiques et ateliers sont fermés tandis que les rues se remplissent et que les barricades bloquent les petites rues. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Thiers - Histoire des Barricades - Trois glorieuses - Histoire de la Politique
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1830
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25 juillet
Les "ordonnances scélérates" de Charles X
Désapprouvé par les élections qui se sont tenues en juillet, Charles X refuse de se soumettre et décide d’affirmer son pouvoir. Sur les conseils de Polignac, et selon l’article 14 de la Charte, il rédige quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième s’attaquent directement aux députés en proclamant la dissolution de la Chambre élue il y a moins d’un mois et en fixant la date des nouvelles élections. Quant aux deux autres, elles s’attardent sur deux phénomènes cruciaux dans les régimes du XIXème siècle : la première abolit la liberté de la presse en rétablissant la censure et l’autorisation préalable. La troisième réforme le cens électoral pour exclure la bourgeoisie du suffrage. Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X sera contraint d'abdiquer. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Histoire de la Liberté de la presse - Dissolution - Suffrage censitaire - Histoire de la Politique
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1830
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5 juillet
Prise d'Alger
Trois semaines après l'invasion française en Algérie, Alger capitule. Le Dey Hussein abdique avec la garantie de conserver sa liberté et ses richesses personnelles. Sous le commandement du général Bourmont, 37 000 soldats français entrent dans la capitale et la saccagent. La conquête de l'Algérie avait commencé le 14 juin après que le Dey d'Alger ait frappé le consul de France d'un coup d'éventail. Sous couvert d'une expédition punitive, l'opération se transforme en guerre de colonisation. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Capitulation - Histoire d'Alger - Prise - Histoire de la Colonisation
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1830
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14 juin
Les Français débarquent en Algérie
Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 kilomètres d'Alger. L'Algérie est alors sous la souveraineté du sultan d'Istanbul, mais dans les faits l'intérieur du pays est laissé à l'abandon. La conquête française de l'Algérie a été déclenchée fortuitement : en 1827, le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France qui refuse de s'engager sur le remboursement d'un prêt, et en 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger. Trois semaines après ce débarquement, le dey d'Alger donnera sa capitulation. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Dossier histoire de l' Empire colonial français - Histoire d'Alger - Histoire de la Colonisation
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1830
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16 mai
Dissolution de la Chambre des députés
En réponse à l’adresse des 221, Charles X décide de dissoudre l’Assemblée élue deux ans et demi plus tôt, celle-ci siégeant théoriquement pendant sept ans. Mais Charles X est isolé et, face au mécontentement général, une telle décision risque de ne pas jouer en sa faveur. En juillet suivant, lorsque la chambre est élue, le verdict est sans appel et sonne comme un désaveu des électeurs envers le gouvernement et donc indirectement envers le roi : les opposants ont en effet gagné de nombreux sièges et sont largement majoritaires. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Dissolution - Histoire des Elections
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1830
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18 mars
Adresse des 221
221 députés expriment leur défiance envers le gouvernement réactionnaire de Polignac en votant une adresse. Celle-ci rappelle à l’exécutif les droits de la Chambre et rend compte de l’absence de confiance des députés envers le gouvernement. Destinée à faire tomber Polignac, cette adresse vise indirectement le roi, unique responsable de l’existence d’un tel gouvernement contre l’avis de la Chambre et dont le discours du 2 mars n’a pas été à même d’effrayer les députés. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Polignac - Histoire des Elections
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1830
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2 mars
Discours de Charles X devant la Chambre des députés
Charles X, face à une adresse qui doit être voté par les députés pour signifier au roi que le gouvernement n’a pas la confiance de la Chambre, répond par un discours menaçant devant les députés. Mais cette tentative d'intimidation est loin d'apaiser les tensions entre d’un côté le roi et son gouvernement et de l’autre la Chambre et la majorité du peuple. Au contraire elle les avive. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Discours - Histoire de la Politique
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1829
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8 août
Martignac remplacé par Polignac
Après avoir tenté de gouverner un an et demi en proposant des compromis qui ne satisfaisaient personne, Martignac est relevé de ces fonctions par le roi. Mais Charles X, faute d’être un habile politicien, décide de résoudre la crise en passant outre les aspirations de la Chambre et du peuple. Il forme un gouvernement réactionnaire où sont rassemblés anciens chouans et symboles de la "Terreur blanche". A la tête de ce gouvernement, il place le prince de Polignac, émigré ultra. Face à cette situation l’opposition s’organise avec à sa tête La Fayette tandis que Thiers soutient le parti des Orléanistes. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Ultraroyalistes - Louis-Philippe - Thiers - Histoire des Chouans - Histoire de la Politique
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1828
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4 janvier
Martignac remplace Villèle
Face à la nouvelle situation politique qui ne lui est plus aussi favorable, Charles X approuve la démission de Villèle et appelle un modéré au gouvernement : le vicomte de Martignac. Faute de la comprendre lui-même, comme s’était efforcé de le faire Louis XVIII, le roi laisse son nouveau ministre tenter la réconciliation entre la royauté et la nation. Mais la rupture est consommée entre Libéraux et Ultras et les positions sont plus radicales. Durant un an et demi, Martignac sera pris en tenaille entre des Royalistes qui le jugent trop libéral et des Libéraux qui l’estiment trop royaliste. Quant au soutien de Charles X, il sera inexistant. Parmis ses mesures, Martignac parviendra à établir un retour aux dispositions de 1819 concernant la liberté de la presse. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Démission - Ultraroyalistes - Histoire de la Liberté de la presse - Histoire de la Politique
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1827
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24 novembre
Retour des libéraux à la chambre des députés
Après la dissolution de la Chambre par Charles X, les élections législatives de 1827 ont fait l’objet d’une campagne acharnée qui a vue gauche et droite s’allier contre les Ultras. Les Libéraux, réagissant à la loi de 1824 dite "du double vote", ont réussi à faire s’inscrire près de 15 000 votants supplémentaires. La "Chambre retrouvée" tombe pour faire place à un équilibre entre Libéraux et partisans du gouvernement. Les royalistes extrémistes ne conservent que 75 sièges. Privé de majorité, Villèle démissionnera au mois de janvier suivant. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Loi - Charles X - Ultraroyalistes - Libéraux - Histoire des Elections
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1827
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24 juin
Rejet de la loi "Justice et amour"
La loi "Justice et amour", destinée à définitivement museler la presse française est mise en échec par la Chambre des députés. Les royalistes modérés s’avèrent de plus en plus hostiles à un gouvernement qui refuse d’être en phase avec la société post-révolutionnaire et qui rêve encore au retour d’un régime digne de Louis XIV. Menée par Chateaubriand, qui ne partage pourtant pas tout à fait les aspirations des Libéraux, cette fronde achève de déstabiliser le pouvoir. Pour rétablir l’ordre, Charles X décidera de dissoudre la Chambre, mais cela ne sauvera pas Villèle qui ne lui survivra pas longtemps. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Libéraux - Chateaubriand - Histoire de la Presse
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1827
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29 avril
Villéle conspué par la Garde Nationale
Affaibli politiquement et cristallisant les mécontentements des citoyens, Villèle est conspué par la Garde nationale lors d’une revue. Corps militaire citoyen né lors de la Révolution et dédié à la défense de Paris, la Garde nationale joue un rôle important lors des différentes batailles, émeutes et révolutions au dix-neuvième siècle. Mais elle reste assez indépendante. Ce désaveu du ministre précipitera la chute des deux protagonistes. Mais si la garde est dissoute, personne ne songe à lui retirer les armes, ce qui ne sera pas sans conséquences pour le régime dans les années à venir. Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Restauration - Garde Nationale - Villèle - Histoire de la Politique
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1825
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30 novembre
Obsèques du général Foy
Général de l’Empire ayant participé aux Cent Jours puis député libéral, le général Foy a bénéficié d’une grande popularité. Lors de ces obsèques près de 100 000 personnes défilent dans les rues de Paris. En plein état de grâce de Charles X et des Ultras, cet hommage populaire rendu à un opposant dissone et semble être un premier avertissement, d’autant plus que le rassemblement se transforme rapidement en manifestation assez violente et explicitement hostile au pouvoir. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Manifestation - Histoire des Cent jours - Histoire des Décès
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1825
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29 mai
Charles X couronné à Reims
Sous la Restauration (1814-1830), le roi Charles X, frère de Louis XVI et de Louis XVIII se fait sacrer à Reims. Il s'emploie ainsi à rétablir une partie des coutumes de l'Ancien Régime. Son ignorance de la réalité politique l'amènera à prendre une série de mesures particulièrement impopulaires. Suite à la révolution des "Trois Glorieuses" (27, 28 et 29 juillet 1830), il abdiquera et s'exilera en Ecosse. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Sacre - Charles X - Histoire de Reims - Histoire des Bourbons
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1825
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20 avril
Loi du sacrilège
Après avoir donné le contrôle de l’Université à l’Eglise, les Ultras poursuivent leur volonté de "re-chritianiser" la France. Ainsi, et malgré les protestations de grands noms tels Chateaubriand, la loi du Sacrilège érige au statut de crime le vol dans une Eglise ou la profanation des hosties. Puni par des travaux forcés, un tel acte devient l’équivalent d’un parricide. Mais cette loi, abrogée en 1830, ne sera en fait jamais appliquée. Le gouvernement perd progressivement son influence et les tentatives Ultras pour aller plus loin en rétablissant le droit d’aînesse ou pour réprimander plus durement la presse se soldent par des échecs. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Ultraroyalistes - Chateaubriand - Eglise - Histoire de la Politique
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1825
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23 mars
Loi du milliard des émigrés
La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Ainsi, une somme légèrement inférieure à un milliard de Francs doit être partagées entre cinquante milles nobles en l’espace de cinq ans. Toutefois, cette loi permet aussi de régler définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l'Etat est de fait entérinée. Mais l’attribution d’une telle somme à une minorité reste révoltante aux yeux de la majorité de la population. Charles X et les Ultras, forts d’une période de grâce qui a suivi le sacre du roi, ne sont toutefois pas décidés à faire plus de compromis. Leur notoriété va alors aller décroissante. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Privilèges - Histoire de la Politique
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1824
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16 septembre
Mort de Louis XVIII
A quatre heures du matin, le Roi de France s'éteint rongé, par une gangrène infectieuse aux jambes. Son frère, le Comte d'Artois, lui succède et devient Charles X. Voir aussi : Décès - Dossier histoire de la Restauration - Louis XVIII - Histoire des Bourbons
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1824
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6 mars
Election de la "Chambre retrouvée"
Les élections au suffrage censitaire donnent à nouveau une large majorité aux Ultras. Les Libéraux sont réduits au nombre de 19 sur 430 députés. Cette nouvelle domination écrasante des royalistes est surnommée « la chambre retrouvée » en référence à la chambre de 1815 connue sous le nom de « Chambre introuvable » selon une expression de Louis XVIII. Ce dernier a d’ailleurs délaissé en partie son pouvoir pour des raisons de santé. Cette situation a permis au comte d’Artois, son frère cadet et futur Charles X, de s’affirmer sur le terrain politique. Voir aussi : Dossier histoire de la Restauration - Charles X - Ultraroyalistes - Louis XVIII - Libéraux - Histoire des Elections
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