1847
|
9 juillet
Lancement de la campagne des banquets
Contournant l’interdiction de réunion et d’association, les républicains décident d’organiser une campagne d’environ soixante-dix banquets. Face à l’immobilisme du conservateur Guizot, les républicains souhaitent organiser des discussions portant sur la réforme du régime et notamment du droit de vote. C’est ainsi que se tient le premier banquet sous la houlette de Odilon Barrot, le 9 juillet à Paris. La campagne touchera environ 17 000 personnes pour se clore fin décembre. Mais le roi et Guizot refuseront de tenir compte des revendications républicaines et libérales. Campant sur leur position, ils provoquent la révolution de février 1848. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de la Monarchie de juillet - Guizot - Histoire de l'Opposition
|
|
|
|
1848
|
14 février
Le banquet parisien interdit par le préfet
Le banquet prévu le 19 février à Paris en signe de protestation contre l’immobilisme du roi et de son gouvernement est interdit par le préfet de Paris. Les organisateurs décident de repousser le banquet au 22 février et appellent les Parisiens à venir en masse pour manifester. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de l'Opposition
|
|
|
|
1848
|
21 février
Guizot réaffirme l’interdiction pesant sur le banquet
Guizot réaffirme qu’il s’oppose à l’organisation du banquet qui a été repoussé au 22 février. Mais, pour beaucoup de républicains, il est trop tard pour faire marche arrière et Odilon Barrot pense que les Parisiens viendront en masse manifester leur mécontentement. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Guizot - Histoire de l'Opposition
|
|
|
|
1848
|
22 février
Les parisiens se soulèvent contre Louis-Philippe
Emmenée par Odilon Barrot, Louis Blanc ou encore Lamartine, l'opposition à Louis-Philippe et à sa politique bourgeoise organise une gigantesque manifestation de la Madeleine au Palais-Bourbon. Les incidents éclatent en fin d'après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n'obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe sera contraint d'abdiquer le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l'insurrection se poursuit jusqu'à l'entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine. Voir aussi : Histoire de Paris - Soulèvement - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Louis-Philippe - Printemps des Peuples - Histoire des Bourbons-Orléans
|
|
|
|
1848
|
23 février
Guizot poussé vers la sortie
Face à la situation insurrectionnelle, Louis-Philippe cède à la rue et décide de renvoyer Guizot. Mais les affrontements de la nuit rendront cette solution insuffisante. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de l'Opposition
|
|
|
|
1848
|
24 février
Naissance de la IIème République
Au terme de trois journées insurrectionnelles (22, 23 et 24 février), le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le Comte de Paris, et s'enfuit en Angleterre. La chambre des députés rejette le nouveau souverain et constitue un gouvernement provisoire formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie. La première mesure prise par le gouvernement provisoire est de proclamer la République. La France va vivre plusieurs semaines dans une douce euphorie communément appelée « l‘Illusion Lyrique ». Mais la IIème République connaîtra rapidement son lot de troubles et s'achèvera dès décembre 1851 avec le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte puis la restauration de l’Empire un an plus tard. Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Arago - Printemps des Peuples - Lamartine - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
27 février
Ouverture des Ateliers nationaux
Trois jours après l'instauration de la IIème République, le nouveau gouvernement, sous la pression de Louis Blanc, décide d'ouvrir des Ateliers nationaux destinés à résorber le chômage en employant des ouvriers sans travail. Près de 100 000 personnes s'inscrivent au bureau d'embauche. Un programme de grands travaux est lancé à Paris avec la construction des gares Montparnasse et Saint-Lazare. Les Ateliers nationaux, insuffisants et mal organisés, deviendront un vivier de militants révolutionnaires. Ils seront dissous le 21 juin 1848, entraînant une insurrection sanglante. Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire des Ateliers nationaux - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
2 mars
Le suffrage universel est proclamé
La France devient le premier pays à déclarer le suffrage universel masculin. Celui-ci s’appliquera dès les élections du 25 avril. Dès 1850, sous la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte, la loi électorale sera modifiée de manière à limiter le vote des ouvriers tandis que la liberté de la presse sera fortement restreinte. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
2 mars
Limitation du temps de travail en France
Sur une proposition de la Commission du Luxembourg présidée par Louis Blanc, le tout jeune gouvernement de la Deuxième République fixe la durée de la journée de travail à 10 heures à Paris et 11 heures en province. Cependant cette mesure n'aura pas l'occasion d'être appliquée puisqu'elle sera abrogée six mois plus tard. Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Temps de travail - Histoire du Travail
|
|
|
|
1848
|
4 mars
Instauration de la liberté de la presse et de la liberté de réunion
Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
8 mars
La Garde nationale est ouverte à tous les citoyens
La milice bourgeoise créée sous la Révolution pour contrôler les débordements populaires devient ouverte à tous. Désarmée par Napoléon et ayant repris du service sous la Restauration et la Monarchie de juillet, cette milice fut un élément déterminant pour la réussite ou l’échec des insurrections. Ainsi, en 1830 (dissoute mais non désarmée) comme en février 1848, elle a fortement contribué à faire tomber les régimes en place. Cette ouverture à l’ensemble des Français est symbolique et, tout comme le suffrage universel, donne le sentiment d’être représentative (du moins de droit) de l’ensemble de la population. Toutefois, elle deviendra trois mois plus tard une arme de répression féroce contre les Ateliers nationaux, phénomène qui se reproduira en 1871 avec la Commune de Paris. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Garde Nationale - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
23 avril
Premières élections au suffrage universel
La France est le 1er Etat à adopter le suffrage universel masculin. Suite à la Révolution de février 1848 et l'abdication du roi Louis Philippe, le suffrage universel est proclamé le 2 mars 1848. Tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante. Celle-ci votera la Constitution de la IIème République le 4 novembre 1848. Louis-Napoléon Bonaparte fera un coup d’Etat le 2 décembre 1851 avant de rétablir l’Empire. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Histoire de la Deuxième République
|
|
|
|
1848
|
27 avril
L'abolition de l'esclavage
Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'Etat à la Marine, publie les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. En 1794, les députés de la Convention abolissent une 1ère fois l'esclavage pour calmer la révolte dans les colonies des Antilles. Mais cette mesure n'est jamais entrée en vigueur et en 1802 Bonaparte l'annule. En 1833, la Grande-Bretagne abolit l'esclavage dans ses colonies. Voir aussi : Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Abolition - Histoire de l'Esclavage - Histoire de la Traite des noirs - Histoire du Racisme
|
|
|
|
1848
|
28 avril
Apparition de l’ "école maternelle"
Le terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile". Depuis 1830, ces dernières avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient. En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre 2 et 6 ans. La pédagogue sarthoise Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures. Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées. Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Jules Ferry - Histoire des Institutions
|
|
|
|