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Vignoble bio Le Vin bio de Jean-Marc Carité, Photo © Jean-Luc Ferrante / Editions La Plage
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Promenez-vous dans un vignoble bio. Par rapport à une parcelle de vigne "conventionnelle" les différences sont flagrantes. Faune et flore contribuent au développement des ceps. La terre est meuble et riche, naturellement. Les produits de synthèse ayant été supprimés, la vie des vignes a repris son droit : bactéries, microbes, "mauvaises" herbes...
Les rendements sont moins importants, mais plus qualitatifs. Cette culture demande aussi aux vignerons plus de patience (vendanges et arrachage des herbes manuels par exemple).
La viticulture bio représente 1,4 % du vignoble français. Près de 1 500 vignerons y sont attachés, dont 10 à 15 % suivent les préceptes contraignants de la biodynamie.
Certaines techniques sont propres à la viticulture bio. Sans entrer dans le détail de la biodynamie, il existe bien entendu des différences par rapport à la culture dite "conventionnelle". Le viticulteur doit respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique. La pratique de l'enherbement est aussi encouragée. Jean-Marc Carité l'explique dans son ouvrage "Le vin bio". Cette technique permet de rééquilibrer le sol, de concurrencer la vigne et donc d'en diminuer le rendement. Ce dernier point participe aussi à la culture bio.
Du côté des anti-fongiques, la bouillie bordelaise (mélange de chaux et de cuivre) est très utilisée par les agriculteurs. Mais le cuivre devrait disparaître peu à peu de la composition de ses produits selon les volontés européennes. "Cette démarche nous paraît à la fois irresponsable et surréaliste" commente Jean-Marc Carité. Voici encore un paradoxe : les Pays-Bas s'en sont débarassés en adoptant des ceps transgéniques.