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Suite à une séparation ou à un divorce, vous avez dû vous confronter au partage de la garde des enfants. Comment cela s'est-il passé ? Où en êtes-vous ?

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Un amour libéré après 10 ans

 Un amour libéré après 10 ans  

Alexandre , Lyon le 05 octobre 2009

Quel mode de garde avez-vous choisi ?

La résidence partagée par 10 jours/20 jours alternés.

Comment cela s'est-il passé ?

Ce fut terrible. La maman a refusé de partager la garde, car elle tenait à avoir les enfants exclusivement avec elle ; elle n'a pas hésité à se faire passer pour une victime auprès des juges, à m'humilier devant les enfants pour me provoquer, et finalement me chasser du domicile familial à coup de marteau - en me surprenant en plein sommeil, sans témoin.
Elle ne m'a jamais rien reproché, elle voulait vite se débarrasser de moi pour vivre une aventure extraconjugale. Manipulatrice, elle a cumulé des attestations de nos anciens voisins à charge contre moi. Le premier jugement a prononcé une résidence quasi-partagé, en donnant gratuitement le domicile à la maman qui gardait les enfants exclusivement (en récupérant toutes les aides et les parts fiscales). Je me suis retrouvé criblé de dettes afin de me reloger et racheter tout l'équipement d'un nouveau logement pour mes 4 enfants et moi !
J'ai fait appel pour réclamer le partage des droits de garde et des avantages familiaux. Peine perdue et lourde perte financière en honoraires. Le jugement de divorce a été prononcé deux ans plus tard, aux torts partagés, mais en supprimant la résidence alternée. J'ai fait appel. La Cour a imposé d'auditionner les enfants, pour leur demander de choisir entre leur père ou leur mère !
Mais comme les enfants se sont entendus pour ne critiquer aucun des deux parents, alors la Cour a ordonné une médiation familiale pour mon ex et moi. J'ai maintenu ma demande de rétablir la résidence alternée, mais la maman refusait obstinément, et conditionnait la poursuite de la médiation par une augmentation de la pension alimentaire (alors que j'étais en surendettement). Un an plus tard, le juge constatant le blocage, a décrété qu'il ne pouvait rien faire et a confirmé le jugement de divorce. J'ai déprimé pendant deux ans, tout en ne perdant pas un jour de mes droits de visites (la moitié des week-end et des vacances). J'ai dû céder la maison familiale pour une bouchée de pain à mon ex qui menaçait de faire trainer le partage pendant des années. J'ai fini par éponger mes dettes et j'ai pu redresser la tête, seul (je n'ai pas de famille, et je n'avais pas le cœur à me remettre en couple).
Depuis deux ans, j'ai commencé un nouveau métier et j'ai forgé un réseau de vrais amis ; j'ai enfin le sentiment de vivre et de m'épanouir. Ma fierté, c'est l'amour partagé avec mes enfants. Ils sont heureux, en bonne santé ; ils rient et plaisantent dans tous les instants que nous partageons. Ils se sont soutenus les uns les autres et marquent leur attachement à mes valeurs comme l'authenticité, le respect des autres, et l'estime de soi.
Finalement, alors que ma fille aînée part faire ses études supérieures à l'étranger, grâce à sa mention TB au bac, la maman a enfin lâché du leste : nous avons pu enfin longuement discuter tous les deux des conditions de vie de notre fille en partance, et nous sommes tombés d'accord pour partager les responsabilités... Et les frais supplémentaires. Depuis, les échanges sont cordiaux, et nos trois autres enfants ont la liberté de venir me voir plus souvent, en plus des droits du jugement. Cela arrive souvent puisque je vis dans le quartier scolaire des enfants. C'est ainsi que je passe dix jours par mois avec mes enfants. Ce sont les plus merveilleux moments de l'année que je vis avec la même intensité d'amour inconditionnel et persistant.

Avez-vous des conseils à donner aux autres lecteurs ?

Pas des conseils, seulement des remarques. Je conclurai que la morale de notre histoire serait : plus on s'aime et plus on récolte la tempête de son ex.
Nous avons malheureusement surtout alimenté les honoraires des auxiliaires de justice. C'est l'amour partagé infailliblement avec mes enfants qui m'a montré le chemin à suivre. J'ai enduré les pires moments, mais je me souviens surtout des plus grandes joies avec eux, et aussi avec leur maman avant notre séparation. Nous avons dépassé les rancœurs et nous nous épanouissons dans la résidence partagée. Les enfants sont des adolescents généreux, sensibles et sereins car ils sont vraiment confiants dans l'entente durable de leurs deux parents séparés. Je me sens enfin reconnu parce que je peux agir et éduquer les enfants dans un cadre de co-parentalité sincèrement partagée. Nous prenons ensemble et en concertation les décisions pour toutes les étapes importantes de la vie de nos enfants. Nous restons parents à part entière, malgré notre séparation conjugale pénible. Pour moi, c'est tout cela la résidence partagée.

  • Richard Lierre

    Résidence quasi alternée. Comme la plupart des Papa, il a fallu surmonter la "toute puissance" de la Mére, aidée par des juges d'affaires familiales (jaf) complaisantes et ouvertement partiales. Au début, ce fut le traditionnel partage du genre: 1 week end sur 2 et la moitié des vacances. J'ai subi une seule fois, au début, la désinvolture de la mère qui a "omis" un week end.
    Ça s'est terminé en Correctionnelle pour non présentation d'enfant. A ma grande surprise le Juge m'a donné raison (un homme...).
    Puis, il y a eu sortie de territoire de l'enfant sans mon autorisation... Pour un pays lointain. Comme une interdiction de sortie avait été validée par ma Préfecture, la paf a débarqué la mère et notre enfant de l'avion juste avant la fermeture des portes...
    Depuis, tout s'est amélioré, plus de déni de la place du père, et même une jaf qui m'a octroyé une quasi Résidence alternée (nous vivons à 130 km de distance ) sous forme d'un W/E sur 2, et... Toutes les petites vacances ! Inouï ! Je peux désormais assumer pleinement mon rôle de Père, dans la sérénité, et au grand plaisir de mon enfant, avec lequel j'entretiens un contact relativement fréquent et intense. Mais les premières années furent un cauchemar, craignant d'être écarté de l'éducation de mon fils. Je ne regrette pas d'avoir été extrêmement dur dés le début face aux "incartades " de la mère qui se voyait Toute Puissante.
    L'équilibre de mon fils a été préservé. Je précise que ce jeune enfant a toujours été tenu à l'écart des polémiques, même s'il a pu percevoir des tensions, et je ne critique jamais sa maman. Il faut de l'amour filial, du sang froid et une résolution sans failles. Ainsi que quelques ressources pour les auxiliaires de Justice que j'ai -un moment- largement subventionné ! Mais, cela ne compte pas, face au bonheur de son fils qui n'est pas dans le dilemme de choix entre ses deux parents
  • Europe Réseau Parental

    La terminologie "garde" est désuète voire prohibée car elle traumatise les enfants du divorce.
    Depuis la loi Malluret en 1987 on doit parler de "résidence et hébergement" principal ou alterné avec la loi 504 de Mme Ségolène Royale en 2002
    Les suppôts de l'appareil judiciaire et les pauv'parents psycho-sur-judiciairisés continuent hélas a user du mot belliqueux "garde" contre le respect des droits de l'Enfant
    C'est aussi une des raisons qui nous poussent, nous parents en faveur des droits de l'Enfant et de la responsabilisation parentale à refuser d'aller à la guerre de tranchée procédurale et à exiger l'application de la prosposition de loi de déjudiciarisation des divorces de Mme Dati et du président Sarkozy
  • Christophe Peronne

    En garde partagée depuis 12 ans (1 semaine sur deux) je peux témoigner que cela fonctionne parfaitement bien si les parents sont raisonnables... Mais je reste scandalisé que les hommes aient à se battre autant contre les juges et contre les mamans pour obtenir ce mode de garde... Il est temps que les mentalités évoluent ! Pourquoi ne pas faire en sorte que ce soit le mode normal de garde des enfants, en outre cela supprime le problème de la pension alimentaire puisqu'il n'y en a pas tous les frais sont partagés équitablement..
 

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