"Objets de tranchée ou de poilu"
Bruno, Eure
Décrivez-nous votre collection.
Ces dessins, écrits, peintures, objets, vases obus, avions, bateau, encriers, porte-plume, coupe-papier, plumier, briquets etc. Ces objets fabriqués avec le matériel de récupération (douilles, éclats d’obus, balle, bois, aluminium) sur les champs de bataille. Ces hommes aux mains meurtries, par les blessures, par la captivité et par le temps, nous ont laissé ces souvenirs qui sont considérés comme faisant partie d'un "art populaire" qui n'a duré que l'espace, hélas trop long, d'une guerre c'est à dire quatre ans. Ces objets font partie intégrante du Patrimoine Nationale. Et nous collectionneurs sauvons ces objets que beaucoup de personnes ne connaissent pas. Plus d’informations et d’objets sur blog de skyrock broclepoilu.Quand est-ce qu'a commencé votre passion ?
Cette passion est avant tout un hommage à mes deux grand-père qui ont fait la Grande Guerre et à tous nos poilus. Cela a commencé avec un briquet dit de "poilu" acheté en brocante, en 1981. Et depuis j’ai continué d’amasser toutes sortes d’objets, il y a actuellement plus de 1500 objets dans mon bureau, cela commence à déborder, mais quand on aime….Quel budget y consacrez-vous ?
Cela est très variable de 1 euros jusqu’à 3 ou 400 euros suivant les objets.Où vous trouvez-vous ces trésors ?
Je trouve ces objets sur les vide-grenier, les brocantes, les salons et les ventes aux enchères et quelques copains. Je privilégie avant tout les contacts humains.
le 16 novembre 2009
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Patrick
Bonjour, Superbe collection en tous cas... Il est vrai que tous les objets n'ont pas étaient fabriqués sur le front et pendant la durée de la guerre, mais il est vrais aussi (et j'en possède) que des photos ou des documents écrits attestent d'un fabrication de guerre. Continuons, malgré cette incessante polémique, de préserver ce patrimoine, nous petits collectionneurs, mais ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les fleuves... ? Bonne continuation, Cordialement Patrick. Www. Souvenirsdelagrandeguerre. Com
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Sandrine Roulland
Bonjour je possède une boite d'allumettes faite par mon arrière grand père pendant la 1 ère guerre. Il y a gravé ses initiales et les année 1914 15 16 17...
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Bruno
Ah ! La polémique « travail de tranchée ou de poilu, fait par eux ou par des industriels, par des blessés ou des mercantis». C’est un éternel débat chaque fois que je fais une exposition il se trouve des personnes qui n’acceptent pas que ces objets soient fabriqués par ces « poilus ». Il faut bien le reconnaître tous ces objets n’ont pas été fabriqués dans les tranchées, mais aussi dans les camps de prisonniers, en deuxième ou troisième ligne au repos, dans les ateliers de rééducation des blessés et autres encore. Alors comment appeler cela ? Artisanat de tranchée. Dans les années 50 à Villedieu les Poêles « capitale » de la dinanderie des ouvriers travaillaient les obus qui étaient revendus comme souvenirs. Tous comme ces souvenirs vendus après guerre sur les champs de batailles et encore maintenant dans certains musées. Il existe aussi des objets faux vendus sur internet cela est vrai, mais peu courant surtout sur les pièces susceptibles de valoir de l’argent. Néanmoins la majeure partie de ces objets date de cette période. Toutefois, c’est bien un débat Franco-français car à l’étranger on appelle cela « trench art » ou « art des fossés » et l’on ne fait pas cette différence comme vous vous l’écrivez. Il faut quand même se souvenir, qu’il existe des documents, des écrits et des photos que ces soldats ont laissés. Je possède de tels documents et… vous aussi puisque vous êtes historien, écrivain, conférencier et exposant 1914-18 reconnu nationalement spécialiste de » La Grande Guerre ». Mais je ne suis un modeste collectionneur d’art populaire qui sauvegarde ces objets. Allez faire un tour sur skyrok, il y a plusieurs blog sur l’artisanat ou les objets de poilus. J’y fais bien la différence entre l’artisanat et l’industriel. Lien http: //broclepoilu. Skyrock. Com/ Bien cordialement Bruno
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J. Claude Auriol
La dernière photo montre bien qu'il ne s'agit pas d'artisanat de tranchées. La plupart de ces objets ont été faits pendant et après guerre par des amputés et invalides de guerre pour gagner quatre sous. Moi j'appelle cela de l'artisanat de poilu... J'ai même connu un jeune, dans les années 90, qui achetait des vieilles douilles d'obus et qui les sculptait. Et bien sûr les vendait comme artisanat de tranchée... Cordialement.
Jc Auriol. Historien, écrivain, conférencier et exposant 1914-18
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