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L'Internaute > Insolite > Contributions > Ces mots locaux ou expressions que les autres ne comprennent pas
Un "pochon" pour désigner un sac plastique dans l'ouest de la France, une "wassingue" pour nommer une serpillère dans le Nord... Quelles sont ces expressions locales que vous utilisez tout le temps et qui vous valent quelques railleries de la part de vos amis ?

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En patois charentais...

 En patois charentais...  

Patricia Debernardi , Marennes le 23 avril 2009

Quels sont ces mots ou expressions propres à votre région que vous utilisez et qui font sourire vos amis ou collègues ?

Ici, les haies entourant les jardins sont des "palisses" ; la serpillère c'est la "since" ; un chien, c'est un "cheun", un garçon est un "drôle" et une fille, une "drôlesse", bien sûr ; les crabes sont appelés des "chancres", etc.

De quelle région êtes-vous originaire ?

Je suis native de région parisienne et j'habite la Charente Maritime depuis 13 ans. Au début, j'ai pas mal galeré pour comprendre les gens du cru !
  • Valentin

    Le " h " entre les lettres " g "et " j " exprime l’accent charentais qui se traduit par une profonde expirationle " th" traduit la lettre " c ". Il se prononce " chieu "
    Achâler: Accabler par la chaleur chaufferagât: Dégât par des animaux dans le champ d'unvoisin et par extension. Fâcherieaneut: Aujourd'huiar'garder: Regarderarsouille: Ivrogneau tantôt: Apres midibalan: Balancement (Aller son balan: Avancer à son train)Batisaille: Baptêmebasir: Mourirbin: Bien (milieu de phrase)Bégueule: Fierbenasse: Bien matériel, sa propriétéBessoune: Jumellebeun: Bien (fin de phrase)Beunaise: Bien à l'aisebeurnocion: Horreurbiton: Beau jeune hommebireuiller: Regarder avec insistanceboun: Bonboun'ghens: Pauvres d'euxbreut. Bruitbuffer. Soufflerbuffion: Souffle courtcagouet: Nuque, coucagouille: Escargotcagouillette: Petit escargot blanccagouillaud: Bebe du Petit-Griscagouillettement: Douillettementcagouillard: Charentaiscauri: Courirchâline: Potchapeurgner: Esquinterchap'tit: Doucementchere: Tomberchétit: Méchantchrétien: Humainchouse. Choseconséquent: Importantcoum: Commecoper. Coupercot: Coupculer. Reculerdariole: Petit pain qui servait de test de cuissondans les foursdau: DuDémain Ine pas avoir de): Savoir tout faireDêt: Doigtdrôle: Enfantdrôlesse: Petite filleecrapoutir. Ecraseregail: Rosée (la)Emoyer: S'émouvoir dans le sens " s’inquiéter "Enteur. Entreenrochir: Ensevelirestoper: ArrêterFétailler: Faire la fêtefeurlasser: Faire un bruit de feuillesfut: Coquillegrâler: Grillergoder: Avoir des plis disgracieux dans les vêtementsgougher: Enfoncer en gavantgoule: Bouche, gueule. Visage. Gueurmeler. Grogner gronderhimeur: Humeurhucher: Attirer l'attention en criantin, Ine: Un, unejhaser: S'amuserjhotte: Jouejhargoter: Mijoterlambinou: Mollassonlucher. Lecherluche-piat: Index (le doigt qui lèche les plats)Lumâ: Escargot Petit-Gris en Aunis. Et parfois petit escargot blanc en Saintongelunâ: Petite lunemarci: MerciMé. Plusmenterie: Mensongemitan: Milieuminme: Mêmemoque: Gobelet à ansemoulue: Moruenaurir. Nourrirnijhasser. Travailler sans efficacitéNoumer: Designerotout: Aussipalisse: Haiepaillou: Fête pour célébrer la fin des vendangesperdriole: Petit de la perdrix (la perdrix étant symbole en Aunis)Peur. Pourpeuter: Casserpianchement: Aller piano. Pianopiataille: Plat. Platréepirail: Estomacpour: Peur (la)Queuneutre: Connaîtrequerir: Chercher (très utilise en Aunis)Reun: Rienrabaler. Traînerreprer: Se reposerR'meuil (remeuil): Pis de la vachericouene: Rengainerigôrdaine: Plaisanterie lancinanterobertâ: Roiteletsaver. Savoirsensément: Pour ainsi direseyant (Eitre): Qui sied biensole (la): Sol (le). Terre (la)Su: Sursuper: Sucertant bé. Autant (Aunis)Têt: Toitteurcher: Chercherteurjhou: Toujoursteurtous: Tousthieusine: Cuisinevart: Vertveuloer: Vouloirvirounâ: Vertigevour: OùY: "Je" et "nous" en Aunis. En Saintonge le pronom personnel "nous " se dit " jhe "Zeux: Eux.
  • Lili

    Ben mon con ! V'la-t-y pas qu'en fait le charentais a du vocabulaire en fait ! Lol. Je suis charentaise et j'ignorais que tous ces mots et expressions étaient méconnus de la France ! Pour enrichir ce petit lexique (si familier ! ) je vous en sors d'autre: -saucer: pleuvoir (beaucoup)-tabaillo/tabaille: idiot, timbré, simple d'espritl'indémodable cagouille (escargot)-brailler: crier-bique: chèvre-reun: rien-cheun: chien-être beneze: être bien (très bien même)-être gueudée: être repu (le ventre plein, ne pouvant plus rien avaler)y'en a surement d'autre mais je ne sais pas si c'est du patois ou du français tellement les deux se mélangent (je suis charentaise)note: la charente maritime et la charente pour tout poitevin qui se respecte c'est la charente inférieure et la charente supérieure ; ). Vive Cognac: D !
  • Laura

    Il y aussi éveuser (pour des fleurs qui se fanent ou quelque chose qui se casse la figure), gassouiller ( jouer dans l'eau), un goret (un cochon), ça va chât p'tit ( ça va moyen), le subiet (un sifflet, ca lui a coupé le subiet -->ça l'a stoppé de parlé), o buffe (il ya du vent, o buffe o ki, il fait beaucoup de vent ^^ ), bavasser (parler pour ne rien dire.. ), un bedas (un incapable), bernique (foutu), bouillasse (gadoue), bouiner (faire), bounes gens (pauvre gars expression de compassion), brasser (mélanger), buffet dans l'ouillette (engueuler) et pleins d'autres: ).
  • Lilie 66 Rose

    Un bien plaisirs de lire tout ça, je suis née a royan et j'ai grandi avec ce magnifique patois mais j'en avais perdu quelques mots, habitant maintenant dans le sud depuis 11 ans ou j'ai du me faire au catalan qui n'ai pour moi encore qu'un petit charabia même si je comprend quelques mots je suis fière d'être charentaise... !
  • Menoute

    Ben fi d'garce ! Avec ma boune goule de chérentaise, jh'bouèrai beun une bolée de mijhot ! Dès l'matin, ine boune godaille, o fiate la goule ! Ah ! O t’coupe le subiet que jh’te causians d’même, asteur !

    Saintaise d'origine, mais vivant à Poitiers depuis plus de 20 ans, j'adore entendre "causer l'chérentais ". Bon j'arrête de "couniller ", je retourne au boulot.
    Enjhances de chéti d’drôles !
  • Damien Laborde

    Vous me faites trop rire, je me rends compte à quel point je parle pas un français courant.
    Vous avez oublié :
    ce tantot = cet après midi
    beuler = pleurer fort
    chouiner = faire des caprices
    beugner ( sa voiture par ex. ) = cogner abimer
    une godasse ou une grolle = une chaussure
    le cougnat = le cognac
    bin oui, bin tiens, bin couillon = expression exclamative très souvent utilisé
    gad'don = regarde
    une bourrique = personne un peu sotte
    les mouillettes ou trempinettes = morceaux de pain beurré que l'on trempe dans les œufs a la coq

    il tombe des cordes et il pleut a plein temps = forte pluie
    et pour le bon vieux campaillou (campagnard) n'oublions pas le "olé" de début de phrases ex:

    olé l'heure de debaucher
    olé partie faire un tour
    olé pas bien grave

    maintenant avec ce travail de groupe efficace, les baignassoutes ne peuvent plus dire qu'ils nous comprennent pas.
    Bonne continuation a tous
  • Christelle

    Ah le patois charentais. Expatriée en Provence, j'en apprends un autre, mais certains mots ou expressions ne me quittent jamais : il mouille, les poches (j'ai appris ce mot à mon mari pour qu'il repère les clients du sud-ouest), arrête de brailler, va nettoyer ta goule, l'indétrônable since, brasse bouillon (ma fille aînée), le bourrier, je ne savais pas que c'était du patois d'ailleurs tellement je l'utilise ! Pour ce qui est de tomber, certains l'écrivent chere, mais c'est bien le verbe cheur qu'il faut conjuguer : t'as cheu, ca gode (mauvaise tournure d'un vêtement, en général dans le dos ou au niveau de la poitrine, très utilisé par ma grand-mère couturière) et puis ce ne sont pas tant les mots qui comptent que l'accent et la prononciation, le" ke ko lé kcheu", dans la bouche d'un provencal, ca ne le fera jamais, j'ai 40 ans, j'ai entendu mes grands parents pendant 20 ans parler patois, j'ai toujours compris ! Mais je ne peux pas le parler, il me manque l'essentiel ; l'accent !
  • Christelle Brangier

    De deux Sèvriennes expatriées en Lot et Garonne :
    Les "qui quo les q'cheu" qui font beaucoup rire ma petite fille
    la tapure : le couvercle
    le coutiaaa : le couteau (les orthographes sont complexes parfois ! )
    chez nou zot : chez nous quoi
    Elles font bien plaisir à entendre toutes ces expressions bien de chez nous
  • Jean-Néville Dubuis

    En Suisse romande, nous disons une ramassoire, pour évidement remasser ce qui est par terre
  • Patrick Paulais

    Vous avez donc pas formoger les vaches !
  • Philippe Marichal

    Et à Reims on va "r'trousser la place" pour que ça soit propre
  • Sylvie Meunier

    Dans le Doubs, et la Madeleine Proust le dit bien, la pelle à poussière se dit la pelle à chni, la louche est un pochon, la barrière du jardin est le barlo du quetchi, étonner se dit emmeiller, et tant d'autre termes utilisés plus dans le sens de s'amuser que le parler, car on cause très bien la France dans nos campagnes
  • Philippe

    Et dans la région stéphanoise quand on se casse la margoulette on est tout mâchuré ! (écorché)
  • Aurelie 85

    Moi je suis Vendéenne, et nous disons aussi le ramasse-bourriers, tantôt qui veut bien dire cet aprem et non à plus tard, en tout cas chez moi
  • Daniel Joyeux

    Je suis originaire du Blayais et le patois s'apparente au charentais (Aunis et Saintonge). Ainsi je retrouve de nombreux mots et expressions qui ont bercé mon enfance (Il y a 60 ans le patois était encore très présent). J'ajouterais : l'égaille = la rosée - les feutres = chaussons fins (en feutre) que l'on met avant d'enfiler les bottes. Caraçon : piquet (de vigne)
    Cicot: cep de vigne
    Estraper : éciminer la vigne 
    Oui, une ouillette est un entonnoir, une ouille étant un grand entonnoir en bois utilisé dans les chais.
    Le bourrier : la décharge (la verse dans le Morvan)...
  • Anne Marie Avy

    Je m'insurge ! Le ramasse bourrier n'est pas un terme de la région centre : moi-même de cette région, j'ai compris ce qu'était un ramasse bourrier lorsque j'ai rencontré mon mari qui lui était des Deux Sèvres. Je me suis souvent aussi interrogée sur cette fameuse "since" : ici en Loir et Cher c'est un terme que nous n'utilisons pas à propos de "craillon". Ici nous disons parfois que "ça sent le craillon" quand ça sent le brûlé
  • Françoise

    En Belgique, la pelle (à poussière) se dit "la ramassette". Beaucoup de mots particuliers pour désigner des objets ménagers ; par exemple : "torchon" = serpillière, "essuie" = torchon (de cuisine) ou serviette de toilette, "serviette" = serviette (de table)...
  • Céline B

    Moi je ne suis pas charentaise mais bel et bien aunissienne et c'est en allant habiter à Poitiers que j'ai découvert que souvent je parlais en patois... Voilà un petit florilège de mots que j'ai entendu pendant toute mon enfance : les bourres (tas de poussière après avoir balayé) que l'on ramasse à l'aide d'un ramasse-bourres bien sûr ; jaubrer les carreaux (faire des traces sur les carreaux), s'épirailler (crier, parler très fort), garouille (maïs), zirou/zirouse (quelqu'un qui fait des manière), un quereux (une ruelle, un passage), un jaud (coq)...
  • Biboule

    Un petit coucou à tous nos baignout's qui nous font vivre durant l'été et qui nos polluent beaucoup nos terres en utilisant leurs voitures pour faire 3 km ou en laissant le moteur allumé pour aller chercher une baguette sous la raison qu'il y a la clim' qui fonctionne... Et pis aussi tous ces cyclistes qui risquent leur vie sur les grandes routes alors que des pistes cyclables leur sont réservées... Tous ces gens qui nous font vivre durant ces deux mois et qui dès qu'on leur propose une poche pour mettre leurs achats d'dans ils nous font une tête bizarre ! ^^
    Bonnes vacances à tous
  • Agnes Rambeck

    Quelqu'un peut il me dire que c'est un Aigue Negue ? C'est le titre d'une chanson des Binuchards. Quelque sorte d'oiseau noir peut-être ? Bien que j'aie grandi en Charente Maritime, j'ai habité aux Etats-Unis il y a 40 ans et j'ai oublié beaucoup de ma langue maternelle
  • Adrien

    Avant qu'o mouille d'abat'o chet simplement de l'eve dans nos îles. 9a me fait penser qu'hier le voisin a mis un babouin pour les osa. Tant qu'o jhargounera patois à pleine goule o fra boun vivre chez nous
  • Sonia

    Je suis la cousine de Caroline (21 ans) et elle a oublié le pichet (un brau), le forma (fromage), arsouille (ivrogne), buffer (souffler), chere (tomber), a pour (j'ai peur), le lumas (escargot). Si y'en a d'autres qui me reviennent, je n'hésiterais pas à les ajouter.
    Future infirmière, le patois me sert en stage quand il y a des anciens qui sont hospitalisés
  • Caroline

    Originaire de Poitiers, et bien que jeune (25 ans), mes grand-parents et mes parents m'ont appris quelques mots de patois. Je connais quelques expressions, qui ne me quittent pas malgré mes voyages nationaux, et dont je continue à parler avec mes cousins-cousines. Voici d'autres mots de la région :
    barrer la porte = fermer à clé la porte
    le tantôt = l'après-midi (généralement, on dit : A c'tantôt ! )
    une ouilliette (désolé pour l'orthographe) = un entonnoir
    des joutes = des betteraves
    du porée = du poireau
    une drauhière = une jeune fille
    fi d'garce ! = bah couillon ! = et bien dis-donc, zut alors
    un pochon = un sac en plastique
    "Qui que les tche ? " = Qu'est-ce qui se passe ? , Qu'est-ce qu'il y a ?
    Tape ta goule = tais-toi
    se casser la margoullette = tomber, se casser la figure

    Voici un petit florilège de ce qu'on dit par chez moi. Désolé pour l'orthographe des mots patois, mais je ne fais que le parler en famille...
  • Martine Venant

    Les contre-vents qui sont les volets
  • Maurice Bouillault

    Originaire des Deux-Sèvres de la région Thouarsaise, je connais très bien ce patois et je vais en ajouter :
    un dail = une faux, un té = une grange, le coutela = le couteau, de la piquette = du vin, les groles = des corbeaux, des ageasses = des pies. Ce patois est il toujours parlé ? Par les anciens peut-être ?
  • Brigitte Brissard

    Et "bouliter" vous connaissez  ? C'est regarder ou écouter discrètement, bouliter vient du mot boulite (petite lucarne). C'est un mot utilisé dans le Poitou
  • Catherine Baudry

    En Charente, les haricots blancs, nous les appelons les monghettes. Les vaches : les beurqueuilles. Un chat : un greffier.
    Un pain au chocolat : une chocolatine. Un escargot : une cagouille.
    Je suis charentaise, et j'ai connu ces mots en parlant avec les anciens
  • Romain

    Allez, juste pour le plaisir, je vous en rajoute quelques autres :
    - être beunaise = être bien à l'aise
    - embaucher/débaucher = commencer/terminer le travail
    - ça mouille = il pleut
    - les cagouilles (ou lumas) = les escargots
    - un ramasse-bourre = une pelle à poussière (désolé je n'ai jamais utilisé ce mot en français... )
    - un baignassout = un touriste qui ne fréquente que la mer
    - arrête un peu ta goule = arrête donc de parler
    - on est rendu = on est arrivé
    - pater son blouson = fermer son blouson
    - prendre un migheot = boisson à base de pain trempé dans du vin sucré (qu'on peut agrémenter de fraises durant la belle saison) avec des glaçons...
  • Mireille Socolovsky

    Je suis Charentaise et voici quelques expressions : une cheunasse pour une chienne, une aubette (ou babouette) pour un arrêt de bus couvert, embaucher pour se rendre au travail le matin, débaucher pour quitter le travail le soir, (ou n'importe quelle heure), sincer pour passer la serpillière, un réta pour un rétais (habitant de l'île de Ré), rapiloté pour tassé, froissé, etc. Par moment, je ne sais plus ce qui est français ou patois charentais  !
  • Nicole

    Vous avez oublié les dalles... Qui sont des gouttières en Charente alors qu'ailleurs ce sont des chapes en ciment.
    Et puis, il y a aussi le mur qui ne s'effondre pas mais qui s'ébouille quand il tombe !
    Moi aussi j'ai un peu galéré en arrivant en Charente
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