Un "pochon" pour désigner un sac plastique dans l'ouest de la France, une "wassingue" pour nommer une serpillère dans le Nord... Quelles sont ces expressions locales que vous utilisez tout le temps et qui vous valent quelques railleries de la part de vos amis ?
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Limousin
Nicole
, Près D'Angoulême
le 24 avril 2009
Quels sont ces mots ou expressions propres à votre région que vous utilisez et qui font sourire vos amis ou collègues ?
Pochon pour un sac plastique. Chocolatine pour un pain au chocolat. C'est tout bouairé quand c'est tout mélangé, mais on peut aussi parler de bouairadi quand c'est le bazar complet. Un ou une banturle est une personne qui fait des choses en dilettante (un branleur d'une certaine façon...) Faidédi pour "a loup faidédi" traduction de "nom de dieu" c'est du patois mais même les gens qui ne parlent pas le patois disent régulièrement "faidédi". Tu embauches ou tu débauches ? = tu vas commencer ton travail ou tu le finis. La journée est finie, je débauche = je rentre chez moi (d'autres régions sont choquées car pour les gens débaucher c'est se faire licencier)... .De quelle région êtes-vous originaire ?
Limousin mais je n'y habite plus, j'ai découvert à presque 40 ans que banturle n'était pas un mot français... Tout simplement car je l'ai employé dans une région où personne n'en comprenait le sens, c'était vraiment un choc pour moi ! C'est rigolo quand on y repense...Y a-t-il aussi des expressions utilisées par vos proches, que vous ne connaissiez pas et qui vous font sourire ?
Mon père disait toujours quand il pensait qu'une chose allait forcément se produire "la queue du chat est bien venue"... ça m'a toujours faite rire et en même temps je n'ai jamais compris vraiment ce que ça voulait dire, il n'est plus en vie, je ne suis pas sûre que je l'entendrai dire par quelqu'un d'autre...
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Jacques Daubriac
Lorsqu'on ne fait rien on "coince la bulle". Est-ce français ou tout simplement du sud-ouest ?
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Josette Destal
En Charente du sud, on emploie aussi "couniller" pour dire que l'on ne fait rien et" buzoter" pour dire que l'on touche à tout et ne finit rien
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Renée Savournin
Toujours à Marseille (puisque c'est encore moi ! ) on dit un "sac" depuis l'apparition des sachets de papier beige qui ont peu à peu remplacé dans les années soixante les "cornets" de gros papier gris d'emballage épais, faits en un tour de main par les "épiciers" qui vendaient autrefois tout l'alimentaire. (fruits et légumes frais et secs, riz, pâtes, etc) au poids (et non préemballé comme aujourd'hui dans les supermarchés ! ) A cette époque on "faisait les commissions" (les courses) avec des "cabas" (gros sacs rectangulaires de toile cirée ou de chanvre : les gros fruits et légumes non fragiles, (pommes, oranges, citrons, choux, poireaux, patates, courgettes, et autres melons étaient versés directement en vrac du plateau de la balance dans le cabas seuls les produits petits et fragiles (lentilles, haricots secs, pois chiches, choux de Bruxelles, haricots verts, petit pois, raisons, pêches, cerises, groseilles, amandes) étaient "pliés" en cornets. Le charcutier faisait les mêmes cornets, mais plus petits et en papier glacé de boucher pour les olives, les cornichons, les câpres, les anchois vendus aussi au poids, alors qu'il pliait les tranches de jambon, saucisson et autres charcutaille débitée, en paquet bien plats et bien fermés au bout (comme le boucher faisait pour la viande). Le droguiste faisait ces mêmes petits cornets de papier gris pour le gros sel, les paillettes de savon, et toutes les poudres d'entretien qui se vendaient en vrac à l'époque ! Et pour en revenir au petits sacs de papier dont je parlais, on a gardé le terme pour les sachets de plastique qui les ont aussi remplacé à leur tour à partir de la décennie suivante. Et chaque région je pense a dû faire de même suivant ses habitudes de parler local
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Renée Savournin
Madame Poumeau s'il vous plaît laissez à César ce qui est à César ! Et surtout à "César- Raimu" (Toulonnais de bonne souche), qui sous la plume et la direction de Pagnol (lui même bon Aubagnais d'origine), chantre du parler Marseillais (tout autant que Mistral est celui de la langue Provençale) a immortalisé les mots qui depuis mes 65 ans d'existence sonnent quotidiennement à mon oreille de vieille Marseillaise, transmis par mon grand-père et encore utilisés par mon vieux papa de 90 ans et par moi même (diplômée à différents titre à leur sujet, de l'Université d'Aix en Provence). (C'est pas "pour la "gloriole" que je le précise, mais seulement pour qu'on comprenne pourquoi je vous dis que "je suis pas" d'accord). Surtout n'allez pas croire que je me moque de vous parce que (prétendue diplômée) je fais à chaque négation une criante faute de grammaire peu compatibles avec mes prétentions : hé non ! c'est bel et bien "comme ça" que l'on parle à Marseille. C'est la seule ville de France qui ait un parler bien à elle. "Ensuque" est un mot spécifique du vocabulaire Marseillais et si un Limousin l'emploie, c'est qu'il a fait un petit détour ou séjour par chez nous, et que le trouvant très évocateur il s'en sert (ce qui n'est pas interdit, je tiens à le préciser ! ) Voyez-vous on est "brave" chez nous (comprenez : " pas méchant") et on a le cœur sur la main. Alors ce joli mot on vous le prête volontiers et vous pouvez vous en servir autant que vous voulez. Seulement attention ! On vous le prête mais on" vous le donne pas" ! Il est à nous et "y" le restera contre vents et marées (Et chez nous "peuchère" les marées, elles sont tellement insignifiantes... Qu'on les voit pas et qu'on dit qu'il n'y en a pas ! ) Mais là je change de conversation, donc revenons à "Ensuqué" ! C'est par définition quelqu'un "qui dort debout" et "qui ne fait pas attention à ce qu'il fait". Un ensuqué c'est en fait le contraire d'un "dégourdi" auquel il vaut mieux ne pas trop se fier. Pour ne pas vous être plus longtemps aussi "contrariante" et vous sembler désagréable (ce qui n'est pas mon intention) je vous dirai quand même que mon cher Provençal (que je défends et que j'enseigne) est bel et bien issu de votre langue limousine, et que "lou Limousi" issu du latin, se parlait au Moyen-âge au sud de la Loire jusqu'à la Méditerranée, qu'il était la langue des "troubadours " du Pays d'Oc et qu'il est le fondement de la langue d'oc éclatée par la suite en différentes autres langues, (je dis bien "langues" et non "patois" car elles ont une grammaire et une sémantique) dont l'occitan en Lanquedoc Roussillon et le provençal en Provence Alpes Côte d'Azur, (éclaté lui même en 4 variantes : le "Nissard"(comté de Nice), le "Gavot" (région alpine), le Provençal maritime (moitié des Bouches du Rhône + Var-côte d'Azur) et le Mistralien (Bouches du Rhône: [-Arles Camargue-Crau-], Comtat Venaissin et Gard ) Partant de cette si lointaine filiation je veux bien vous laisser dire alors qu' "Ensuqué" est un mot limousin... Mais, parce que, comme je vous l'ai dit tout à l'heure : à Marseille on est "brave", c'est bien pour vous faire plaisir !
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Patricia Buch
Je suis alsacienne et j'ai demandé un jour en gare de Lyon un sachet nylon (sac plastique) pour y ranger le magazine que je venais d'acheter... Le buraliste m'a regardé stupéfait, c'est là que j'ai compris que c'est une expression de chez nous ! Hoplà !
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Marie Simon
Dans le bordelais, on dit poche et chocolatine (pâte à croissant avec barre de chocolat). Et effectivement, chocolatine à Paris a besoin d'une traduction. En tout cas c'est tellement plus gourmand que pain au chocolat !
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Eric Thouvenin
Bonjour, je ne suis pas d'accord avec vous sur la notion de "pain au chocolat" étant l'équivalent de la "chocolatine". En effet, il y a une différence... Que personne ne connaît sauf certains pâtissiers ayant travaillé dans différentes régions. La nuance la voici : elle est à la fois étymologique et régionale : - le pain au chocolat est avant tout un petit pain, contenant du chocolat, - la chocolatine est faite pour donner un conteneur au chocolat. La chocolatine contient donc 2 barres de chocolat, le pain au chocolat n'en contient que 1 barre. Vérifiez par vous même selon les régions...
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Martine Poumeau
Toutes ces expressions sont un pur bonheur inter-régional. Elles sont le témoignage de nos origines ce qui est pour ma part très important. Leurs douce mélodie fait partie de notre patrimoine, j'en suis fière. Adepte de l'occitan, je vous souhaite une... bona jornada
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Nicole Pernolet
A Nancy et en Lorraine on se voit proposer un "cornet" pour mettre ses achats, cela vaut aussi bien pour le sac plastique que papier...
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Eliane
Et savez-vous que le lundi matin les Limousins sont ensuqués ? (vaseux) Que, parfois ils s'entraupent (se prendre les pieds) avant de s'évinler (tomber) Je ne garantis pas l'orthographe mais j'ai quantité de mots de ce genre en tête et j'adore ça ! Un grand moment quand j'arrive à les placer quand je reviens dans mon Limousin natal
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Claudine Vieyres
Chez nous, dans le Lot, limite Limousin - Midi-Pyrénées - Auvergne, on dit : " vous avez une poche ? " pour demander un sac plastique. Il n'y a pas très longtemps que je sais que cette expression n'est que locale ! Quand ma fille a demandé en Bretagne une "chocolatine", la jeune fille lui a dit : "Non, je n'en ai pas. Je n'ai que des croissants et des pains au chocolat". A première vue, elles ne sont pas du même coin de France !
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Dominique Fleuriault
Vous ne citez pas la Bretagne au sujet du pochon. J'ai passé toute mon enfance en Bretagne, et on entendait ce mot "pochon" dans tous les commerces. C'était un sac en papier
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Cyril Estel
Si pour vous, chocolatine et pain au chocolat est la même chose, comment faites-vous la différence entre la pâtisserie fabriquée avec une pâte à croissant avec du chocolat à l'intérieur (chocolatine) et celle fabriquée avec une pâte style brioche avec une barre de chocolat à l'intérieur (pain au chocolat) ?
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Christian De Beaurepaire
Pour info, le mot "poche" est très utilisé dans les Pyrénées Orientales. En particulier dans la région de Perpignan
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Franck Thomasso
A Lyon, le pochon est une grosse louche ronde
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Fabrice Blondelle
Le pochon et surtout la chocolatine, c'est à Toulouse que l'on dit ça. D'ailleurs, quand je monte à Paris, ça m'amuse de demander à la boulangère une chocolatine ! 8 fois sur 10, on me dit : "Vous n'seriez pas d'Toulouse, par hasard ? "
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Danielle
La chocolatine est un mot typiquement toulousain ! Pour avoir vécu en Bretagne, ils ne connaissent pas ce terme. Par contre, le pochon est bien de chez eux mais inconnu à Toulouse. Et la baguelette, vous connaissez ? C'est de Midi Pyrénées et c'est la boucle que l'on fait en laçant ses chaussures. Mignon, non ? On connaît mieux le verbe "péguer" qui signifie "coller" mais vous le saviez
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Jean-Francois
En ce qui concerne le pochon, mot couramment employé à Limoges, ma ville d'origine, cela concerne surtout un petit sac en papier. Dans les années 60, les sacs en plastique étaient inexistants
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Armelle Nedelec
Pochon pour le Limousin. Poche pour la Charente. Quel plaisir d'entendre le mot chocolatine ! (je suis originaire de Charente)
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Monique Heitz
En Sologne, on dit pochton
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Elodie Debrie
Mon ex était de Poitiers et en effet je l'ai entendu dire (ainsi que des gens de là-bas) ces mêmes expressions : "débaucher" quand sa journée de travail était finie, "poche" pour sac plastique et aussi "brasser" pour touiller...
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Marc Dupont
Originaire de Bourges, j'ai moi aussi souvent entendu l'expression "pochon" pour désigner un sac en papier ou en plastique. L'expression semble donc aussi usuelle dans le Berry...
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